Les brigades du moustique-tigre

La « Brigade du moustique tigre » en action début avril 2021

La ville de Pau prend le moustique-tigre par les cornes, et crée une brigade dédiée, afin de soutenir et de conseiller les Palois et Paloises dans la lutte contre la prolifération du moustique tigre, ce nuisible qui s’est étendu largement dans notre département. Pour une lutte efficace, la mobilisation de tous est primordiale.

Le moustique tigre

Le moustique tigre pique durant la journée (il est diurne), et ne nous laisse aucun répit. Il hante nos jardins et nos balcons, se reproduisant dans le moindre petit contenant d’eau stagnante. Le moustique tigre fait partie d’une espèce particulièrement agressive envers l’homme et potentiellement vecteur de maladies, comme la dengue, le chikungunya et le zika (a noter qu’il ne peut a priori pas transmettre la covid, voir notre article moustique tigre covid). Il n’y a actuellement pas d’épidémie de ces maladies en France métropolitaine mais, pour lutter contre ce risque et afin de limiter les nuisances occasionnées par ce moustique, il est essentiel de lutter contre sa prolifération. C’est pourquoi, la mobilisation de tous est très importante.

La « Brigade du moustique tigre »

La ville de Pau a donc créé les « Brigades du moustique tigre » : de véritables équipes de soutien et de conseils, qui se déplaceront à domicile et en porte-à-porte, mais également lors de réunions de quartier, afin d’aider et d’informer les habitants de Pau sur les actions à mener collectivement pour limiter la prolifération de ce nuisible.

La brigade, active dès début avril prochain, sera composée d’un agent et de deux personnes en Service civique, entièrement dédiés au service. Une adresse mail sera créée afin de conseiller les habitants sur les bons gestes à tenir et pour toute intervention à prévoir à domicile.

La brigade prévoit d’être présente lors de certaines réunions de quartiers afin d’échanger avec les habitants sur l’importance d’une action commune et des bonnes pratiques à mettre en œuvre, simples mais régulières, pour que chacun puisse profiter de ses espaces extérieurs en toute sérénité.

Adresse complète :
Brigade du moustique tigre – Direction Prévention et Sécurité Publique
Complexe de la République, Place de la République, Pau, France

[source : pau.fr]

Des piqûres de moustique en février. “Pas si étonnant que ça”

Vous vous êtes fait piquer par un moustique en plein mois de février en France métropolitaine ? Ce n’est pas si surprenant que cela, comme l’explique Rémi Foussadier, le directeur de l’entente interdépartementale de démoustication. En effet, il n’est pas rare que certaines femelles sortent de leur hibernation avec le redoux.

Mais pourquoi y a-t-il des moustiques alors que l’on est en plein hiver ?

En Drôme et en Ardèche, on a pu les voir voleter dans des maisons ou encore des appartements ces derniers jours, et certaines personnes se sont même faites piquer. Le phénomène est rare mais s’explique du fait des conditions météo de ces derniers jours. Il fait en effet particulièrement doux en ce moment dans certaines régions. 

Il peut y avoir des moustiques qui se développent au sein des habitations et notamment des vides sanitaires lorsqu’ils se remettent en eau

Rémi Foussadier, le directeur de l’entente interdépartementale de démoustication (EID).

Il y a eu beaucoup de pluie, des conditions qui plaisent aux moustiques

Tout ça permet le développement des moustiques ” culex” les mêmes que ceux qui tournent dans nos chambres la nuit l’été

Rémi Foussadier

D’autres moustiques, qui vivent eux dans l’espace naturel, ont pu sortir de leur hibernation pour aller piquer. 

Le retour du moustique tigre ?

Le spécialiste se veut rassurant sur la question. Non, peu de chance que l’on se fasse piquer par un moustique tigre en cette période.

Son développement est lié à la photopériode [la durée d’une journée]. Or, elle n’est pas suffisante en ce moment pour permettre l’éclosion des œufs qui produiront des moustiques adultes

Rémi Foussadier
[Source : France Bleue]

Zika – épidémie en Guyane française

L’épidémie de Zika, virus transmissible par le fameux moustique tigre, continue de se propager.

La Guyane Française (en particulier le littoral) passe en phase épidémique du virus Zika, suite à l’annonce de la préfecture lundi dernier, du fait des 45 cas “biologiquement confirmés” et des 160 cas “suspectés”. Les lieux étant les plus touchés sont l’île de Cayenne, Kourou, l’Ouest, Saint-Laurent du Maroni et Mana. 

