Les moustiques pourraient se souvenir de l’odeur des insecticides et les éviter

Une nouvelle étude montre que les moustiques sont capables de mémoriser les odeurs des produits anti-moustiques et ainsi de les éviter. Des capacités cognitives qui compliquent la lutte contre ces insectes qui transmettent de nombreuses maladies

Selon une étude publiée dans la revue Scientific Reports, les moustiques auraient développé une faculté qui leur permet de se souvenir de l’odeur des insecticides et de les éviter. En effet, des tests en laboratoire ont révélé que la plupart des moustiques femelles ayant survécu à des insecticides ont ensuite appris à esquiver ces produits chimiques, et ce, après une seule exposition à faible dose.

« Nous avons trouvé une réponse similaire qui démontre que les moustiques peuvent apprendre exceptionnellement rapidement »

Frédéric Triplet, entomologiste et co-auteur de l’étude, dans The Australian Business Journal. En tout, les femelles étaient capables de mémoriser les odeurs de cinq substances chimiques couramment utilisées dans les produits antimoustiques.

Deux espèces de moustiques en particulier ont montré ces aptitudes cognitives. Il s’agit d’Aedes aegypti et de Culex quinquefasciatus, des espèces répandues qui transmettent la dengue, le Zika, la fièvre jaune ou encore le chikungunya.

Une résistance comportementale

Selon les scientifiques, cette faculté à se souvenir des odeurs des insecticides et de les éviter n’est pas réellement une bonne nouvelle.

« S’ils évitent l’intérieur mais qu’ils ne sont pas tués, ils seront plus présents dehors, où il est plus difficile de se protéger. Je souhaite également vérifier si cette mémoire est transmissible à la descendance de l’insecte. Ce qui serait un handicap de plus pour le contrôle de cet indésirable

Frédéric Triplet

Ainsi, en plus d’une adaptation physique aux anti-moustiques déjà connue des scientifiques (comme le développement d’une peau plus épaisse), les moustiques développeraient également une « résistance comportementale » qui leur permettrait d’échapper aux effets des pesticides.

[Source : geo.fr]

Les lâchers de moustiques stériles pour lutter contre la maladie

Utiliser des moustiques pour combattre la dengue, c’est une des solutions pour lutter contre le virus qui sévit déjà depuis plus de quatre ans sur l’île de la Réunion. Les TIS (Technique de l’insecte stérile) consistent à lâcher des individus mâles et stériles dans les zones d’habitat des moustiques d’espèce « aedes aegypti » et « aedes albopictus ». Le Cirad et l’IRD ont mené une série de lâchers de moustiques en 2021 avec une TIS renforcée (moustiques avec biocide).

Les opérations de grande envergure comme les lâchers de moustiques stériles ont fait leurs preuves.  Plusieurs ont été effectués en 2021 notamment à Saint-Joseph, dans le quartier de Vincendo, dans la ravine de la rue Damour plus précisément. Plusieurs milliers de moustiques ont été lâchés dans cette zone, d’avril à mai 2021 pour éliminer l’aedes aegypti, une espèce invasive et isolée dans ce secteur.

Cette opération TIS (Technique de l’insecte stérile) renforcée menée par le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche) en partenariat avec l’IRD, (Institut de recherche pour le développement) entre dans le cadre du projet ERC Revolinc. Celui-ci vise à développer des méthodes alternatives pour lutter contre les insectes vecteurs de pathogènes et ravageurs de culture.

Quelle efficacité pour les lâchers de moustiques ?

Ce sont 60.000 mâles stériles aedes aegypti qui ont été lâchés dans cette zone. « Nous avons constaté une baisse de 88% de cette espèce en juillet 2021 » indique Thierry Baldet, entomologiste médical du Cirad et coordinateur du Réseau régional One Health de l’océan Indien (OHOI). « Même si le moustique tigre reste le principal vecteur de la dengue, l’aedes aegypti est une espèce à risque qu’il faut continuer à surveiller » précise le scientifique.

« Même si nous n’avons pu lâcher que 60.000 moustiques sur les 600.000 prévus, le résultat est très encourageant » explique-t-il. Le Cirad a constaté une quasi disparation de l’aedes aegypti dans le secteur concerné par les lâchers de moustiques « même si cela reste temporaire » souligne Thierry Balder.Le Cirad et l’IRD avait prévu de lâcher initialement 600.000 moustiques mâles stérilisés mais à cause des « tensions fortes au niveau de l’aérien » le reste des individus n’a pu être reçu de Vienne. Pour mener cet essai pilote, des moustiques de la même espèce et issus de La Réunion ont été envoyés à l’insectarium de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AEIA) à Vienne, faute d’insectarium local ayant les capacités d’accueil suffisantes pour le lancer un essai pilote. Les moustiques y ont ensuite été élevés puis stérilisés par irradiation. « C’est une technique utilisée couramment pour les graines et le plasma et qui n’a aucune incidence pour l’Homme » tient à préciser Thierry Baldet.

