Epidémie de Chikungunya en Guyane

La Guyane (département français d’Amérique du Sud) est officiellement en phase d’épidémie de chikungunya, en ce mois d’octobre 2014, selon le directeur de l’agence régionale de santé (ARS) . "Il y a une intensité accrue de l’épidémie avec une forte incidence dans l’Ouest" de la Guyane, a déclaré à l’AFP Christian Meurin, directeur de l’ARS.

Le chikungunya est un virus transmis par un moustique tigre. Ce virus provoque de fortes fièvres ainsi que des douleurs articulaires, qui peuvent persister plusieurs mois voire plusieurs années. La maladie, contre laquelle il n’existe pas de traitement spécifique ni vaccin, peut dans parfois, au même titre que la grippe, entrainer la mort.

Selon l’Institut de Veille sanitaire (InVS), près de 6000 cas cliniquement évocateurs ont été observés au 19 octobre en Guyane (soit 2,4 % d’une population de 250.000 habitants) dont plus de 1000 cas entre le 6 et le 19 octobre.

Les pulvérisations de malathion devraient commencer courant novembre selon le directeur de l’ARS.

[source : Le Figaro]

7ème cas de chikungunya à Montpellier

Deux nouveaux cas de chikungunya, après 5 autres cas

Deux nouveaux cas de chikungunya ont été confirmés à Montpellier, après cinq autres en octobre. Ces deux nouveaux cas «guéris et en bonne santé», ont été détectés dans la même zone que les cas précédents : Las Sorbès, à l’ouest de Montpellier.

Ils s’étaient tous déclarés chez des résidents de ce quartier. Quatre adultes, d’une même famille, entre 40 et 60 ans avaient ainsi présenté les symptômes de la maladie mi-octobre alors qu’ils n’avaient pas voyagé dans un pays ou une région métropole contaminée. par le virus.
L’ARS avait identifié un voisin de cette famille, revenant d’un pays touché par le chikungunya, sans souhaiter préciser lequel.

Comment se propage le virus?

Pour rappel, les cas autochtones de chikungunya ou de dengue nécessitent qu’un moustique tigre s’infecte au préalable en piquant une personne revenant malade d’un pays ou d’une zone d’endémie.
Le moustique devient alors infectant et transmet le virus à chaque piqure. Un cas est donc dit «importé» si le patient a séjourné en zone de circulation connue du virus dans les 15 jours précédant le début des symptômes et autochtone dans le cas contraire. Selon un bilan de l’institut de veille sanitaire InVS mi-octobre, il s’agissait des premiers cas autochtones de cette maladie en France métropolitaine cette saison. Le premier cas en France avait été détecté en 2010 dans le Var.

Voir aussi : Comment se protéger du moustique tigre et Tests produits anti-moustiques tigres


Montpellier : quatre cas de chikungunya par francetvinfo

[source : leParisien.fr]

Le chikungunya à Tahiti en Polynésie Française

Le Chikungunya arrive en Polynésie

En Polynésie française, les autorités de santé ont confirmé que la présence du chikungunya, notamment sur l’île de Tahiti.
Une quinzaine de cas ont été avérés à Teva i Uta. Les symptômes sont classiques pour ce virus : douleurs articulaires et fièvre, parfois accompagnées d’éruptions cutanées.

moustique tigre polynesie
moustique tigre polynesie

Saison des pluies

en Polynésie, c’est la saison des pluies qui débute. Des mesures de lutte contre les moustiques donc été mises en place.
Compte tenu de la fréquence des voyages entre les îles au sein de la Polynésie française, la diffusion du virus chikungunya dans la région est probable. Il est recommandé aux voyageurs de prendre des mesures pour éviter les piqûres de moustiques port de vêtements couvrants imprégnés d’insecticides, utilisation de répulsifs anti-moustiques sur la peau découverte.

pulvérisation insecticides

Les pulvérisations d’insecticide (Deltaméthrine) se poursuivaient le 14 octobre sur les communes de Teva i Uta et Taravao, ainsi qu’à Punaauia, au PK 13,6 et sur la route de la Pointe des Pêcheurs. Les pulvérisations ont duré toute la matinée.

[sources : Promed tntv]

[vidéo] Moustique tigre

Voici une vidéo de l’IRD France Sud Montpellier (Institut de Recherche pour le Développement).

Elle explique, tout en humour, les concepts de base pour se protéger du moustique tigre :
– Utilisation de répulsifs ou de vêtements longs pour ne pas se faire piquer
– les bons gestes pour limiter sa propagation dans votre entourage
– le risque de contamination par la dengue ou le chikungunya

2ème cas de dengue autochtone en France métropolitaine en 2014

Deuxième cas autochtone de dengue en France métropolitaine

L’Agence régionale de santé de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur a confirmé la détection d’un deuxième cas de dengue en France métropolitaine pour cette année 2014. Cette contamination a à nouveau eu lieu dans le Var.
Pour rappel, on peut parler de cas autochtone lorsque la personne a contracté la maladie sur le territoire national et n’a pas voyagé dans une zone où circule le virus dans les 15 jours précédents.
Pour éviter la propagation de la maladie, le Var a mis en place le niveau 2 du plan national anti-dissémination (voir pour rappel les différents niveaux d’alerte moustique tigre.

