Le virus Zika et le moustique tigre menacent la France

Après la dengue et le chikungunya, le moustique fait à nouveau parler de lui en tant que vecteur de virus.

Virus zika et moustique tigre

Comme nous l’avions déjà mentionné précédemment (voir page moustique tigre zika), le moustique tigre est vecteur potentiel du virus Zika. Vecteur ne signifie pas que le moustique tigre transmet systématiquement ce virus, mais qu’il PEUT le transmettre. La nuance a son importance, puisqu’il faut en effet que le moustique ait préalablement piqué une personne infectée pour pouvoir transmettre à son tour le virus. On parle alors de transmission autochtone (versus cas importé).

Tout comme la dengue et le chikungunya, le virus zika peut donc arriver en France métropolitaine par le biais de voyageurs infectés. Si ce voyageur se fait piquer, le moustique tigre peut alors transmettre le virus à ses voisins et ainsi de suite.

Une menace bien réelle sur la France

Le moustique tigre était bel et bien installé dans le sud de la France depuis plusieurs années, il y a donc un risque non nul pour que le virus se propage sous nos frontières.

C’est d’ailleurs ce que conclut un rapport du Haut conseil de la santé publique (HCSP) qui a été rendu public ce lundi.
D’après ce rapport, « les conditions pour une transmission autochtone du virus zika sont réunies dans les départements (métropolitains) où le moustique vecteur est présent », c’est-à-dire dans les départements déjà colonisés par le moustique tigre. En juin dernier leur nombre s’élevait à vingt, pour la plupart situés dans le sud-est et le sud-ouest de la France, à l’exception du Rhône, de l’Isère et de la Saône-et-Loire.

Virus zika : les symptômes

Le virus zika peut entraîner des douleurs musculaires, de la fièvre et de violentes éruptions cutanées, voire des complications neurologiques dans les cas les plus graves. A l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement ni vaccin contre cette infection encore méconnue.

Comment le virus se propage

Selon les auteurs du rapport, rédigé à la demande des autorités sanitaires, de la même manière qu’avec le chikungunya, le virus zika pourrait se propager avec l’aide des vacanciers qui partent dans des zones où le risque de contamination est jugé « élevé » (départements français d’Amérique, Guadeloupe, Martinique et Guyane) et qui l’importent à leur retour en France métropolitaine. Une fois importé, la diffusion du virus se fait par l’intermédiaire du moustique tigre désormais présent sur le territoire. Le Haut conseil de la santé publique recommande donc de prendre sans plus attendre des mesures de lutte antivectorielle.

D’où vient le virus zika ?

Le virus tire son nom d’une forêt située en Ouganda, où il a été identifié pour la première fois en 1947. La première épidémie imputée au zika a eu lieu en 2007 dans les îles Yap en Micronésie, avant de se propager dès 2013 en Polynésie française, puis au Brésil début 2015. Il y a deux ans, le virus a infecté 32.000 personnes en seulement trois mois en Polynésie française. Parmi eux, 72 avaient présenté des complications neurologiques graves dont 42 syndromes de Guillain-Barré, un syndrome qui peut se traduire par une paralysie des membres et de la face. Dans les cas les plus graves, ce sont les muscles de la déglutition et de la respiration qui sont atteints.

Complément : comme nous le soulignons déjà en 2014, le virus zika serait passé inaperçu en 2007 lors d’une épidémie qui avait touché plus de 20.000 personnes: épidémie virus zika

[source : Metronews. Compléments par le site du moustique tigre

Les (nouveaux) envahisseurs !

Ce sont les nouveaux envahisseurs. Loin de la série TV du siècle dernier, où des extra-terrestres tentaient d’envahir la terre, ce sont à présent des envahisseurs venus de moins loin qui tentent de trouver leur place dans un autre écosystème.

Qu’ils viennent d’Asie, d’Amérique du Sud, ou de plus près, qui sont ces nouveaux envahisseurs qu’on ne voit pas venir ?

Après le moustique tigre, le frelon asiatique, la pyrale du buis, c’est au tour de la recluse brune de se faire la place belle dans nos jardins métropolitains, aux côtés du papillon du palmier et des otiorhynques ! Voici un décodeur pour mieux comprendre !