Moustique stérile avec ou sans biocide

Cette opération ciblait seulement les mâles stériles de l’espèce aedes aegypti. « Cet essai pilote a été réalisé sur cette espèce pour montrer son efficacité » explique Thierry Baldet.  En plus de relâcher cette catégorie de moustiques, le Cirad et l’IRD ont effectué cette TIS avec des individus recouverts d’un biocide, le pyriproxyfène, une susbtance qui permet de tuer toute descendance. « Le moustique aedes aegypti mâle rend la femelle stérile et lui transfère le biocide. Quand elle se rendra dans le gite larvaire, elle ramènera cette substance avec elle ce qui tuera toute sa descendance » détaille l’entomologiste.

Cette TIS renforcée se veut respectueuse de la biodiversité réunionnaise. « Ces lâchers de moustiques touchent seulement les espèces invasives et non les endémiques » tient à préciser le scientifique. « Les espèces locales ne transmettent pas le virus de la dengue, et en menant ces TIS nous les préservons » ajoute-t-il. A La Réunion, deux espèces de moustiques sur 12 sont endémiques.

Lâcher par drone ou par voiture

Les scientifiques ont lâché des moustiques par drone et depuis le sol. « Le lâcher par drone est encore en phase de développement » précise Thierry Baldet, ce qui explique que moins d’individus ont pu être relâchés. « Nous avons constaté une surmortalité de ces moustiques » indique-t-il. Néanmoins, le drone permet de les libérer sur une plus grande surface. « Nous travaillons actuellement sur l’amélioration des lâchers par drone, pour qu’ils soient plus précis et qu’ils couvrent de plus larges surfaces » explique-t-il. 

A contrario, les moustiques sont plus résistants et plus nombreux quand ils sont lâchés depuis le sol. Mais l’opération coûte plus chère, couvre une zone moins importante et mobilise plus de moyens financiers et logistiques.

Le Cirad ne prévoit pas d’autres lâchers de moustiques pour l’année 2022 mais est actuellement en réflexion pour mettre en place d’autres études de plus grande envergure. « Nous souhaitons mettre en place des essais plus importants qui prennent en compte les paramètres de transmission de la dengue, les vecteurs virologiques et cliniques » explique Thierry Balder. « Nous voulons montrer que cette technique marche pour contrôler la transmission de cette maladie » ajoute-t-il.

Ces études permettront de couvrir une région plus importante « pas toute La Réunion » tient à préciser l’entomologiste, « mais à l’échelle d’une ville ». Les prochaines surfaces qui pourraient faire l’objet de lâchers de moustiques stériles sont les zones littorales, les plus touchées par la dengue. « On agira de manière raisonnée car il faut étudier aussi les coûts et l’efficacité de ce type d’intervention de manière durable » indique le scientifique.

Une opération également contre Aedes Albopictus

L’IRD a elle aussi mené des opérations de lâchers de moustiques stériles. La phase d’expérimentation a débuté en juillet 2021 dans la zone de Duparc de Sainte-Marie. Cette TIS classique se déroule sur un an, jusqu’au mois de juillet 2022. Les résultats de mi-parcours seront communiqués durant le mois de mars.
Cette opération cible cette fois-ci l’aedes albopictus, « une espèce préoccupante et responsable des épidémies de chikungunya et de la dengue » explique Louis Clément Gouagna, chercheur scientifique à l’IRD et responsable coordinateur du programme TIS à La Réunion. Les moustiques aedes albopictus sont ciblés du fait de leur « répartition inégale sur l’île contrairement à celle de l’aegypti qui se trouve principalement dans les espaces sauvages du sud de l’île » indique le chercheur scientifique de l’IRD.

Dans les deux cas de la TIS, classique et renforcée, aucune mutation n’est possible car l’œuf n’est pas viable. « Les mâles sont stérilisés par rayon X, c’est comme si on leur faisait passer une radio » souligne Louis Clément Gouagna.

