Transmission de la dengue, moustiques et génétique

La dengue, potentiellement mortelle, est l’affection virale la plus fréquente dans le monde qui soit transmise par les insectes. Près de 400 millions de personnes sont infectées par an et il n’existe aucun traitement efficace pour lutter contre cette maladie.
Pour rappel, la deux cas autochtones ont été recensés en France métropolitaine en 2010.

Dans le monde, plusieurs équipes étudient les liens entre les virus de la dengue et les moustiques vecteurs. Jusqu’à présent, les études avaient été réalisées en utilisant des insectes de laboratoire. L’étude menée sous la direction de Louis Lambrechts (CNSR, Institut Pasteur) en revanchea utilisé des moustiques « sauvages » capturés en Thaïlande. Ils ont construit un premier recensement des facteurs génétiques d’Aedes aegypti (le principal moustique vecteur de la dengue), qui n’est pas le moustique tigre (aedes albopictus) qui influencent la transmission des virus de la maladie. Ils ont donc découvert certains facteurs génétiques des moustiques les rendant plus ou moins propices à transmettre la dengue.

Par ailleurs, certains de ces facteurs dépendent de la souche virale contractée par l’insecte. La transmission de la dengue dépendrait donc d’une interaction entre certains facteurs génétiques du moustique et certains facteurs génétiques du virus.

[source : Le Point]

moustiques et bambous

Le moustique apprécie particulièrement les bambous pour se cacher pendant les heures chaudes de la journée. Il y est au frais et protégé du vent. Si vous avez un bambou chez vous, vous avez donc certainement dû remarquer une présence forte des moustiques tigres à proximité.

Le bambou peut par ailleurs être un superbe gîte larvaire si vous le taillez mal ! En effet, chaque pousse mal coupée peut retenir de l’eau pendant plusieurs semaines et donc permettre aux moustiques de se reproduire dans ce faible volume d’eau. Voici donc quelques conseils:

  • si vous coupez des pousses, coupez-les à la base,
  • si vous taillez vos bambous, coupez juste au dessus d’un nœud afin d’éviter que l’eau de pluie ne puisse stagner plusieurs jours,
  • si vous n’y parvenez pas, essayer de créer une « encoche » dans le bout de bambou qui dépasse du nœud, afin de permettre à l’eau de s’écouler en dehors du bambou,
  • lorsque vous arrosez votre bambou, arrosez-le à la base et non sur les feuilles, pour éviter toute retenue d’eau,
  • ramassez régulièrement les feuilles mortes, et particulièrement après que les jeunes pousses ont perdu leur protection. Ce parterre de feuilles humides et fraîches favorise la présence de moustiques,
  • évitez autant que possible de pulvériser un insecticide dans votre bambou, car vous détruirez alors toute la petite vie qui s’y est organisée (araignées et autres insectes viennent aussi s’y installer et contribuent à la biodiversité de votre jardin).

Le bambou attire les moustique, les protège et permet la reproduction des larves de moustiques tigres

Si vous disposez d’un piège à larves, ou d’un aspirateur à moustiques (comme le piège à moustique), vous pouvez le placer assez proche de vos bambous, c’est là qu’il sera le plus efficace (entre les bambous et votre terrasse ou votre coin détente). Veillez dans ce cas à retirer régulièrement les petites feuilles qui tombent dans le logement du ventilateur.

Se débarrasser des bambous c’est parfois se débarrasser d’un gîte à moustique tigre

Le bambou est une plante envahissante et il est parfois tentant de vouloir s’en débarrasser. Détruire les bambou n’est pourtant pas une tâche aisée. Ils peuvent aussi faire de l’ombre, de la fraicheur pas que pour les moustiques. Installez des pièges à larve proche des bambous plutôt que les détruire !

Le moustique-tigre poursuit sa progression dans le Lot et Garonne sur l’A62

le moustique tigre poursuit sa progression en Lot-et-Garonne le long de l’autoroute A62, profitant de la chaleur, de l’humidité, et des axes routiers chargés.

