Les (nouveaux) envahisseurs !

Ce sont les nouveaux envahisseurs. Loin de la série TV du siècle dernier, où des extra-terrestres tentaient d’envahir la terre, ce sont à présent des envahisseurs venus de moins loin qui tentent de trouver leur place dans un autre écosystème.

Qu’ils viennent d’Asie, d’Amérique du Sud, ou de plus près, qui sont ces nouveaux envahisseurs qu’on ne voit pas venir ?

Après le moustique tigre, le frelon asiatique, la pyrale du buis, c’est au tour de la recluse brune de se faire la place belle dans nos jardins métropolitains, aux côtés du papillon du palmier et des otiorhynques ! Voici un décodeur pour mieux comprendre !

  • Le moustique tigre, vous le connaissez bien depuis plus de 5 ans que ce site existe, et nous savons maintenant comment s’en protéger
  • le frelon asiatique est probablement arrivé en France en 2004. Plus petit, plus noir et surtout plus agressif que son cousin européen, il colonise département après département.
  • La pyrale du buys est originaire d’Asie. C’est un papillon nocturne qui s’attaque exclusivement au buys, et qu’on observe de plus en France depuis 2008
  • Le papillon du palmier a été introduit accidentellement dans le sud de l’Europe dans les années 90. Depuis, il s’attaque aux palmiers du sud de la France allant jusqu’à les tuer si aucun traitement n’est effectué à temps.
  • Les otiorhynques sont de petits scarabées noirs, qui s’attaquent aux racines des plantes, ainsi qu’aux feuilles en laissant des traces ressemblant à de petits coups de poinçons
  • La recluse brune est une araignée originaire des Etats Unis. Sa morsure est particulièrement douloureuse et peut provoquer la nécrose des tissus piqués

Et vous, avez-vous des nouveaux envahisseurs dans votre jardin ? Témoignez dans les commentaires ci-dessous !

Avez-vous beaucoup de moustiques tigres en ce mois de juin ?

Dans le sud de la France, les dernières semaines ont été plutôt sèches et les nuits plutôt fraîches, vous l’avez sans doute remarqué.

Cette météo un peu étonnante pour un mois de mai a pour conséquence que le moustique tigre ne s’est pour l’instant pas trop réveillé dans l’arrière pays, pour notre plus grand plaisir !!

Attention toutefois, la météo indique une montée spectaculaire dans les prochains jours, et de la pluie ce week-end. Si ça se confirme, ce sera alors le début officiel de la saison du moustique tigre !

Et vous, en avez-vous beaucoup, en ce mois de juin 2015 ? Ajoutez un commentaire ci-dessous avec le nom de votre commune pour répondre !

Témoignage : canal de la Vésubie à Nice

Plusieurs riverains du Canal de la Vésubie à Nice se plaignent d’une invasion de moustiques tigres depuis quelques années. Le défaut d’entretien du canal en serait-il la cause ?

Le canal de la Vésubie plus entretenu?

Une habitante du quartier nous envoie son témoignage désespéré. « Je suis habitante de ce quartier depuis 1973. Tant que ce canal acheminait l’eau de la Vésubie jusqu’aux réservoirs d’eau potable de Rimiez, nous n ‘avions aucun problème de moustiques » signale cette riveraine.
Un autre riverain signale être « envahi de moustiques tigres » alors que « nous sommes que le 18 mai ! ».

Depuis les travaux de la Compagnie des Eaux ayant conduit à la mise en oeuvre d’une conduite forcée souterraine à la fin des années 90 le canal désaffecté de la Vésubie est devenu la propriété de la ville de Nice. Selon les témoignages, il serait « laissé à l’abandon: les parois cimentées se remplissent de flaques d’eau à chaque pluie et les larves de moustiques y pullulent. Le problème s’aggrave d’années en années et il devient impossible de profiter de son jardin l’été, sinon largement badigeonné de produits insecticides ». Dommage, d’autant que ces riverains font de leur côté tout ce qu’il faut : « Nous luttons pourtant à notre niveau en faisant chez nous la chasse aux eux stagnantes. Rien n’y fait. »

Dans le même ton, d’autres voisins témoignent : « Nous habitons à Nice, quartier Saint Pancrace, juste au-dessus de l’ancien canal de la Vésubie qui est rempli d’eau stagnante et croupie, donc rempli de larves de moustiques. Des voisins nous ont annoncés l’avoir déjà signalé à la mairie. le canal n’est pas entretenu et c’est dommageable pour tous les riverains. »

Répondez ou témoignez

Ces riverains ont envoyé leur lettre de détresse au site moustique-tigre.info, nous relayons donc cette missive et en appelons aux pouvoir publics pour entreprendre les actions nécessaires sur ce canal, afin que le moustique tigre n’y trouve pas le gîte une fois de plus cet été 2015. Vous pouvez nous répondre directement en commentant cet article, ou en envoyant un mail à contact@moustique-tigre.info.