Ce virus est transmis par le moustique Aedes albopictus (moustique tigre, également responsable de la dengue et du chikungunya). Il se manifeste en particulier par de la fièvre, des maux de tête, des courbatures ainsi que des éruptions cutanées. Attention : chez les femmes enceintes, la contamination peut être bien plus dangereuse, avec un risque de microcéphalie pour les nourrissons, c’est-à-dire une boîte crânienne anormalement petite.

Déjà 21 pays touchés en Amérique

Le virus est pour le moment présent dans 21 des 55 pays du continent américain, selon l’OMS. Le moustique tigre se retrouve dans tous les pays, à l’exception du Canada et du Chili. L’OMS a affirmé :

“anticiper que le virus va continuer à s’étendre et sans doute concerner tous les territoires où le moustique est présent”.

Alpes-Maritimes : Trois nouveaux cas de dengue diagnostiqués à Saint-Laurent-du-Var

Trois nouveaux cas de dengue diagnostiqués à Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes Maritimes

MOUSTIQUE Le moustique tigre, vecteur de la maladie, est toujours là même si « son activité est ralentie »

En septembre, un foyer de contamination avait déjà touché un quartier niçois (du Parc-Impérial – Mantega – Le Piol).
Cinq cas de dengue avaient alors été enregistrés en l’espace de quelques semaines. Ce mercredi, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca annonce que le virus circule actuellement à Saint-Laurent-du-Var.
Dans cette commune limitrophe de Nice, trois cas autochtones (i.e. la maladie a été contractée sur le territoire national et pas à l’étranger par exemple) ont été détectés en l’espace d’un mois. Le moustique tigre, vecteur de la maladie, est toujours là, même si « son activité est ralentie » à cette période de l’année.

Les lieux de vie « démoustiqués »

Des opérations de démoustication sont donc réalisées « autour des lieux de résidence, professionnels et autres lieux fréquentés » par les personnes infectées, a également indiqué l’Ars, sans plus de précision sur leurs localisations.

En parallèle, les soignants de Saint-Laurent-du-Var ont été mobilisés pour le diagnostic d’éventuels autres cas. Compliqué en cette période de seconde vague de l’épidémie de Covid-19 puisque les symptômes de la dengue sont ressemblants (forte fièvre d’apparition brutale, douleurs musculaires ou articulaires, maux de tête notamment).

[Source : 20minutes]

Un cas de dengue en Dordogne

Un habitant de Champcevinel (Dordogne) a contracté le virus de la dengue. Il semble qu’il ait été contaminé lors d’un voyage en outre-mers. Une opération de démoustication devrait avoir lieu cette semaine.

Un cas de Dengue recensé à Champcevinel
Un cas de Dengue recensé à Champcevinel © Maxppp – PHOTOPQR/NICE MATIN

Un cas de dengue a bel et bien été identifié sur la commune de Champcevinel près de Périgueux. Un habitant est atteint par ce virus transmis par le moustique-tigre. Il s’agirait d’un cas importé (pas contracté sur le territoire métropolitain). La contamination n’aurait pas eu lieu en Dordogne mais plutôt lors d’un voyage en outre-mer, précise la mairie.

Opération de démoustication dans la nuit

Par principe de précaution, une opération de démoustication a e lieu. L’objectif est d’éviter qu’un autre moustique-tigre pique cet habitant et contamine ensuite d’autres administrés. La procédure devait se dérouler pendant la nuit du 8 au 9 octobre. Elle a été reportée afin de permettre aux apiculteurs de déplacer leurs ruches. La démoustication aura donc lieu dans la nuit de lundi 12 à mardi 13 octobre de 22h à 7h du matin au niveau de Réjaillac. 

Il est demandé aux habitants de fermer les fenêtres, ranger le linge qui sèche en extérieur, de rentrer les animaux et de ne pas consommer avant trois jours les fruits et légumes du jardin. Le produit utilisé est le même que celui contenu dans les anti-moustiques.

Cette opération de démoustication n’est pas première. Deux autres ont déjà été menées cet été dans le Lot-et-Garonne après la découverte d’autres cas de dengue.