Fin 2012, deux aires d’autoroute, celle des Landes et de la Porte d’Aquitaine, ont même dû être fermées pour être désinfectées.
Cet été 2013, le département du Lot et garonne a renforcé la surveillance du moustique tigre.
l’EID a donc mis en place plusieurs centaines de pièges un peu partout dans le département pour surveiller sa progression, et un arrêté préfectoral a été pris jusqu’à fin novembre.

Il est cependant à noter qu’aucun moustique tigre n’a pour l’instant été signalé comme porteur du virus du chikungunya ou de la dengue, ouf 🙂

[source : SudOuest.fr]

moustiques au canada : les maringouins

Le moustique tigre est bel et bien présent au canada mais seulement à l’extrémité sud du pays. On les appelle des maringouins (comme d’ailleurs en Guadeloupe, à la Martinique en Haïti et en Louisiane).

C’est au mois de juin que les moustiques sont les plus présents au Canada. Il y en aura tout l’été, mais de moins en mois avec l’arrivée de la chaleur.
Les moustiques pondent leurs oeufs dans l’eau. C’est donc sur les rives des cours d’eau que vous en retrouverez le plus.
Ils sont aussi beaucoup plus actifs au lever et au coucher du soleil que pendant le reste de la journée.

Si vous partez en vacances au canada, suivez donc ces quelques conseils :

– Évitez les vêtements foncés, luisants ou fluos. Préférez-leur des couleurs claires, blanches ou beiges.
– Évitez les savons trop odorants, les parfums ou les lotions après-rasage. Utilisez plutôt des produits non parfumés pour votre toilette et même pour l’entretien de vos vêtements.
– Anti-moustiques à base de DEET : vendus en différentes concentrations. A noter que les produits à concentration plus faibles offrent autant de protection que ceux à protection élevée, mais la protection dure simplement moins longtemps. (utiliser généralement 30 % pour les adultes pour vous protéger environ six heures et 10 % pour une protection de trois heures). Les produits à base de DEET peuvent être utilisés sur les enfants de plus de 12 mois. Chez les enfants en général, il faut utiliser le produit le moins concentré (10 % ou moins) et ne pas dépasser trois applications par jour. N’utilisez que les produits homologués au Canada et lisez attentivement l’étiquette du produit avant l’application.
– Anti-moustiques à base de citronnelle et huile de lavande : offrent une protection contre les moustiques mais pendant moins longtemps. La citronnelle homologuée au Canada protège pendant moins d’une heure tandis que l’huile de lavande protège pendant une demi-heure ou moins. Il est déconseillé d’utiliser ce type d’insectifuge sur les enfants de moins de deux ans. Certaines personnes peuvent aussi développer des réactions allergiques après avoir utilisé un produit à base de citronnelle. Comme dans le cas des insectifuges à base de DEET, il faut lire attentivement les étiquettes de ces produits avant de les utiliser.

Mais d’où vient le mot « maringouin » ?
Il vient du « tupi-guarani », une famille de langues qui étaient présentes sur les côtes du Brésil au début du XVIe siècle. C’est via des marins normands qui participaient à l’époque à des expéditions commerciales dans cette zone que le mot « mbarigui », devenu « maringouin » en français, est arrivé dans les colonies françaises, dont la Nouvelle-France, la Louisiane, les Antilles et l’île de la Réunion. Le mot maringouin est encore utilisé régulièrement en Normandie, notamment aux alentours de Honfleur et au Canada donc.

Quelles peaux attirent les moustiques ?

Comme le suggère l’adage commun, et comme vous l’avez probablement remarqué à de maintes reprises, il y a des « peaux à moustiques » et il y a les autres. Dans une soirée, certaines personnes serviront de bouclier pour les autres, car ils attireront tous les moustiques se feront piquer à la place de leurs amis !

Comme expliquer cela ? Est-ce qu’il existe des peaux qui attirent plus les moustiques que d’autres ? Ou est-ce une combinaison de multiples facteurs ?