Dengue et chikungunya en France métropolitaine

Après l’outremer, la métropole est touchée à son tour par la dengue et le chikungunya, deux maladies transmises par le moustique-tigre. L’Institut de veille sanitaire fait le point sur les cas déclarés en 2014. Et incite à la vigilance.

Bilan 2014 de la dengue et du chikungunya

Entre le 1er mai 2014 et le 30 novembre 2014 (qui est la période officielle d’activité du moustique-tigre), 454 cas de chikungunya et 167 cas de dengue ont été déclarés en métropole. La majorité concernait des personnes ayant préalablement voyagé dans des zones touchées par des épidémies (Guadeloupe, Guyane, Polynésie, Réunion, Martinique, …). D’autres personnes, en revanche, ont été contaminées par l’un de ces virus alors qu’elles étaient restées sur le sol français. On parle alors de cas « autochtones ». 15 personnes ont ainsi été contaminées en 2014 de façon autochtone (4 cas de dengue et 11 cas de chikungunya, tous dans le sud de la France, où le moustique tigre est largement implanté et actif).

Comment se propage le virus?

A Montpellier, en octobre 2014, le foyer de chikungunya s’est développé à partir d’un malade infecté au Cameroun. Le virus s’est ensuite propagé via les moustiques tigres dans les jardins environnants.

En ce qui concerne la dengue, deux personnes ont été touchées dans le Var (une étudiante et un enfant) et deux autres à Aubagne dans les Bouches du Rhône (un homme et une femme, tous deux voisins), en août et en septembre 2014.

Tous ces malades sont aujourd’hui guéris, mais certains ont gardé des séquelles, notamment des douleurs articulaires.

Systématiquement, des mesures ont été prises pour limiter le risque d’épidémie : une enquête en porte-à-porte dans un rayon de 200 mètres autour du domicile du patient pour identifier d’autres cas, l’épandage de produits anti-moustiques, l’élimination des réservoirs d’eaux pouvant accueillir des larves (seaux, vases, citernes…).

Ce plan anti-dissémination semble efficace puisque le nombre de cas est resté limité. Mais, dans l’éditorial du dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié par l’Institut de veille sanitaire, l’épidémiologiste Jean-Claude Desenclos s’interroge. Comment, à l’avenir, faire reculer le moustique-tigre ? Comment empêcher que d’autres virus, comme le Zika, débarquent en métropole ? Comment sensibiliser la population à ce risque émergent ?

Informations à lire sur le moustique tigre

[source : santemagazine.fr]

Le retour du moustique tigre

Retour progressif du moustique tigre

Le retour du moustique tigre va être progressif dans les semaines qui viennent. Les premières éclosions d’œufs ont eu lieu autour de la mi-mars, mais ce n’est que vers la fin du moi d’avril voire début mai qu’il commencera à être actif. C’est à ce moment-là que ses piqûres vont devenir votre lot quotidien. C’est donc bientôt le moment d’agir et de le priver de son lieu de reproduction : l’eau. N’oubliez donc pas de vider, de curer, de ranger, et de couvrir ou de supprimer ces gîtes larvaires.

Les premières éclosions à la mi-mars

Tout comme les dernières années, le « printemps du moustique tigre a commencé un peu avant la date officielle du démarrage de la saison printanière (le 20 mars théoriquement). Cette année, la température moyenne était supérieure à 10°C pendant les deux premières semaines de mars la pluie a apporté l’eau nécessaire aux éclosions le week-end de la mi-mars. Les indicateurs météo se sont donc mis au « vert », ce qui a réveillé le moustique tigre, qui a doucement commencé à sortir la tête de son œuf sur l’ensemble du bassin méditerranéen.