  • Le moustique tigre, vous le connaissez bien depuis plus de 5 ans que ce site existe, et nous savons maintenant comment s’en protéger
  • le frelon asiatique est probablement arrivé en France en 2004. Plus petit, plus noir et surtout plus agressif que son cousin européen, il colonise département après département.
  • La pyrale du buys est originaire d’Asie. C’est un papillon nocturne qui s’attaque exclusivement au buys, et qu’on observe de plus en France depuis 2008
  • Le papillon du palmier a été introduit accidentellement dans le sud de l’Europe dans les années 90. Depuis, il s’attaque aux palmiers du sud de la France allant jusqu’à les tuer si aucun traitement n’est effectué à temps.
  • Les otiorhynques sont de petits scarabées noirs, qui s’attaquent aux racines des plantes, ainsi qu’aux feuilles en laissant des traces ressemblant à de petits coups de poinçons
  • La recluse brune est une araignée originaire des Etats Unis. Sa morsure est particulièrement douloureuse et peut provoquer la nécrose des tissus piqués

Et vous, avez-vous des nouveaux envahisseurs dans votre jardin ? Témoignez dans les commentaires ci-dessous !

Piqure : quand consulter ?

Attention aux symptômes de la piqure

Même si, en général, une crème anti-démangeaisons suffit à calmer les piqûres de moustique les plus communes, il est parfois nécessaire d’avoir recorus à un traitement spécifique, surtout si vous êtes allergique sans le savoir ou que l’insecte est porteur d’une maladie grave.

Le dermatologue newyorkais Joshua Zeichner rappelle dans un article publié par le site du Huffington Post, que certains signes doivent alerter : une piqûre douloureuse, qui enfle, qui change de couleur, et dont le gonflement s’étend, nécessite une prise en charge. Attention également aux premiers signes de réaction allergique : gorge qui serre, douleur aux thorax, pouls élevé, vertiges, nausées. Si vous ressentez ces symptômes, rendez vous immédiatement aux urgences pour recevoir le traitement le plus adapté et éviter un choc anaphylactique.

En cas de piqûre de moustique

Ses piqûres sont les plus courantes, et sont généralement anodines, mais elles peuvent dans certains cas transmettre des maladies telles que le paludisme, le zika, la dengue, la chikungunya ou le virus du Nil occidental. Si vous développez une forte fièvre, des maux de tête, des vomissements, de la diarrhée, une transpiration abondante et que vous ressentez des frissons jusqu’à deux semaines après la piqûre dans un pays où le risque de paludisme est présent, faites vous examiner d’urgence.

Le moustique tigre est le vecteur de la dengue et du chikungunya (il faut qu’il ait piqué une personne infectée au préalable). En cas de fièvre, maux de tête, douleur oculaire, éruption cutanées, nausées, fatigue, douleurs articulaires et musculaires et saignements limités, consultez votre médecin.

Consultez également nos dossiers :

[source : santemagazine.fr et moustique tigre]

Déjà 500 signalisations !!

Nouvelle carte moustique tigre 2015

Pour rappel, nous avons mis en place la nouvelle carte de signalisation de présence du moustique tigre au début de l’été 2015.
Cette carte collaborative permet à tout un chacun de déclarer librement la présence du moustique tigre. Avant de déclarer, l’utilisateur est invité à vérifier que le moustique ressemble nettement aux photos du moustique tigre, et est conforme à sa description.

Plus de 500 signalisations !

Depuis que la carte a été mise en place, plus de 500 internautes ont déclaré avoir identifié un moustique tigre. Bien entendu, cela ne signifie pas que le moustique tigre est réellement installé à ces 500 emplacements, mais cela révèle une tendance. En effet, la carte permet d’afficher des zones de couleurs :

  • Transparent là où il n’y a pas de déclaration
  • Vert là où il y a peu de déclarations
  • Orange là où il y a moyennement de déclarations
  • Rouge là où il y a un nombre important de déclarations

Forte tendance dans le sud-est

C’est sans surprise que le sud-est se révèle fortement coloré en rouge, ce qui signifie que c’est là qu’il y a une plus forte concentration de déclarations. En zoomant sur cette zone, plusieurs communes se distinguent par la densité des déclarations, notamment le bassin Nice/Cannes/Grasse/Sophia Antipolis, mais aussi Hyères/Toulon, ou encore Aubagne/Marseille. On remarque également une forte densité autour d’Aix en Provence, et surtout de Montpellier.
Voici la carte de présence en ce début de mois d’août 2015, mais vous pouvez consulter la version à jour en cliquant sur le lien en début d’article.
carte-declaration-presence-moustique-tigre-2015

Quelques zones étonnantes

Aucune surprise pour le sud-est, mais ce qui étonne dans cette carte, c’est la multitude de petits foyers épars en France, et notamment au sud de Paris, à Lyon, Toulouse, Tours, Nantes, Rennes. Cette tendance reste toutefois à confirmer au mois d’août, puis en 2016.

[source : moustique tigre]

Des gênes responsables d’une meilleure résistance des moustiques aux insecticides

Les moustiques s’adaptent de plus en plus aux insecticides, et des chercheurs du CNRS viennent d’identifier de nouveaux marqueurs génétiques responsables de cette résistance.