« Ces lâchers de moustiques permettent de baisser significativement la population, pas de l’éradiquer » précise le responsable coordinateur du programme TIS.  » Si on réduit leur fertilité maintenant on peut diminuer leur nombre pour les années à venir »souligne-t-il.

Si ces techniques de l’insecte stérile permettent de réduire considérablement la population de moustiques aedes albopictus et aedes aegypti, Louis Clément Gouagna tient à rappeler que les gestes traditionnels doivent être appliqués.  » C’est uniquement avec l’aide la population que nous pourrons réduire ces populations de moustiques « .

Une nouvelle avancée scientifique pourrait permettre d’intensifier la lutte contre la dengue. La pépinière du Cyroi (Cyclotron Réunion Océan Indien), accueille la société Symbiotic SAS qui utilise la bactérie Wolbachia pour tenter de vaincre le virus de la dengue. L’expérience menée en Indonésie avait été plutôt concluante. Sur les 312.000 personnes, 77% montrait une réduction des cas de dengue. Symbiotic SASvise une mise en production début 2024. Une bonne nouvelle pour tenter d’éradiquer cette épidémie qui touche La Réunion depuis des années.

La Dengue

Pour rappel, le virus de la dengue est présent sur notre île depuis le début des années 2000. Mais ce n’est qu’à partir de 2018 que l’épidémie s’intensifie. 4 ans désormais que La Réunion vit sous la menace de la dengue, virus transmis par son principal vecteur le moustique tigre. L’ARS (Agence régionale de santé) recommande d’appliquer les gestes traditionnels pour se protéger et éviter la prolifération des moustiques : se protéger des piqûres avec des répulsifs, moustiquaires et éliminer et vider l’eau stagnante des gîtes à moustiques : tout ce qui peut contenir de l’eau chez soi et tout autour de son domicile.

L’épidémie est encore bien présente à La Réunion. Du 7 au 20 février 2022, 90 cas de dengue ont été signalés. Depuis le début de l’année, trois hospitalisations pour dengue dont deux pour forme sévère et 10 passages aux urgences ont été enregistrés

[Source : IPReunion]

La ville de Mont-de-Marsan vous offre 50 € pour l’achat d’un piège

Le 8 mars dernie, le Conseil municipal de Mont-de-Marsan a voté une subvention de 50 euros pour aider à l’achat d’un piège à moustique tigre. Afin de pouvoir en bénéficier, il faut que cinq voisins d’une même rue en fassent la demande.

La commune de Mont-de-Marsan incite les Montois à acheter des pièges à moustique. Chaque habitant qui fait l’acquisition d’un de ces appareils pourra bénéficier d’un remboursement de cinquante euros, à condition d’avoir convaincu quatre voisins de faire de même.

Un projet à entreprendre avec ses voisins !

Les pièges à moustiques ont une portée efficace de 30 mètres carrés. Un moustique, lui, se déplace sur 150 mètres carrés. Autrement dit, cinq pièges sont nécessaires pour quadriller la zone de déplacement du moustique.

« La condition pour que l’on puisse participer à cette aide à l’achat, c’est qu’il faut que cinq voisins en parlent entre eux, et qu’ils se mettent d’accord pour s’équiper”, explique Marie-Christine Bourdieu, adjointe chargée des espaces verts.

Un piège à moustique s’achète aux alentours de 150 €. Vous pouvez choisir votre meilleur piège à moustique ici. Pour obtenir un remboursement de 50 €, il faut faire une demande en cliquant sur ce lien. L’aide devrait bénéficier à une centaine de Montois. En fonction des résultats, le dispositif pourra être étendu par la suite. Actuellement, selon l’Agence régionale de santé, une cinquantaine de communes landaises sont touchées par le moustique tigre, soit 40 % des habitants.

[Source : France Bleue]

Les brigades du moustique-tigre

La « Brigade du moustique tigre » en action début avril 2021

La ville de Pau prend le moustique-tigre par les cornes, et crée une brigade dédiée, afin de soutenir et de conseiller les Palois et Paloises dans la lutte contre la prolifération du moustique tigre, ce nuisible qui s’est étendu largement dans notre département. Pour une lutte efficace, la mobilisation de tous est primordiale.

Le moustique tigre

Le moustique tigre pique durant la journée (il est diurne), et ne nous laisse aucun répit. Il hante nos jardins et nos balcons, se reproduisant dans le moindre petit contenant d’eau stagnante. Le moustique tigre fait partie d’une espèce particulièrement agressive envers l’homme et potentiellement vecteur de maladies, comme la dengue, le chikungunya et le zika (a noter qu’il ne peut a priori pas transmettre la covid, voir notre article moustique tigre covid). Il n’y a actuellement pas d’épidémie de ces maladies en France métropolitaine mais, pour lutter contre ce risque et afin de limiter les nuisances occasionnées par ce moustique, il est essentiel de lutter contre sa prolifération. C’est pourquoi, la mobilisation de tous est très importante.