Les bons gestes à mettre en place fin avril


Nul besoin de se précipiter pour le moment. C’est en effet un peu plus tard (fin avril), lorsque toutes les larves seront écloses, que les comportements préventifs devront être mis en œuvre. Nous ne manquerons pas de vous le rappeler 😉

temperature_moustique_tigre_2015

[source : eid-med]

Fin de l’épidémie de chikungunya en Martinique

Diminution du nombre de cas cette semaine

200 nouveaux cas de chikungunya ont été recensés entre le 15 et le 21 décembre 2014, d’après l’Agence Régionale de Santé (ARS). Ce chiffre est très inférieur aux mois précédents (2000 à 3000 cas par semaine), ce qui semble entrevoir la fin de l’épidémie, à laquelle les spécialistes veulent croire.

40% de la population touchée en un an

En un an, l’épidémie de chikungunya a touché plus de 140 000 habitants sur l’île, soit environ 40% de la population, et a causé la mort de 83 personnes. Ce chiffre tient compte à la fois des personnes qui ont vu un médecin et ceux qui n’en n’ont pas pris la peine. « Dans ma famille, ma mère mes soeurs et moi-même avons été touchées », déclare une femme, qui semble encore marquée par la maladie.

D’autres en subissent les douloureuses conséquences. « J’ai les suites, je souffre du genou, c’est pourquoi j’ai ma canne », dit un homme qui lui aussi semble encore souffrir. Pour ces phases post chikungunya, une prise en charge spécifique existe.

[source : martinique 1ère]

Dengue à Mayotte

Plus de 500 cas de dengue cette année à Mayotte

Selon l’ARS, 519 cas de dengue on été confirmés à Mayotte cette année.

Le virus s’est propagé de façon épidémique cette année, ce qui n’avait pas été le cas depuis bien longtemps. Jusqu’au mois d’avril, la situation a inquiété les autorités. La raison : c’est le « sérotype » de la dengue qui a sévi.

Il existe en effet plusieurs souches différentes de ce virus. Il est possible que lorsque la majorité de la population de Mayotte devient immunisée contre un type de dengue, ce soit une nouvelle souche qui prend place, avec un risque d’apparition de cas graves.
Heureusement, la crainte ne s’est pas concrétisée et très peu de malades ont été hospitalisés pour des formes aggravées du virus et aucun décès n’a été à déplorer.

La peur a été toutefois une occasion de changer les mentalités. C’est le constat révélé à la suite de la mise à contribution des habitants des communes, par l’ARS et la préfecture, pour nettoyer les rues de leurs villages et les débarrasser le plus possible des détritus qui pourrait stocker de l’eau stagnante.

En effet, le moustique tigre, vecteur de la dengue (et du chikungunya NDLR) étant relativement casanier (il reste généralement dans un rayon d’une cinquantaine de mètres autour de son gîte larvaire); nettoyer l’environnement proche des maisons est donc un moyen sûr de réduire sa population et donc de limiter les risques de piqure et de transmission du virus.

A noter qu’en 2013, une étude de l’IRS avait semble-t-il découvert un nouveau type de moustique capable de transmettre les virus de la dengue et du chikungunya : Stegomyia pia mais qu’il n’en est pas fait écho cette année dans les différentes publications.

Des moustiques tigres à 25 km des Deux-Sèvres en Vendée

Le moustique-tigre arrive aux Deux-Sèvres

Le moustique-tigre vient d’être signalé en vendée, à Fontenay. Fin juillet 2014, l’EID (Etablissement interdépartemental pour la démoustication) a confirmé la présence d’un moustique tigre en Vendée, suite à la signalisation (via l’application i moustique) d’un habitant de Fontenay-le-Comte.
L’EID a rapidement pris les mesures qui s’imposent :  » Quand un cas est découvert la surveillance devient pointue  »
L’EID a donc installé plusieurs pièges-pondoirs dans le quartier de cet habitant, près de la rue de Grissais, à quelques pas du centre Leclerc. Norbert Barbarit (président de l’EID Atlantique) a ensuite confirmé les doutes : « Ces pièges ont apporté la preuve de la présence du moustique tigre : des œufs et des insectes adultes ont également été observés ».
Des moustique tigres ont également été repérés dans une vingtaine de jardins de la rue de Grissais.
L’EID a alors rapidement reçu une lettre de mission d’intervention. Deux traitement ont été effectués dans la foulée, le 25 juillet puis le 5 août sur 9 hectares.
Le nombre de pièges a ensuite été augmenté dans le quartier et « ils sont surveillés tous les jours par nos techniciens ».