Les moustiques sont guidés par plusieurs facteurs :

– la chaleur du corps humain attire les moustiques. Idéalement 30°-37°,
– Les odeurs du corps humain : le dioxyde de carbone, les acides gras comme l’acide butyrique, l’acide lactique ou encore d’autres substances à l’odeur d’ammoniaque, émis par la respiration de la peau (attention si vous avez tendance à transpire)

Certains facteurs peuvent par ailleurs accentuer leur attirance :
– boire de la bière attirerait certains types de moustiques
– certaines urines (en particulier si elles contiennent des œstrogènes pour les femmes au milieu de leur cycle menstruel)
– concentration importante de stéroïdes ou de cholestérol à la surface de leur peau.
– le moustique tigre serait plus attiré par des sujets du groupe sanguin O (85% de chances) que par ceux d’autres groupes sanguins (45% de chances)

En conclusion, nous ne sommes effectivement pas égaux devant les piqures de moustiques, mais il ne semble pas y avoir de « peau » à moustiques, mais plutôt une combinaison de facteurs, qui font qu’une personne attire plus les moustiques que d’autres.

[source : Pourquoi Docteur ?]

Un vaccin contre la dengue, par Sanofi

Transmise par les piqûres du moustique-tigre, la dengue est la deuxième maladie tropicale après le paludisme. Sanofi espère fournir 100 millions de doses par an de son vaccin. – AFP

Le laboratoire pharmaceutique commencera la commercialisation du premier vaccin mondial contre la dengue en 2015

Selon l’Organisation mondial de la santé (OMS), cette affection, ou grippe tropicale, touche 100 millions de personnes supplémentaires chaque année dans une centaine de pays, principalement en Asie et en Amérique latine. On peut aussi compter 500.000 cas par an de dengue hémorragique, forme la plus grave la maladie.

« Elle frappe par épidémie et vient engorger les hôpitaux, c’est un problème de santé publique qui touche la moitié de la planète  », dit Guillaume Leroy. « On constate une progression considérable du nombre de malades depuis les années 1970 à cause du transport aérien », explique par ailleurs le docteur Duane Gubler, de l’école de médecine de Singapour, spécialiste du sujet.

[Source : Reuters viaSanofi]

vigilance moustiques

Le site Vigilance-moustiques, dont les principaux actionnaires sont le laboratoire A et la marque MANOUKA (produits anti-moustiques), est une plate-forme web (non officielle) conçue comme un fil d’alerte sur la présence du moustique en France et dans le monde, dédiée aux professionnels de santé et au grand public. Elle s’inscrit dans une très forte actualité.

Un grand nombre de pharmacies participent en tant que partenaires et sentinelles. Elles sont chargées d’une part, d’informer et de sensibiliser le grand public à la problématique des moustiques en termes de prévention et de soins et d’autre part, de relayer les informations terrain vers la plateforme du site afin de l’enrichir et de l’actualiser régulièrement.

Elles sont signalées par une vitrophanie apposée sur leur devanture.

Le site vigilance moustiques a eu quelques articles défavorables du fait du manque de transparence quand à son véritable financement, de la confusion qui régnait avec les autres organismes officiels de l’état, du climat de paranoïa engendré par ses bulletins d’alerte manifestement non justifiés aux dires de certains.

Moustique et sida

Les études montrent que le sida (syndrome immuno-déficitaire acquis) ne peut pas être transmis par le moustique. En effet, cette maladie n’est pas une maladie au sens usuel du terme. Elle est caractérisée par des infections répétées et rebelles dites opportunistes qui deviennent graves chez les malades du fait de l’effondrement du système immunitaire.

Les seuls modes de transmission du sida aujourd’hui prouvés sont le sang et le sperme.
L’implication d’autres liquides organiques dans la contamination (larmes ou salive) n’a jamais été démontrée.
Le rôle des insectes, et plus particulièrement des moustiques est actuellement maintenant nié.

Cette question régulièrement posée : le moustique peut-il transmettre le sida ? La réponse est non, ainsi que l’expliquent Gilbert Sinègre, directeur technique et scientifique honoraire de l’EID Méditerranée, et le docteur Jean Cousserans, médecin parasitologue, secrétaire du Conseil scientifique de l’EID Méditerranée.