La « Brigade du moustique tigre »

La ville de Pau a donc créé les « Brigades du moustique tigre » : de véritables équipes de soutien et de conseils, qui se déplaceront à domicile et en porte-à-porte, mais également lors de réunions de quartier, afin d’aider et d’informer les habitants de Pau sur les actions à mener collectivement pour limiter la prolifération de ce nuisible.

La brigade, active dès début avril prochain, sera composée d’un agent et de deux personnes en Service civique, entièrement dédiés au service. Une adresse mail sera créée afin de conseiller les habitants sur les bons gestes à tenir et pour toute intervention à prévoir à domicile.

La brigade prévoit d’être présente lors de certaines réunions de quartiers afin d’échanger avec les habitants sur l’importance d’une action commune et des bonnes pratiques à mettre en œuvre, simples mais régulières, pour que chacun puisse profiter de ses espaces extérieurs en toute sérénité.

Adresse complète :
Brigade du moustique tigre – Direction Prévention et Sécurité Publique
Complexe de la République, Place de la République, Pau, France

[source : pau.fr]

Des piqûres de moustique en février. « Pas si étonnant que ça »

Vous vous êtes fait piquer par un moustique en plein mois de février en France métropolitaine ? Ce n’est pas si surprenant que cela, comme l’explique Rémi Foussadier, le directeur de l’entente interdépartementale de démoustication. En effet, il n’est pas rare que certaines femelles sortent de leur hibernation avec le redoux.

Mais pourquoi y a-t-il des moustiques alors que l’on est en plein hiver ?

En Drôme et en Ardèche, on a pu les voir voleter dans des maisons ou encore des appartements ces derniers jours, et certaines personnes se sont même faites piquer. Le phénomène est rare mais s’explique du fait des conditions météo de ces derniers jours. Il fait en effet particulièrement doux en ce moment dans certaines régions. 

Il peut y avoir des moustiques qui se développent au sein des habitations et notamment des vides sanitaires lorsqu’ils se remettent en eau

Rémi Foussadier, le directeur de l’entente interdépartementale de démoustication (EID).

Il y a eu beaucoup de pluie, des conditions qui plaisent aux moustiques

Tout ça permet le développement des moustiques  » culex » les mêmes que ceux qui tournent dans nos chambres la nuit l’été

Rémi Foussadier

D’autres moustiques, qui vivent eux dans l’espace naturel, ont pu sortir de leur hibernation pour aller piquer. 

Le retour du moustique tigre ?

Le spécialiste se veut rassurant sur la question. Non, peu de chance que l’on se fasse piquer par un moustique tigre en cette période.

Son développement est lié à la photopériode [la durée d’une journée]. Or, elle n’est pas suffisante en ce moment pour permettre l’éclosion des œufs qui produiront des moustiques adultes

Rémi Foussadier
[Source : France Bleue]

Zika – épidémie en Guyane française

L’épidémie de Zika, virus transmissible par le fameux moustique tigre, continue de se propager.

La Guyane Française (en particulier le littoral) passe en phase épidémique du virus Zika, suite à l’annonce de la préfecture lundi dernier, du fait des 45 cas « biologiquement confirmés » et des 160 cas « suspectés ». Les lieux étant les plus touchés sont l’île de Cayenne, Kourou, l’Ouest, Saint-Laurent du Maroni et Mana. 

Ce virus est transmis par le moustique Aedes albopictus (moustique tigre, également responsable de la dengue et du chikungunya). Il se manifeste en particulier par de la fièvre, des maux de tête, des courbatures ainsi que des éruptions cutanées. Attention : chez les femmes enceintes, la contamination peut être bien plus dangereuse, avec un risque de microcéphalie pour les nourrissons, c’est-à-dire une boîte crânienne anormalement petite.

Déjà 21 pays touchés en Amérique

Le virus est pour le moment présent dans 21 des 55 pays du continent américain, selon l’OMS. Le moustique tigre se retrouve dans tous les pays, à l’exception du Canada et du Chili. L’OMS a affirmé :

« anticiper que le virus va continuer à s’étendre et sans doute concerner tous les territoires où le moustique est présent ».