Que faire en cas de contamination

En cas de contamination, il est nécessaire de prendre certaines précautions. Ce virus peut être véhiculé par la piqûre du moustique tigre (Aedes Albopictus), et se caractérise par des douleurs articulaires et musculaires, accompagnées de fièvre. Ce moustique attaque en général le matin et en fin de journée, même s’il peut également piquer en plein jour lorsque les conditions le permettent (ombre et fraicheur notamment). Pour l’instant, il n’y a aucun traitement préventif ou curatif de la dengue. Il n’existe donc que des traitements symptomatiques pour traiter chaque symptôme spécifiquement douleur, fièvre…. Les antalgiques prescrits en général sont ceux à base de paracétamol. En raison du risque hémorragique au cours de cette infection virale, il est nécessaire d’éviter impérativement d’utiliser de l’aspirine ou des anti-inflammatoires.
Il est également fortement recommandé de ne prendre que les substances prescrites par votre médecin traitant.

[source : Le Particulier]

Le moustique tigre identifié en Seine-et-Marne

Comme le Parisien l’avait indiqué, l’Agence Régionale de la Santé a confirmé qu’ "un spécimen adulte de moustique tigre a été détecté vendredi dernier dans une entreprise d’import de pneus à Chalmaison, non loin de Provins, en Seine-et-Marne "..
Agathe Lobet, porte-parole de l’ARS, précise qu’"il s’agit d’une détection ponctuelle dans le cadre d’un programme de surveillance. Il n’y a pas d’implantation du moustique tigre en Ile-de-France" ou à Paris.

"Ce sont probablement des oeufs, pondus dans un pays où le moustique tigre est implanté, qui sont arrivés en France dans ces pneus, puis il ont éclos sur place", indique Grégory Lambert, entomologiste médical à l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID Méditerranée).

Une opération de fumigation (désinsectisation) est prévue ce vendredi pour éradiquer les larves et les moustiques adultes sur ce site qui couvre 3,6 hectares.

Le moustique-tigre, qui s’est installé en France depuis 2004, nous vient d’Asie du sud-est, et est désormais également implanté sur le continent américain et dans une partie de l’Europe. Ce moustique qui peut véhiculer le virus de la dengue ou du chikungunya

moustique tigre france
moustique tigre france
[source : lefigaro].

Mise à jour 15/09/2014
L’opération de démoustication a bien eu lieu le jeudi matin, à 10 heures, sur le site d’Otico, entreprise spécialisée dans la fabrication de roues spéciales pour tracteurs, à Chalmaison.
Le produit utilisé était un mélange d’eau et de Bacillus thuringiensis ser israelensis (BTI). Il a été vaporisé sur toute la surface du site, et spécialement sur les pneus, l’un des gîtes de reproduction favoris du moustique. C’est d’ailleurs parce que la société importe des pneus de divers pays qu’elle a été placée sous surveillance par l’EID.
Ce n’est pas la première fois qu’un moustique tigre est repéré à Chalmaison puisque des cas similaires s’étaient produits en 2008 et en 2010. Jamais aucune épidémie n’a été à déplorer, conséquence de la vigilance des autorités vis-à-vis de cette question de santé publique.
Durant la fumigation, qui a duré une bonne partie de la journée, les salariés de l’entreprise sont restés confinés dans les locaux pour éviter toute inhalation du produit toxique.
[source : larepublique77.fr]

Moustique tigre : Le Morbihan sous surveillance

Le moustique tigre continue à remonter le long de la façade Atlantique. Même si aucune activité biologique n’a été observée en Bretagne, des sites d’entrée ont été placés sous surveillance dans le Morbihan.

Le moustique tigre, qui avait déjà été aperçu en Vendée en juillet dernier, a été repéré par un habitant, qui a envoyé sa photo depuis son smartphone à l’Entente interdépartementale de démoustication (EID). En effet, l’EID Atlantique a mis en place une application sur téléphone portable qui permet à n’importe quel citoyen, qui a un doute sur un moustique, d’envoyer une cliché immédiatement à l’EID. 800 signalements ont ainsi été reçus par l’EID. L’Entente a donc pu déclencher immédiatement les mesures de traitement à Fontenay-le-Comte.