[Source : France Bleue]

700 cas de dengue en une semaine à La Réunion

Le moustique tigre, insecte tant redouté qui s’est introduit en France en 2004, fait régulièrement des ravages à la Réunion ! Egalement connu sous le nom de “Aedes albopictus”, il peut transmettre le virus de la dengue par sa piqûre. On recense 700 cas en une semaine à travers 23 communes de l’ile.

Particulièrement à l’aise dans les zones au climat chaud, le moustique tigre circule activement au sein de 23 communes à l’Ile de la Réunion, selon l’Agence Régionale de la Santé.

La préfecture et l’ARS rappellent à la population l’importance des mesures de prévention essentielles pour freiner l’épidémie de dengue qui sévit au sein de cette région. Et pour cause, près de 700 cas de dengue ont été recensés en une semaine (du 25 au 31 mai).

Dengue : l’épidémie progresse

L’épidémie continue de progresser dans l’ouest, à Saint-Paul et à Saint-Leu, ainsi qu’à Saint-Denis, alerte l’ARS de l’Ile de la Réunion. L’épidémie du covid-19 et le confinement ne doivent pas faire baisser la vigilance sur la dengue, qui peut être une maladie grave”.

En effet, cette maladie n’est pas à prendre à la légère. Dans 2 à 4% des cas, il peut y avoir évolution vers une forme sévère (2 à 5 jours après le début des symptômes).

Quels symptômes doivent alerter ?

La dengue se manifeste par une fièvre brutale accompagnée d’un ou plusieurs autres symptômes, à savoir :

  • maux de tête,
  • douleurs articulaires et/ou musculaires,
  • sensation de grande fatigue,
  • éruptions cutanées.

Dans les cas les plus graves, la dengue peut prendre des formes hémorragiques,
des atteintes hépatiques (foie), des défaillances cardio-vasculaires, des formes de détresse respiratoires (essoufflement). Elle peut aussi générer des vomissements et/ou un refus de s’alimenter chez l’enfant.

En fonction de l’état du patient, l’évolution peut être fatale.

Comment se prémunir de la dengue ?

Pour vous prémunir de la dengue, il est préconisé vous protéger des piqûres de moustiques à l’aide de sprays et crèmes répulsifs, moustiquaires pour les bébés, diffuseurs, vêtements longs, et serpentins.

En outre, “les moustiques se multiplient en pondant leurs œufs dans des récipients et objets contenant de l’eau, situés autour de la maison. Pour lutter contre les moustiques, il faut supprimer ces gîtes larvaires ou les vider toutes les semaines”, ajoute l’ARS.

Moustique tigre : la France Métropolitaine n’est pas épargnée !

En métropole, ce moustique s’est développé rapidement depuis 2004 et est désormais implanté dans 58 départements, alerte le Ministère de la Santé. “Le moustique tigre est essentiellement urbain. Son caractère anthropophile [qui aime les lieux habités par l’homme, ndlr] explique qu’une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de s’en débarrasser”.

Le Ministère des Solidarités et de la Santé ont publié un suivi annuel de la progression du moustique tigre. Dans les Pyrénées-Atlantiques, deux tiers de la population y est exposée. Le moustique tigre se développe avec d’autant plus de facilité que le climat est chaud. Ce n’est donc pas un hasard si les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, la Gironde et le Lot-et-Garonne figurent parmi les départements où le parasite se développe le plus.

[source medisite]

Une commission de l’Assemblée Nationale s’intéresse au moustique tigre

Une commission d’enquête a été créée à l’automne 209. En ce mois de juin, elle débute une série d’auditions de scientifiques et de responsables de santé publique. 

L’appétit de conquête territoriale du moustique tigre intéresse les parlementaires. A l’automne 2019, l’Assemblée nationale a voté la constitution d’une commission d’enquête « sur les politiques publiques à mener contre la propagation des moustiques Aedes et des maladies vectorielles ».

Proposée par les socialistes et apparentés, elle est présidée par Ericka Bareigts, députée de La Réunion et ancienne ministre des Outre-mer. Si le confinement a ralenti le processus, la commission n’a pas perdu le cap. Elle menait cette semaine une série d’auditions de scientifiques et de responsables de santé publique.