Alpes-Maritimes : Trois nouveaux cas de dengue diagnostiqués à Saint-Laurent-du-Var

Trois nouveaux cas de dengue diagnostiqués à Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes Maritimes

MOUSTIQUE Le moustique tigre, vecteur de la maladie, est toujours là même si « son activité est ralentie »

En septembre, un foyer de contamination avait déjà touché un quartier niçois (du Parc-Impérial – Mantega – Le Piol).
Cinq cas de dengue avaient alors été enregistrés en l’espace de quelques semaines. Ce mercredi, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca annonce que le virus circule actuellement à Saint-Laurent-du-Var.
Dans cette commune limitrophe de Nice, trois cas autochtones (i.e. la maladie a été contractée sur le territoire national et pas à l’étranger par exemple) ont été détectés en l’espace d’un mois. Le moustique tigre, vecteur de la maladie, est toujours là, même si « son activité est ralentie » à cette période de l’année.

Les lieux de vie « démoustiqués »

Des opérations de démoustication sont donc réalisées « autour des lieux de résidence, professionnels et autres lieux fréquentés » par les personnes infectées, a également indiqué l’Ars, sans plus de précision sur leurs localisations.

En parallèle, les soignants de Saint-Laurent-du-Var ont été mobilisés pour le diagnostic d’éventuels autres cas. Compliqué en cette période de seconde vague de l’épidémie de Covid-19 puisque les symptômes de la dengue sont ressemblants (forte fièvre d’apparition brutale, douleurs musculaires ou articulaires, maux de tête notamment).

[Source : 20minutes]

Un cas de dengue en Dordogne

Un habitant de Champcevinel (Dordogne) a contracté le virus de la dengue. Il semble qu’il ait été contaminé lors d’un voyage en outre-mers. Une opération de démoustication devrait avoir lieu cette semaine.

Un cas de Dengue recensé à Champcevinel
Un cas de Dengue recensé à Champcevinel © Maxppp – PHOTOPQR/NICE MATIN

Un cas de dengue a bel et bien été identifié sur la commune de Champcevinel près de Périgueux. Un habitant est atteint par ce virus transmis par le moustique-tigre. Il s’agirait d’un cas importé (pas contracté sur le territoire métropolitain). La contamination n’aurait pas eu lieu en Dordogne mais plutôt lors d’un voyage en outre-mer, précise la mairie.

Opération de démoustication dans la nuit

Par principe de précaution, une opération de démoustication a e lieu. L’objectif est d’éviter qu’un autre moustique-tigre pique cet habitant et contamine ensuite d’autres administrés. La procédure devait se dérouler pendant la nuit du 8 au 9 octobre. Elle a été reportée afin de permettre aux apiculteurs de déplacer leurs ruches. La démoustication aura donc lieu dans la nuit de lundi 12 à mardi 13 octobre de 22h à 7h du matin au niveau de Réjaillac. 

Il est demandé aux habitants de fermer les fenêtres, ranger le linge qui sèche en extérieur, de rentrer les animaux et de ne pas consommer avant trois jours les fruits et légumes du jardin. Le produit utilisé est le même que celui contenu dans les anti-moustiques.

Cette opération de démoustication n’est pas première. Deux autres ont déjà été menées cet été dans le Lot-et-Garonne après la découverte d’autres cas de dengue.

[Source : France Bleue]

700 cas de dengue en une semaine à La Réunion

Le moustique tigre, insecte tant redouté qui s’est introduit en France en 2004, fait régulièrement des ravages à la Réunion ! Egalement connu sous le nom de « Aedes albopictus », il peut transmettre le virus de la dengue par sa piqûre. On recense 700 cas en une semaine à travers 23 communes de l’ile.

Particulièrement à l’aise dans les zones au climat chaud, le moustique tigre circule activement au sein de 23 communes à l’Ile de la Réunion, selon l’Agence Régionale de la Santé.

La préfecture et l’ARS rappellent à la population l’importance des mesures de prévention essentielles pour freiner l’épidémie de dengue qui sévit au sein de cette région. Et pour cause, près de 700 cas de dengue ont été recensés en une semaine (du 25 au 31 mai).

Dengue : l’épidémie progresse

« L’épidémie continue de progresser dans l’ouest, à Saint-Paul et à Saint-Leu, ainsi qu’à Saint-Denis, alerte l’ARS de l’Ile de la Réunion. L’épidémie du covid-19 et le confinement ne doivent pas faire baisser la vigilance sur la dengue, qui peut être une maladie grave ».