Par exemple, concernant le paludisme, plusieurs conditions doivent être réunies pour que le cycle s’accomplisse :
– l’hôte contaminé (le réservoir) doit, au moment de la piqûre, se trouver à une phase de la maladie telle qu’une charge importante de parasites soit véhiculée dans son sang, ce qui ne se produit qu’à des moments bien précis du cycle parasitaire dans l’hôte réservoir.
– le parasite (protozoaire ou virus) doit accomplir également un cycle particulier dans le corps du vecteur avec, en préambule, la faculté d’être protégé contre toute atteinte destructive par ses enzymes digestives, puis passe sa barrière stomacale pour gagner sa cavité générale, s’y multiplier et gagner les glandes salivaires de l’insecte piqueur.
– l’hôte sain doit être un individu sensible au parasite, c’est à dire ne pas avoir développé une résistance à la maladie.

Ces diverses conditions réunies, le cycle est le suivant : le moustique femelle pique un individu malade (du paludisme) et injecte auparavant sa salive urticante mais dépourvue de parasite. Elle absorbe le sang parasité.
Le parasite, après modification, passe dans les glandes salivaires. La femelle se gorgera à nouveau, avant ou après sa ponte, sur un individu sain et sensible. Elle injectera une salive porteuse de parasites et contaminera ainsi l’individu sain.

On pourrait donc penser que le virus du sida puisse être transmis par la piqûre infectante d’un moustique à partir de sa salive, ou par phorésie (transport passif) sur les pièces buccales, ou par écrasement du moustique venant de se gorger partiellement sur un sidéen.
Il a été prouvé que le virus du sida est digéré en moins de 24 h par les enzymes stomacales des moustiques et détruit dans sa totalité. Il n’existe donc aucune probabilité que le virus passe de l’estomac dans la cavité générale puis dans les glandes salivaires. La phorésie est par ailleurs impossible car la charge virale est trop faible. En effet, un sidéen n’a dans son sang que très peu de virus, soit 10 unités (HIV). Les études montrent que s’il en avait 1 000 unités, la probabilité d’injecter une seule unité par phorésie serait de 1 sur 10 millions, autrement dit : 10 millions de moustiques piquant chacun 10 millions de sidéens devraient piquer en même temps un individu sain, c’est-à-dire interrompre tous leur repas sur sidéen et immédiatement piquer le même hôte ! Rappelons qu’hors de l’organisme, du sang ou du sperme, le virus a une durée de vie très courte. Il est donc évident que la contamination par phorésie est en pratique impossible. La même approche vaut pour l’écrasement, à partir duquel le sang du vecteur n’est pas injecté dans l’organisme et ne contient pas une charge virale suffisante du virus par ailleurs très vite détruit à l’air libre.

[source : eid med]

Appel à témoins: vous vivez dans une zone infestée par le moustique tigre?

Dans le cadre d’une enquête en préparation sur la prolifération du moustique tigre, Nice-Matin cherche des témoignages d’habitants des Alpes-Maritimes.

Quelles sont vos astuces pour éviter sa propagation, comment vous protégez-vous, dans quelle zone habitez-vous? Sont-ils plus nombreux que les années précédentes, ou pas?

Merci d’envoyer vos témoignages avec vos coordonnées à gleclerc@nicematin.fr

[source : Nice-Matin]

Nouveau cas de dengue à Lyon – cellule de crise en Ardèche

Un nouveau cas de dengue a été signalé et confirmé le 26 juin à Soyons, à quelques kilomètres de Valence, en cette fin juin, en Ardèche. Les autorités envisagent donc d’éliminer les moustiques tigres.

C’est le troisième cas de dengue confirmé en Ardèche en 2013, (Chomerac et de Salavas en mars et avril 2013), mais celui-ci est plus effrayant juste avant les congés d’été, dans un département qui a une forte activité touristique, et particulièrement du fait que les fortes chaleurs sont arrivées.

Il s’agit encore ici d’un cas de dengue importée par une personne qui rentrait de voyage et qui est aujourd’hui hors de danger mais cette personne infestée peut contaminer des moustiques tigres locaux, en l’occurrence ici drômois ou ardéchois.

Il est à noter qu’en 2012, 37 cas de dengue ont été déclarés en Rhône-Alpes.

[source : lyoncapitale.fr]