Vigilance moustiques en Gironde

La gironde rejoint la liste des départements à risque

Depuis le 31 janvier 2014, la Gironde figure parmi les départements où est mis en place le dispositif de lutte contre le risque de dissémination de la dengue et du chikungunya.
Le autorités confirment donc que le moustique tigre (aedes albopictus) a donc officiellement colonisé ce département en 2013.

Nouvelle liste des départements à risques

La liste des départements dans lesquels le moustique tigre (Aedes albopictus) constitue une menace pour la santé humaine est donc élargie cette année. Cette liste ne cesse de progresser depuis 2004.
En 2014, la liste des 18 départements à risques en France métropolitaine est donc la suivante :
2004 : les Alpes-Maritimes
2006 : la Haute-Corse
2007 : la Corse du Sud et le Var
2010 : les Alpes de Haute-Provence et les Bouches-du-Rhône
2011 : le Gard, l’Hérault et le Vaucluse
2012 : le Lot-et-Garonne, les Pyrénées orientales, l’Aude, la Haute-Garonne, la Drôme, l’Ardèche, l’Isère et le Rhône
2014 : la Gironde

Quels impacts pour la Gironde ?

Si le niveau 1 du plan départemental de lutte est activé cette année, cela signifiera que l’EID mettra donc en oeuvre un dispositif de surveillance de l’implantation du moustique et de lutte contre sa prolifération en Gironde, comme dans les autres départements l’année dernière.

L’ Agence Régionale de Santé (ARS) aura quant-à-elle en charge la surveillance épidémiologique (étude des cas humains). Elle assurera l’information et la sensibilisation des praticiens pour la mise en oeuvre du signalement accéléré de cas suspects de chikungunya et de dengue.

Pour rappel, voici un résumé des différents niveaux d’alerte moustiques et leurs conséquences : Niveaux d’alerte moustique tigre

[source : legifrance.gouv.fr
Compléments : moustique-tigre.info]

Le chikungunya dans les écoles de Guyane et des Antilles françaises

L’épidémie de chikungunya progresse

Le chikungunya continue sa progression dans les Antilles françaises, en Guyane.
Depuis décembre et le début de cette épidémie, pas moins de 500 cas de chikungunya ont été dénombrés en Guadeloupe, mais la Martinique et l’île de Saint-Martin sont également très touchées avec plusieurs décès confirmés.

Cette semaine, certains enfants n’ont pas pu aller à l’école car de grandes opérations de démoustication sont en cours.
Certains parents ont du venir chercher leurs enfants à l’école du fait de la panique qui commence à se faire ressentir. Les préconisations d’usage sont de faire porter aux enfants des tee-shirts manches-longues et des pantalons.

En Guadeloupe, ce sont pas moins de 14 communes qui sont officiellement concernées par cette épidémie. 65% des cas de chikungunya se situent à Baie-Mahault.
Dans cette commune, soixante agents mènent depuis mardi une opération de prévention «coup-de-poing» contre le chikungunya, en pulvérisant des insecticides chaque matin par camion.
Les gouttières des maisons, qui peuvent comporter de l’eau stagnante, sont scrupuleusement inspectées, voire percées dans certains cas.

[source : Le parisien]

Epidémie de chikungunya confirmée en Martinique

Augmentation importante du nombre de cas de Chikingunya en Martinique en janvier

L’épidémie de chikungunya a débuté à Saint-Martin début décembre 2013, puis elle s’était propagée aux départements français d’Amérique. Le comité d’experts des maladies infectieuses de Martinique a préconisé de passer en phase de surveillance d’épidémie de chikungunya en Martinique en cette fin de mois de janvier 2014. Cette décision a été entérinée selon l’Institut national de veille sanitaire InVS. Le nombre total de cas évocateurs de chikungunya a en effet été multiplié par 6 en 3 semaines (120 cas au 5 janvier, 655 cas à la fin de la 3ème semaine de janvier, dont 267 biologiquement confirmés). Les cas probables et confirmés ont progressé de façon brutale au cours de la deuxième semaine de janvier et 11 communes sont désormais concernées. On dénombre actuellement près de 300 cas par semaine.

Comment se propage le chikungunya

Le chikungunya, transmis par le moustique Aedes Aegypti (mais également par le moustique tigre Aedes Albopictus), est également responsable d’épidémies en Afrique de l’Est et en Asie du Sud.
Il est également responsable d’une forte épidémie en 2005 à la Réunion.