En effet, cette maladie n’est pas à prendre à la légère. Dans 2 à 4% des cas, il peut y avoir évolution vers une forme sévère (2 à 5 jours après le début des symptômes).

Quels symptômes doivent alerter ?

La dengue se manifeste par une fièvre brutale accompagnée d’un ou plusieurs autres symptômes, à savoir :

  • maux de tête,
  • douleurs articulaires et/ou musculaires,
  • sensation de grande fatigue,
  • éruptions cutanées.

Dans les cas les plus graves, la dengue peut prendre des formes hémorragiques,
des atteintes hépatiques (foie), des défaillances cardio-vasculaires, des formes de détresse respiratoires (essoufflement). Elle peut aussi générer des vomissements et/ou un refus de s’alimenter chez l’enfant.

En fonction de l’état du patient, l’évolution peut être fatale.

Comment se prémunir de la dengue ?

Pour vous prémunir de la dengue, il est préconisé vous protéger des piqûres de moustiques à l’aide de sprays et crèmes répulsifs, moustiquaires pour les bébés, diffuseurs, vêtements longs, et serpentins.

En outre, « les moustiques se multiplient en pondant leurs œufs dans des récipients et objets contenant de l’eau, situés autour de la maison. Pour lutter contre les moustiques, il faut supprimer ces gîtes larvaires ou les vider toutes les semaines », ajoute l’ARS.

Moustique tigre : la France Métropolitaine n’est pas épargnée !

En métropole, ce moustique s’est développé rapidement depuis 2004 et est désormais implanté dans 58 départements, alerte le Ministère de la Santé. « Le moustique tigre est essentiellement urbain. Son caractère anthropophile [qui aime les lieux habités par l’homme, ndlr] explique qu’une fois installé dans une commune ou un département, il est pratiquement impossible de s’en débarrasser ».

Le Ministère des Solidarités et de la Santé ont publié un suivi annuel de la progression du moustique tigre. Dans les Pyrénées-Atlantiques, deux tiers de la population y est exposée. Le moustique tigre se développe avec d’autant plus de facilité que le climat est chaud. Ce n’est donc pas un hasard si les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, la Gironde et le Lot-et-Garonne figurent parmi les départements où le parasite se développe le plus.

[source medisite]

Une commission de l’Assemblée Nationale s’intéresse au moustique tigre

Une commission d’enquête a été créée à l’automne 209. En ce mois de juin, elle débute une série d’auditions de scientifiques et de responsables de santé publique. 

L’appétit de conquête territoriale du moustique tigre intéresse les parlementaires. A l’automne 2019, l’Assemblée nationale a voté la constitution d’une commission d’enquête « sur les politiques publiques à mener contre la propagation des moustiques Aedes et des maladies vectorielles ».

Proposée par les socialistes et apparentés, elle est présidée par Ericka Bareigts, députée de La Réunion et ancienne ministre des Outre-mer. Si le confinement a ralenti le processus, la commission n’a pas perdu le cap. Elle menait cette semaine une série d’auditions de scientifiques et de responsables de santé publique.

Responsables de maladies

La raison d’être de tels travaux est sanitaire. « Les virus susceptibles d’être transmis par Aedes albopictus sont non seulement les quatre sérotypes de dengue mais aussi les virus du Zika et de la Rift Valley, ceux responsables de la fièvre jaune et du chikungunya. Loin de s’atténuer, ce phénomène est appelé à s’amplifier dans les années à venir en raison du réchauffement climatique (…) En fonction des scenarios de réchauffement, l’aire de propagation du moustique tigre pourrait s’étendre jusqu’à Oslo, capitale de la Norvège. Parce que cette réalité doit être acceptée, il nous faut se préparer à être résilient », était-il indiqué l’automne dernier pour justifier la création de la commission d’enquête.

« En fonction des scenarios de réchauffement, l’aire de propagation du moustique tigre pourrait s’étendre jusqu’à Oslo, capitale de la Norvège »

ARS

Le risque n’est pas purement théorique. En effet, en 2018, on dénombrait 189cas importés de dengue, six cas importés de chikungunya et huit cas autochtones de dengue couvrant deux foyers dans les Alpes-Maritimes et dans l’Hérault. En 2019, les chiffres au 15novembre démontraient une nette augmentation des cas importés : une multiplication par 3,2 pour la dengue et une multiplication par 8,8 pour le chikungunya. Les contrées méditerranéennes sont les plus concernées à ce jour.

[Source : sudouest.fr]