Le reste de Fontenay n’est pas colonisé

Cette surveillance s’est également élargie sur l’ensemble de la ville : « Mais le reste n’est pas du tout infesté. Nous avons pu constater que ceux disposés en périphérie étaient négatifs, heureusement ». Il n’y a a priori pas de raison de s’inquiéter dans les Deux-Sèvres : « Le moustique tigre ne se déplace que très peu dans une journée, de quelques dizaines de mètres » rappelle Norbert Barbarit même s’il profite souvent d’autres moyens de transports : voitures, camions, containers etc, ce qui facilite sa progression.
[source : La Nouvelle République]

Un bassin plein de larves de moustiques

Nous venons de prendre ces photos d’un petit bassin en plein centre ville dans le département 06 (Alpes Maritimes), en ce mois de mai 2014. On y découvre une grande quantité d’eau stagnante, très propice à l’implantation du moustique tigre. Il ne nous est pas possible de déterminer si ces larves sont des larves de moustique commun ou de moustique tigre, mais dans tous les cas ce type de retenue d’eau devrait être évité autant que faire se peut.
La mairie a été informée du problème et devrait réagir rapidement.
A noter que l’été dernier (2013), cette zone était infestée de moustiques tigres, même en plein milieu de la journée (zone ombragée et fraiche).

Pour ce genre de bassin, plusieurs solutions sont possibles :
– y déposer du larvicide biologique (à renouveler dès qu’il pleut)
– y fixer (au fond) des bouts de cuivre. Le cuivre appauvrit le taux d’oxygène dans l’eau et empêche le développement de larves. Cette méthode est décrite un peu partout sur Internet mais nous n’avons pas eu l’occasion de l’éprouver.
– vider l’eau et placer une purge pour qu’elle se vide seule après chaque orage (et vérifier régulièrement que la purge n’est pas bouchée)
– y verser du sable à raz-bord pour qu’il n’y ait plus d’eau stagnante
– le transformer en pot de fleurs géant, rempli de terre et de plantes qui supportent l’humidité, de manière à favoriser l’implantation d’un écosystème (araignées d’eau, grenouilles etc) qui devraient ensuite se nourrir des moustiques et larves.
– faire appel à l’EID ou des professionnels de la démoustication

Larves de moustiques dans un bassin en plein centre ville
Larves de moustiques dans un bassin en plein centre ville
Larves de moustiques dans un bassin en plein centre ville
Larves de moustiques dans un bassin en plein centre ville

Antilles: un décès à Saint-Martin « indirectement lié » au chikungunya

Le premier décès "indirectement lié au chikungunya" à eu lieu aux antilles à Saint-Martin, dans le cadre de l’épidémie de chikungunya.
C’est sur cette île des Antilles que le foyer de l’épidémie avait été confirmé début décembre 2013. Si l’on précise que ce décès est "indirectement lié" au chikungunya, c’est en particulier du fait que ce patient présentait des comorbidités existantes. Il était hospitalisé pour une forme sévère de la maladie

L’ARS (Agence régionale de santé) et la préfecture ont précisé que ce décès concernait un "homme de 81 ans qui présentait d’autres pathologies". Une autre personne était hospitalisée à Saint-Martin pour une forme sévère de la maladie.

A Saint Martin, l’épidémie continue de progresser, avec près de 500 cas suspects recensés par les médecins généralistes et près de 300 confirmés ou jugés probables après analyses par le Centre national de référence (CNR) des arbovirus de Marseille.

Sur l’île de Saint-Barthelémy, l’épidémie sévit également fortement, avec 81 cas suspects recensés et 31 cas confirmés ou jugés probables.

En Guadeloupe et en Martinique, il ne s’agirait pour l’instant que de chaînes de transmissions locales du virus et non d’une épidémie avérée, mais cet état de fait pourrait évoluer en Martinique car les épidémiologistes constatent une "intensification de la circulation du virus". Sur les 340 cas suspects de chikungunya en Martinique au 16 janvier, 127 sont confirmés ou jugés probables, et les deux tiers l’ont été lors de la seule deuxième semaine. Douze communes de l’île sont actuellement impactées.

[source : le parisien]

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