Démoustication et installation de pièges à Hossegor

Une opération de démoustication a été mise en place fin septembre dans le centre-ville d’Hossegor, afin de se prémunir de tout risque, après qu’un touriste porteur du virus du chikungunya ait séjourné dans la station.

La guerre contre le moustique tigre

C’était donc la déclaration officielle de la guerre contre les moustiques tigres ce matin-là de 4 h à 6h30. Cette opération était la première de ce type dans les Landes. Son objectif : éliminer préventivement les colonies de cet insecte invasif, vecteur de transmission de virus comme le chikungunya. Un touriste du Var, piqué fin août dans son département d’origine, avait séjourné début septembre à Hossegor durant deux jours. De retour chez lui, il avait consulté un médecin qui avait déclenché le protocole d’alerte, via les autorités.

Diffusion d’insecticide depuis le 4×4

Les spécialistes de la société Altopictus de Montpellier, mandatés par le Conseil Départemental des Landes, étaient déjà venus en reconnaissance quelques jours avant, afin de déterminer la présence de moustiques tigres sur Hossegor et Seignosse. Ils n’en avaient finalement trouvé qu’à Hossegor, autour du parc Rosny. Un premier passage a donc été effectué ce matin là dans un périmètre déterminé. La benne de ce 4×4 portait un compresseur chargé d’alimenter un nébulisateur afin de diffuser un nuage d’insecticide. Un dosage suffisamment puissant pour tuer les moustiques mais pas nocif pour l’homme, selon les autorités.

Diffusion manuelle d’insecticide

Après ce premier passage, il a été nécessaire de procéder à des traitements plus ciblés à pied, au moyen d’appareils portatifs. Objectif : ne pas toucher d’autres insectes diurnes, papillons et coléoptères, animaux domestiques. Une certaine inquiétude planait dans la population, depuis l’annonce de cette opération, deux jours plus tôt. La Sepanso avait notamment émis des réserves quant au produit utilisé.

Il est désormais indispensable de ne plus laisser de place à ces moustiques tigres, qui affectionnent la présence humaine et l’eau stagnante. Même un arrosoir à moitié plein, un fond d’eau dans un pot de fleur sur un rebord de fenêtre, constituent un espace idéal pour la reproduction de ce petit insecte dont on n’a pas fini de parler. Sa conquête de la France, où il a déjà été identifié dans 33 départements, n’est pas terminée.

Installation de pièges

Suite à cette démoustication, les spécialistes ont procédé à l’installation de pièges à moustiques tigres de la société Biogents. Ces pièges diffusent un leurre olfactif qui attire les moustiques tigres, puis les capture grâce à un astucieux système de ventilateurs, qui les pousse vers un panier dont ils ne peuvent plus ressortir.

La démoustication et l’installation de pièges en images

[source : sudouest.fr]

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