Responsables de maladies

La raison d’être de tels travaux est sanitaire. « Les virus susceptibles d’être transmis par Aedes albopictus sont non seulement les quatre sérotypes de dengue mais aussi les virus du Zika et de la Rift Valley, ceux responsables de la fièvre jaune et du chikungunya. Loin de s’atténuer, ce phénomène est appelé à s’amplifier dans les années à venir en raison du réchauffement climatique (…) En fonction des scenarios de réchauffement, l’aire de propagation du moustique tigre pourrait s’étendre jusqu’à Oslo, capitale de la Norvège. Parce que cette réalité doit être acceptée, il nous faut se préparer à être résilient », était-il indiqué l’automne dernier pour justifier la création de la commission d’enquête.

“En fonction des scenarios de réchauffement, l’aire de propagation du moustique tigre pourrait s’étendre jusqu’à Oslo, capitale de la Norvège”

ARS

Le risque n’est pas purement théorique. En effet, en 2018, on dénombrait 189cas importés de dengue, six cas importés de chikungunya et huit cas autochtones de dengue couvrant deux foyers dans les Alpes-Maritimes et dans l’Hérault. En 2019, les chiffres au 15novembre démontraient une nette augmentation des cas importés : une multiplication par 3,2 pour la dengue et une multiplication par 8,8 pour le chikungunya. Les contrées méditerranéennes sont les plus concernées à ce jour.

[Source : sudouest.fr]

Coronavirus – Moins de risques de contracter une maladie tropicale

La pandémie de coronavirus aura au moins eu un effet bénéfique : bien qu’il y ait toujours autant de moustiques, le risque de contracter une maladie tropicale est en forte baisse dans le pourtour méditerranéen. Explication.

  • Du fait du confinement, les moustiques transmettent moins de maladies que d’habitude cette année.
  • Les chercheurs ne savent pas si la tendance va se confirmer ou s’inverser cet été, avec la reprise des voyages.

Même si les moustiques ne transmettent pas le coronavirus, ils sont vecteurs de la dengue, du chikungunya ou encore du zika.

« On observe une assez forte diminution du nombre de contaminations, pointe Grégory L’Ambert, entomologiste médical à l’EID. Sur un mois, on a 8 à 12 fois moins de cas importés, c’est-à-dire de voyageurs qui reviennent porteurs de maladie, par rapport à l’année dernière. »

« Autant de moustiques-tigres que d’habitude »

Ce phénomène s’explique par le confinement et la forte limitation des voyages à l’étranger et dans les DOM-TOM. « Actuellement, il y a dans l’Océan Indien et dans les Caraïbes une forte circulation du virus de la dengue, rappelle Grégory L’Ambert. On ne sait pas si le risque va rester faible toute l’année. »

Si des cas sont constatés en France, la procédure impose une démoustication, ce qui a pour but d’empêcher les cas dits “autochtones”, c’est-à-dire des malades qui seraient contaminés suite à nue piqure par un moustique en France (qui aurait donc préalablement piqué un malade de retour de voyage).

« Il y a malheureusement autant de moustiques-tigres que d’habitude, déplore Grégory L’Ambert. On a des températures élevées qui accélèrent leur développement, donc il faudra être très prudent dans les prochaines semaines. »

[source 20 minutes]

Moustique tigre et coronavirus

Le moustique peut-il transmettre le coronavirus ?

Non. Les moustiques peuvent transmettre quelques pathogènes, comme la dengue ou le chikungunya mais pas le coronavirus (covid-19).

Coronavirus : “Non, le moustique n’est pas une seringue volante !”

L’Entente interdépartementale de démoustication dément une rumeur qui circule sur Internet : le moustique ne peut en aucun cas être un vecteur du coronavirus !

C’est une “fake news” de plus qui vient s’ajouter aux autres sur le coronavirus : le moustique pourrait transmettre le Covid-19. C’est faux, selon l’Entente interdépartementale de démoustication, qui vient de publier un message sur Twitter pour mettre fin à cette rumeur.

Tous les entomologistes arrivent à ce résultat y compris l’OMS. Les moustiques peuvent certes transmettre quelques pathogènes, comme la dengue ou le chikungunya mais le coronavirus, non ! Le moustique n’est pas une seringue volante !