Des gènes permettent aux moustiques de résister aux insecticides

L’utilisation d’insecticides à travers le monde pour lutter contre les moustiques est régulièrement contestée, du fait notamment de la la résistance croissante de ces insectes aux produits. Cette adaptation des moustiques menace la prévention des épidémies en l’absence d’alternative aux insecticides.

Une équipe du CNRS a récemment fait une découverte, qui pourrait aider à lutter contre cette adaptation, ou tout au moins mieux la gérer. ces chercheurs, issus du CNRS, de l’IRD, de l’université Claude Bernard Lyon 1, de l’université Joseph Fourier de Grenoble et de l’Institut Pasteur de la Guyane ont récemment identifié de nouveaux marqueurs génétiques de la résistance des moustiques aux insecticides.

Les bases génétiques de cette résistance ont été identifiées chez le moustique Aedes aegypti, proche cousin du moustique tigre (aedes albopictus), qui est également un vecteur de la dengue et du Chikungunya. Les chercheurs ont séquencé massivement de l’ADN sur plus de 760 gènes potentiellement impliqués dans la résistance aux insecticides, au lieu du génome entier, trop coûteux et trop compliqué.

Cette résistance s’adapte à l’environnement

La conclusion principale de l’étude est que l’augmentation de l’activité des enzymes de détoxification des moustiques résistants résulte souvent d’une hausse du nombre de copies des gènes codants pour ces enzymes. Par ailleurs, les mutations sur ces enzymes peuvent augmenter la biodégradation des insecticides chez les moustiques résistants.

Autre constat, les biomarqueurs de la résistance sont plus ou moins conservés selon les continents, suggérant une association étroite entre les flux de gènes entre les populations, leur histoire et l’environnement dans lequel évoluent les moustiques. Il faut également comprendre par là que les moustiques évoluent plus ou moins vite selon les insecticides auxquels ils sont confrontés.

La compréhension de ces mécanismes génétiques développés par les moustiques pour s’adapter aux insecticides pourrait permettre de mieux détecter ces résistances sur le terrain. Cette avancée ouvre « de nouvelles perspectives pour les détecter de manière précoce, via des tests moléculaires par exemple, afin de mieux les combattre sur le terrain en adaptant de façon efficace les traitements aux différents phénomènes de résistance », conclut l’étude.

[source : Genome Research]

Oeufs de moustiques tigres repérés dans les Deux-Sèvres

Le département des Deux-Sèvres a ajusté cette année son niveau dans le plan de lutte contre les moustiques-tigres. 18 œufs avaient en effet été trouvés à Sainte-Eanne en 2014. La présence du moustique tigre avait donc été détectée pour la première fois en Deux-Sèvres, dans la commune de Sainte-Eanne, l’année dernière. Ce sont des techniciens de l’établissement public (EID Atlantique) chargés d’assurer la veille qui ont fait la découverte, le 20 août 2014 sur l’aire de repos de l’A10. Le piège contenait 18 œufs très exactement de l’aedes albopictus surnommé le moustique-tigre, « ce qui peut correspondre à la ponte d’une femelle ». Pas de quoi s’alarmer outre mesure cependant pour l’instant, selon Sébastien Chouin, le directeur scientifique et technique de l’EID Atlantique.

Des pièges pondoirs placés par l’EID

Très redouté pour les maladies qu’il peut transmettre à l’homme (la dengue ou le chikungunya notamment), le moustique tigre est étroitement surveillé, et formalisée dans un plan national. Exempt de toute observation jusqu’à présent, le département qui figurait en niveau 0a (sur 5 niveaux) est monté un palier au-dessus, en niveau 0b : « présence contrôlée d’aedes albopictus ». Ce niveau engendre une surveillance plus soutenue. Beaucoup l’ignorent, mais des pièges-pondoirs sont disposés sur plusieurs emplacements des Deux-Sèvres, et sont relevés mensuellement par des techniciens de l’EID Atlantique. Ce sont exactement 23 pièges qui ont été disposés en ce moment dans onze communes du département : Faye-sur-Ardin (aire d’autoroute A 83), Limalonges (RN 10), Granzay-Gript, Pamproux, Sainte-Néomaye, Sainte-Eanne, Vouillé (tous le long de l’A 10) ainsi qu’en différents endroits de Niort. Depuis la découverte d’œufs l’été dernier, des pièges-sentinelles ont également été installés en plus à Parthenay, Thouars et Bressuire.

[source : lanouvellerepublique]

Invasion moustique tigre Draguignan

Les riverains du quartier résidentiel de Seyran à Draguignan, se plaignent d’un écoulement d’eau, dont l’origine n’est pas exactement définie. Les eaux qui stagnent devant les propriétés génèrent des odeurs nauséabondes et attirent autant les moustiques que les serpents.