[source : Sciences et Avenir]

Alerte à la dengue en Nouvelle Calédonie

Alerte à la dengue de type 3

Les autorités sanitaires appellent la population calédonienne à la plus grande vigilance après la réapparition de ce type de dengue, absent du territoire depuis près de 20 ans. La dernière épidémie de dengue de type 3 en Nouvelle-Calédonie avait fait 5 morts en 1996. Les autorités étaient déjà mobilisées pour contenir les virus du zika et du chikungunya.

[source : nouvelle calédonie 1ère]

Antilles: un décès à Saint-Martin « indirectement lié » au chikungunya

Le premier décès "indirectement lié au chikungunya" à eu lieu aux antilles à Saint-Martin, dans le cadre de l’épidémie de chikungunya.
C’est sur cette île des Antilles que le foyer de l’épidémie avait été confirmé début décembre 2013. Si l’on précise que ce décès est "indirectement lié" au chikungunya, c’est en particulier du fait que ce patient présentait des comorbidités existantes. Il était hospitalisé pour une forme sévère de la maladie

L’ARS (Agence régionale de santé) et la préfecture ont précisé que ce décès concernait un "homme de 81 ans qui présentait d’autres pathologies". Une autre personne était hospitalisée à Saint-Martin pour une forme sévère de la maladie.

A Saint Martin, l’épidémie continue de progresser, avec près de 500 cas suspects recensés par les médecins généralistes et près de 300 confirmés ou jugés probables après analyses par le Centre national de référence (CNR) des arbovirus de Marseille.

Sur l’île de Saint-Barthelémy, l’épidémie sévit également fortement, avec 81 cas suspects recensés et 31 cas confirmés ou jugés probables.

En Guadeloupe et en Martinique, il ne s’agirait pour l’instant que de chaînes de transmissions locales du virus et non d’une épidémie avérée, mais cet état de fait pourrait évoluer en Martinique car les épidémiologistes constatent une "intensification de la circulation du virus". Sur les 340 cas suspects de chikungunya en Martinique au 16 janvier, 127 sont confirmés ou jugés probables, et les deux tiers l’ont été lors de la seule deuxième semaine. Douze communes de l’île sont actuellement impactées.

[source : le parisien]

Chikungunya et dengue : le moustique pourrait transmettre les deux virus en même temps

L’épidémie de chikungunya prend de l’ampleur aux Antilles et en Guyane, avec près de 300 cas. la question du moment est de savoir si le moustique vecteur, Aedes aegypti peut ou non transmettre deux virus, le chikungunya et la dengue, simultanément. Probablement, selon Anna-Bella Failloux, chercheur à l’Institut Pasteur.

Un autre moustique, le moustique tigre (aedes albopictus), peut quant-à-lui transmettre simultanément la dengue et le chikungunya (voir l’article publié par Anna-Bella Failloux en 2009, entomologiste à l’Institut Pasteur .

Au Gabon, certaines personnes avaient contracté en même temps ces deux virus, et les tests menés en laboratoire ont confirmé que c’était bien le moustique tigre qui pouvait transmettre ces deux virus simultanément en une seule piqure. En 2006 à La Réunion, plusieurs cas de co-infection avaient été suspectés, mais ces co-infections avaient bel et bien été confirmées en Inde, à Madagascar

Pour l’instant, une seule personne aurait contracté les deux virus à la fois à la Martinique mais ce probable cas de co-infection n’a pas été encore confirmé. il est donc important de savoir si Aedes aegypti, vecteur de la dengue et du chikungunya aux Antilles peut, comme son cousin le moustique tigre (Aedes albopictus) transmettre les deux virus simultanément. Il est par ailleurs à noter que la souche de chikungunya qui sévit aux Antilles n’est identique à celle qui a sévi à La Réunion en 2006.

L’institut Pasteur vient de recevoir des moustiques Aedes aegypti provenant de la Martinique, de la Guyane, de la Guadeloupe, de St Martin ainsi que des moustiques tigres (Aedes albopictus) provenant de Rio (où aura lieu la coupe du monde de football en 2014), des Etats-Unis et du sud de la France. Anna-Bella Failloux et son équipe vont mener plusieurs expériences très rapidement, afin de déterminer si oui ou non ces moustiques, vecteurs de la dengue peuvent être surinfectés par un deuxième virus, en l’occurrence le chikungunya.

[source : outre-mer 1ère]

Chikungunya : besoin de moyens en Guadeloupe

L’Association des maires a organisé le 8 janvier une plénière extraordinaire pour trouver une parade contre le chikungunya. L’objectif de cette réunion était en particulier de : « Débriefer, en présentant à tous les grands tracés définis par les pouvoirs publics afin qu’il n’y ait pas d’équivoque. Il est primordial que chaque commune dispose du même niveau d’information. D’autant que les maires, dans ce combat, vont se retrouver en première ligne. Déjà, en prenant localement des mesures concrètes mais aussi en servant d’interface, en relayant l’information auprès de nos populations », a résumé la structure présidée par René Noël.