Gregory L’ Ambert, entomologiste médical à l’EID,

À partir du moment où le moustique va prendre du sang, poursuit Gregory L’ Ambert, il va faire comme tout le monde : il va digérer son repas de sang. Pour qu’un virus puisse être transmis par les moustiques, d’abord il faut qu’il résiste à la digestion de ce repas, puis qu’il soit capable d’infecter les cellules de l’estomac du moustique, puis qu’il survive à l’intérieur du moustique jusqu’à rejoindre ses glandes salivaires où il va pouvoir se multiplier. C’est lorsque le moustique piquera et injectera de la salive qu’il pourra transmettre le virus. Toutes ces étapes, c’est très compliqué, ça prend des milliers d’années d’évolution. On n’a même pas franchi la première étape d’une succession d’étapes indispensables pour avoir une transmission par les moustiques.” 

On veut se faire peur

Pour l’entomologiste de l’EID, ce genre d’information ne fait que générer de la peur supplémentaire. “Et un peu plus de détestation envers ces espèces qui sont peut-être un peu trop présentes dans nos vies, j’en conviens, mais qui n’ont aucune responsabilité dans la transmission du coronavirus.” 

[source : EID]

Le Lac Léman menacé par le moustique tigre

Le moustique tigre arrive à Genève

Son arrivée dans la région de Genève n’était qu’une question de temps. C’est confirmé depuis cette semaine: Le moustique tigre a été découverte à Lancy. Quelques jours plus tôt, on avait appris qu’une personne avait contracté la dengue dans la région lyonnaise. Le vecteur est le même insecte. S’il pique une personne atteinte de dengue ou de chikungunya, deux maladies tropicales, il peut transmettre le virus à sa prochaine victime. Mais dans le cas de Lyon, les infectés n’avaient pas voyagé.

Faut-il s’attendre à vivre la même situation en Suisse? Les experts du moment le considèrent très faible, car les virus responsables de ces infections ne circulent pas. Depuis le début de l’année, 159 cas de dengue et 29 cas de chikungunya ont été annoncés dans notre pays. Mais toutes ces personnes ont eu la maladie en voyageant à l’étranger. “Jusqu’à présent, il n’y a jamais eu de transfert automatique d’octone ici”, confirme le docteur cantonal genevois Jacques-André Romand. NDLR : plusieurs cas autochtone ont été confirmés en France, comme dans les Alpes Maritimes avec 4 cas e dengue autochtone. Il a ajouté que les deux infections peuvent entraîner des symptômes de grippe. “Comme tous les virus, ils peuvent également entraîner des complications. Malheureusement, nous ne disposons d’aucun vaccin pour les prévenir.”

Exemples de Tessin

Les autorités suisses ne surveillent pas uniquement les patients pour prévenir les épidémies. Ils s’appuient notamment sur un contrôle strict du développement du moustique tigre. Au Tessin, son suivi officiel a commencé en 2007, explique Daniel Cherix, professeur à l’Université de Lausanne et responsable de ce suivi en Suisse romande. Depuis 2013, les principales autoroutes du pays sont contrôlées au fur et à mesure que l’insecte progresse, grâce aux voitures et aux camions. Et en 2017, l’Agence fédérale de l’environnement a mis en place un programme national de surveillance pour lutter contre les moustiques exotiques.

Si sa progression semble inévitable, le défi consiste à maintenir le nombre de tests positifs à un niveau bas. Au Tessin, il a été contenu avec des contrôles, des mesures préventives et des traitements avec un insecticide naturel. “En Italie, il y a dix fois plus de moustiques tigres. Le fait qu’il n’y ait pas eu d’épidémie ici montre que cette stratégie est la bonne”, dit Daniel Cherix. En comparaison, pas moins de neuf épidémies de dengue dans le sud de la France ont été recensées en 2018.

“Il pique plusieurs fois”

L’insecte ne représente pas seulement un vecteur potentiel de maladies. “Le plus grand risque du moment est le trouble qui en découle”, a déclaré Corinne Jacquelin, biologiste et présidente du WWF Genève. Contrairement aux espèces indigènes, il pique beaucoup pendant la journée (moustique diurne), particulièrement en début et fin de journée. Et il a tendance à le faire plusieurs fois.”. NDLR : en France, les particuliers sont systématiquement exaspérés par sa présence dès lors qu’il a colonisé les lieux.

On ignore si l’installation du moustique tigre dans la région de Genève est durable.” Bien que la baisse de température à l’automne aura un effet limitant, il faudra probablement envisager cette possibilité dans un proche avenir “, avertissent les autorités. Par conséquent, ils ont intensifié le contrôle des sites susceptibles de contenir des larves. Les œufs ont été capturés à la fin de l’été dans un piège à La Gruyère (FR).

[Source : vaaju.com]