Le moustique tigre est apparu pour la première fois en France en 1999, poursuit inexorablement sa remontée le long de la côte Atlantique. Il est très présent et actif le long du bassin méditerranéen, en Corse, en Gironde, en Lot-et-Garonne. Il a été détecté plusieurs fois sur des aires d’autoroute en Charente-Maritime en 2013 et il est maintenant en phase de préimplantation en Vendée. « Son évolution est telle qu’il faut s’attendre, en Bretagne, à des détections dans les cinq prochaines années », indique Sébastien Chouin, directeur scientifique de l’EID.
Le Morbihan, porte d’entrée potentielle, a donc été placé sous surveillance. Le port de Lorient ainsi que des sociétés qui importent des carcasses de pneus sont considérés comme des « sites stratégiques ». Des points de piégeage ont été installés dans ces endroits. l’EID Atlantique est actuellement mobilisé dans le cadre d’un arrêté préfectoral de lutte contre les moustiques dans le Morbihan pour réguler préventivement les populations larvaires des espèces les plus agressives. Vingt-deux communes littorales, possédant de larges zones humides, sont surveillées et font l’objet d’opérations de traitement. Des techniciens opèrent au pulvérisateur dans les zones d’eau stagnante pour empêcher l’éclosion des oeufs. L’EID parle de régulation car ce n’est pas l’élimination qui est recherchée, hormis pour le moustique tigre. « Nous venons de connaître une forte activité suite aux passages pluvieux et aux grandes marées », indique Sébastien Chouin.

[source : Le Télégramme]

Alerte aux moustiques à Nantes

Les moustiques attaquent

Depuis une semaine, les moustiques attaquent les Nantais, c’est une véritable invasion. Ils ont colonisé de Nantes, les bords de Loire, de l’Erdre, et les quartiers.

Un habitant de Nantes, constate : « C’est pire que la Thaïlande ! Dès qu’on ouvre la fenêtre, quatre, cinq moustiques entrent. » Une autre a fui les bords de Loire pour protéger ses enfants, mais malgré cela, « Même dans un parc place de l’Edit-de-Nantes, ils se sont fait dévorer (par les moustiques NDLR) ».

Les pharmacies dévalisées

Les pharmacies confirment cette tendance. La pharmacie de la rue Lanoüe-Bras-de-Fer à Nantes, a « vendu 15 anti-moustiques » et « n’a plus aucun stock », selon le pharmacien, qui n’a jamais vu cela depuis 2 ans qu’il travaille ici. Une autre pharmacienne indique qu’entre 15 et 20 clients passent chaque jours à cause de ces moustiques depuis une semaine. Cette prolifération est probablement due à toutes les pluies de l’avant-saison etdes températures relativement clémentes.

Pourquoi cette invasion de moustiques ?

Sept pics de présence de moustiques sont à dénombrer entre 1995 et 2010, d’après une étude de l’Institut national de veille sanitaire (INVS). Une hypothèse est que ces pics soient liés à forts coefficients de marées couplés à des vents d’Ouest dominants ».

[source : ]

3 cas de dengue autochtones confirmés au Japon

Dengue au Japon, première fois depuis 70 ans

Trois cas autochtones de dengue ont été confirmés au Japon, par le ministère de la Santé du Japon. Ces personnes ne s’étaient pas rendues à l’étranger ont été malgré tout été testées positives à la dengue (sorte de fièvre tropicale) à Tokyo et dans sa banlieue. Ces malades ont été diagnostiqués à Saitama, non loin de Tokyo, ainsi que dans la capitale. Il s’agit d’une mineure, d’un homme et d’une femme d’une vingtaine d’années. Les trois fréquentent le même établissement d’enseignement actuellement fermé pour l’été et se sont rendus en août dans le parc Yoyogi à Tokyo. Et c’est vers ce grand jardin public tokyoïte que les soupçons se focalisent désormais.

Moustique porteur du virus pas encore identifié

Les patients semblent avoir été piqués par un moustique présent dans ce parc très fréquenté. Mais pour le moment, les recherches effectuées sur les moustiques attrapés dans ce vaste espace vert de la capitale ont ét infructueuses.

Démoustication dans le parc Yoyogi

Des mesures de démoustication sont en cours dans le parc japonais. En effet, la dengue, également appelée "grippe tropicale", est une infection virale qui se transmet via des moustiques infectés par le virus (ayant préalablement piqué une personne infectée par ce virus) mais qui ne se diffuse pas directement de personne à personne. Une démoustication permet donc de limiter les risques de piqure d’autres personnes, et donc de contamination de plus grande ampleur.

Cas autochtones rarissimes, mais cas importés fréquents

Les cas autochtones de dengue sont rarissimes au Japon, mais ceux importés de l’étranger, eux, se chiffrent à environ 200 par an, selon le ministère de la Santé. Les autorités recommandent de se protéger des moustiques qui sont assez redoutables l’été dans tout le Japon, y compris dans les mégapoles.

[source : Sciences et Avenir]

Un champignon pour tuer les larves de moustique

Un champignon pour lutter contre le moustique tigre?

Une équipe de dix chercheurs argentins (Université nationale de La Plata, près de Buenes Aires) a découvert un champignon dont les toxines tuent les larves de moustiques tigres. Son petit nom : le Leptolegnia chapmanii.
Ce champignon se développe dans différents milieux, dans des eaux pures ou souillées, quelle que soit la température, et pour un coût a priori modique
Les scientifiques travaillent au développement d’un liquide qui pourrait être versé dans l’eau afin de tuer les larves des aedes albopictus, sans mettre en danger les hommes et les animaux.

champignon moustique tigre
champignon moustique tigre
[sources : le figaro et reunion.la1ere.fr]