Même si la mairie s’est saisie de ce problème « compliqué », les habitants ont le sentiment d’être abandonnés. Un riverain témoigne : « comme rien ne bouge, ou pas assez vite, nous menaçons de mettre nos impôts locaux sous séquestre! »

[source : Var Matin]

Moustique tigre à Bordeaux

Bordeaux déclare la guerre au moustique tigre

Le moustique tigre est désormais implanté et actif en Gironde. Une procédure a été mise en place pour permettre aux habitants de signaler la présence de moustiques tigres à l’EID Atlantique (Établissement public Interdépartemental pour la Démoustication du littoral atlantique). Il faut savoir que ce moustique est le principal vecteur en France métropolitaine de la dengue et du chikungunya.

Lorsque le moustique tigre pique une personne infectée, il peut transmettre le virus à une personne saine en la piquant à son tour. Se protéger de ces insectes passe donc déjà par la prévention physique : porter des vêtements longs, protéger les pieds et les chevilles, et utiliser des répulsifs cutanés par exemple. Aucune mesure n’est pourtant efficace à 100%, c’est la somme des initiatives individuelles et collectives qui permet de faire diminuer la transmission.

Un plan anti-dissémination

Le département de la Gironde est, depuis peu, dans la liste des départements où l’insecte constitue une menace pour la santé des populations. Classée au niveau 1 du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue, qui en comporte 6, la Gironde suit donc la mise en place d’une déclinaison départementale de ce dernier. À ce titre, le Préfet est chargé de définir des actions de lutte contre les moustiques, et l’Agence régionale de la Santé assure l’organisation du signalement des cas suspects de chikungunya et de dengue. L’EID Atlantique est chargé de la gestion du réseau des pièges pondoirs afin de connaître l’évolution de son implantation et d’en évaluer son degré. Ainsi que d’une veille et d’un conseil auprès du public pour l’identification à la demande.
Le Département finance l’EID Atlantique pour un montant total de 1 335 124€. Dans les faits, la moitié de ce budget va directement vers les communes concernées, environ 10% de cette somme sont affectés à la surveillance et la lutte contre le moustique tigre. Une procédure a d’ores et déjà été établie pour permettre au grand public de contribuer à sa détection et la mise en œuvre de mesures de contrôle dans la région.

Des gestes simples pour éviter sa prolifération

Cependant, des gestes simples peuvent éviter la propagation de ce moustique efficacement : éliminer les endroits où l’eau peut stagner, changer l’eau des plantes et des fleurs une fois par semaine, vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées, couvrir les réservoirs d’eau et couvrir les piscines hors d’usage. Ces petites initiatives réduisent de 80% le risque de présence du moustique à proximité du domicile, et donc de piqûre.

[source : Bordeaux7]

Avez-vous beaucoup de moustiques tigres en ce mois de juin ?

Dans le sud de la France, les dernières semaines ont été plutôt sèches et les nuits plutôt fraîches, vous l’avez sans doute remarqué.

Cette météo un peu étonnante pour un mois de mai a pour conséquence que le moustique tigre ne s’est pour l’instant pas trop réveillé dans l’arrière pays, pour notre plus grand plaisir !!

Attention toutefois, la météo indique une montée spectaculaire dans les prochains jours, et de la pluie ce week-end. Si ça se confirme, ce sera alors le début officiel de la saison du moustique tigre !

Et vous, en avez-vous beaucoup, en ce mois de juin 2015 ? Ajoutez un commentaire ci-dessous avec le nom de votre commune pour répondre !

Suspicion de dengue ou de chikungunya à Aix en Provence

Un cas suspect de chikungunya ou de dengue a été détecté la semaine dernière à Aix-en-Provence. Un plan anti-dissémination a été effectué dans les lieux où cette personne réside.

C’est le premier cas suspect de dengue ou de chikungunya de l’année à Aix-en-Provence. Une personne de retour du Brésil a été hospitalisée en raison d’une probable contamination par le virus du chikungunya ou de la dengue (source Mairie d’Aix-en-Provence).

C’est son médecin qui a le premier diagnostiqué les symptômes propres à ces maladies (maux de tête et de douleurs musculaires). Aussitôt prévenue, l’Agence Régionale de la Santé (ARS) a missionné l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) pour activer un « plan anti-dissémination ».

Une investigation entomologique a été menée aux alentours du domicile du patient infecté pour tenter de retrouver des moustiques tigres (principaux vecteurs de la maladie en France métropolitaine)

« L’investigation a montré la présence de moustiques tigres (adultes et larves) », précise la mairie d’Aix-en-Provence. Les « gîtes larvaires » ont été immédiatement supprimés et un traitement ciblé sur le secteur a été décidé mercredi 27 mai au matin.

[source : metronews]