Pour avancer, il faut des moyens

Afin que le chikungunya soit jugulé avant d’atteindre le stade d’épidémie massive, les chefs d’édilité l’ont affirmé : ils continueront ce qu’ils ont déjà commencé dans la lutte contre la dengue. Ils ont pris note que conseil général et conseil régional seront présents à leurs côtés. Ce sera le cas par exemple pour les opérations d’extraction de véhicules hors d’usage, d’encombrants abandonnés ou de pneus sur leurs territoires, qui sont autant de gîtes de développements larvaires pour les moustiques. »
le principal problème est de savoir qui va réaliser ce travail ? les services techniques sont déjà débordés. Il est donc nécessaire de recevoir des moyens rapidement afin de pouvoir répondre de façon réactive à ce début d’épidémie en Guadeloupe.
Plusieurs pistes ont été évoquées pour augmenter les moyens : des brigades ad hoc composées de personnel communal mais également des militaires du RSMA, des agents de l’ARS ainsi que des contrats aidés civils. Selon Alain Mayéko, élu à Port-Louis, « Il y a urgence : le chikungunya est déjà là. Les moyens nécessaires doivent être débloqués de suite. Pas dans six mois »

[source : franceantilles.fr]

Arrivée de la dengue en région PACA ?

Le réseau Euro surveillance a indiqué le 12 décembre dernier qu’un cas de dengue autochtone avait été diagnostiqué chez une jeune femme. La victime, âgée d’une cinquantaine d’années n’avait pas voyagé avant de présenter les symptômes. Il s’agirait donc bien là d’un cas de dengue autochtone (3è depuis 2010 en France métropolitaine). En effet, le moustique tigre (aedes albopictus), est un des vecteurs de la maladie, et est présent en France et en particulier dans la région PACA depuis 2004.

Voir la vidéo de Philippe Parola, spécialiste des épidémies et professeur à la faculté de médecine de Marseille. Il n’exclut pas l’apparition de nouveaux cas de dengue et de chikungunya dans la région.

une épidémie de dengue pourrait donc arriver en France. Pour celà, il faudrait réunir a minima les conditions suivantes : qu’une personne revienne infectée avec ce virus depuis un autre pays, que cette personne se fasse piquer par un moustique tigre en France métropolitaine, pendant sa période d’activité (mai-octobre), et que ce moustique pique d’autres personnes. Si ces autres personnes se font à leur tour piquer, c’est là que l’épidémie peut commencer. En revanche, chaque médecin doit déclarer tout cas suspecte de dengue. Le cas échéant, l’ARS peut déclencher une opération de « nettoyage », qui vise à éliminer tous les moustiques tigres présents dans un rayon plus ou moins large autour des sites que la personne a visités.

[source : outre-mer 1ère] [Compléments : moustique-tigre.info]

Epidémie de chikungunya à Saint Barthélemy

Les cas suspecté de chikungunya à Saint Barthélemy (voir l’article chikungunya Antilles) ont été confirmés le 30 décembre dans un bulletin diffusé par l’ARS et l’InVS.

Le bulletin précise que « La surveillance à Saint Barthélemy a mis en évidence des chaines locales de transmission »,  « ces deux territoires  [avec Saint Martin NDLR] sont placés en situation épidémique ».

Il semble donc que ces cas de chikungunya ne soient pas uniquement des cas importés, mais bel et bien des cas de chikungunya transmis localement dans ces deux îles.

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[source : InVS]

Le chikungunya aux antilles et bientôt aux Etats-Unis ?

L’épidémie se propage dans les Antilles

En ce mois de janvier 2014, la présence du virus du chikungunya s’étend dans les antilles, et est maintenant confirmée en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, après avoir infecté et fait deux morts à Saint Martin en décembre. Un cas à Saint-Barthélemy est en cours de confirmation. La souche du virus, semble-t-il asiatique, est différente de celui qui avait touché La Réunion en 2005 et 2006. Une forte diffusion aux Etats Unis est redoutée par les spécialistes.

Epidémie aux Etats Unis ?

« La situation est potentiellement explosive », explique à l’AFP le professeur Xavier de Lamballerie. « Il existe un risque extrêmement élevé que la souche envahisse les USA et différents pays des Amériques où ce vecteur est endémique », précise le directeur de l’unité Emergence des pathologies virales de l’université d’Aix-Marseille. En effet, le moustique Aedes Aegypti est très largement rependu aux Etats Unis

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Carte épidémie chikungunya dans les Antilles, janvier 2014.

 

[source : France Info]