Pétition contre le moustique tigre près de Nice

Des habitants de Saint Pancrace se sont organisés pour mettre en place une pétition contre le moustique tigre.
La pétition, disponible ici, vise à demander aux autorités de traiter le canal de la Vésubie contre les larves de moustique tigre.

Un canal désafecté

Entre Aspremont et Gairaut, le long de son parcours et particulièrement dans le quartier niçois de Saint Pancrace, le canal désaffecté de la Vésubie, vide de l’eau qu’il amenait à la station de traitement de Rimiez est, toute l’année depuis son abandon, rempli d’eau stagnante provenant des pluies ou des eaux d’infiltration. Dès le début de la saison des moustiques, en avril ou mai, leurs larves apparaissent dans ces eaux et les moustiques y prolifèrent chaque année plus nombreux. L’an dernier une pétition des riverains avait entrainé une seule opération de traitement larvicide par les services de santé de la mairie de Nice qui avait LEGEREMENT diminué le nombre de ces insectes.

Selon les riverains, ce canal, propriété de la ville de Nice, devrait être comblé, de manière à éviter cette stagnation d’eau croupie. Tous les riverains et en particulier les enfants, ne peuvent vivre au dehors de chez eux chaque été à cause du nombre de moustiques.

Les riverains appellent donc le service d’hygiène et de santé de Nice et l’ARS 06 à combler ce canal afin d’éviter tous ces désagréments.

canal vesubie nice moustique tigre

Un eBook gratuit pour lutter contre le moustique tigre

Aujourd’hui nous avons sélectionné pour vous « Arthélie et Sudel contre le moustique tigre », un eBook gratuit, disponible en téléchargement sur l’Apple Store.

Arthélie et Sudel contre le moustique tigre

Ce livre (rédigé par par Roxane Montaigu, une éducatrice en école primaire) parle des maladies vectorielles et interroge sur la lutte contre les moustiques porteurs du virus Zika, du chikungunya et de la dengue, et de la fièvre jaune.
Ce qui est intéressant, c’est que ce livre peut être manipulé en classe (cycle 2 et 3), du fait qu’il peut servir aux séances de langage (le texte est en français et élaboré avec une enseignante), aux séances de découvertes du monde, d’éducation à l’éco-citoyenneté, ainsi qu’aux séances d’informatique.
Les jeux interactifs permettent au lecteur de tester ses connaissances sur le sujet qu’est la lutte antivectorielle.
Les illustrations sont adaptées au regard de l’enfant; des images épurées pour mieux se concentrer sur l’histoire et apprendre à agir dans cette lutte contre le moustique.

L’Education Nationale s’équipe de plus en plus en supports numériques afin de garantir au mieux l’accessibilité à la culture et aux apprentissages.
Le numérique trouve sa place au sein des classes, avec des enseignants qui aujourd’hui sont de plus en plus formés.

Arthélie et Sudel contre le moustique tigre

A propos de Roxane Montaigu

Roxane Montaigu et Grégory Morel vivent à La Réunion.
De 2005 à 2007, ils prennent de plein fouet l’épidémie de chikungunya véhiculée par le moustique tigre dans tout l’océan indien.
Une mobilisation sans précédent se met en place pour éradiquer les gîtes larvaires par le plan de démoustication mis en oeuvre et dans le même temps la controverse arrive face à l’utilisation de produits insecticides toxiques pour l’environnement.
Comment réussir ce mousticogénocide sans endommager la nature et les espèces vivantes?
En 2010, Roxane, éducatrice de métier, travaillait dans les écoles maternelles et primaire et ‘sonda’ les élèves sur cette épidémie qui toucha environ 45% de la population réunionnaise.
A son grand étonnement, les enfants lui répondirent qu’ils ne connaissaient pas ce mot ‘chikungunya’ alors que les gens infectés à l’époque subissent encore à l’heure actuelle des crises de douleurs articulaires très aigues.

Elle a donc écrit ‘Arthélie et Sudel contre le chik’ et Grégory, graphiste, a réalisé les illustrations adaptées au regard du jeune enfant.
Une histoire ludique et pédagogique autour de l’éducation à l’éco citoyenneté par la lutte anti vectorielle.

Plus d’info ici : lianou974.com et téléchargement de l’eBook sur l’Apple Store

Si vous voulez leur faire un don (moustique-tigre.info ne perçoit aucune participation sur ces dons), c’est par ici : faire un don à lianou974

Des chauve souris pour lutter contre le moustique tigre ?

Des chauve souris pour lutter contre le moustique tigre ?

A Marmande, la Ville veut freiner la prolifération du moustique-tigre en installant 100 abris à chauve-souris.

Le moustique tigre bien installé en Lot-et-Garonne

Le moustique-tigre a pris ses aises en Lot-et-Garonne, il n’en partira pas. Ce n’est donc pas pour éradiquer l’insecte en pyjama noir et blanc que la Ville de Marmande la chauve-souris, mais Marmande veut néanmoins choyer les chiroptères, capables de dévorer près de 4 000 moustiques-tigres par jour. Et donc de jouer le rôle d’insecticides naturels redoutables.

« Nous misons sur un plan de développement durable impliquant le moins de nuisances possible pour les habitants »

Depuis un mois, Marmande a confié à ses services techniques le soin de construire des abris pour chauve-souris. « Pour lutter contre la prolifération des moustiques-tigres, étant donné les nombreuses plaintes reçues en mairie, nous misons sur un plan de développement durable impliquant le moins de nuisances possible pour les habitants, indique le maire Daniel Benquet. Des choses très classiques, comme des supports de communication complets, une vidéo, des contacts avec les entreprises pour éviter la stagnation d’eau aux abords de leur site, l’embauche de services civiques pour sensibiliser la population, etc. Et puis nous innovons avec ce projet d’installation d’une centaine d’abris à chauve-souris. »

Attirer les chauve souris


chauve souris moustique tigre

Un prototype d’abri à chauve souris a été présenté il y a quinze jours en bureau municipal. Ces supports visent à apporter protection et chaleur aux chiroptères afin qu’ils reviennent en ville. Une récente étude présentée par le ministère de l’Environnement a indiqué que le Lot-et-Garonne comptait parmi les départements ayant les plus forts taux de chauves-souris considérées comme menacées ou quasi menacées d’extinction. « Il en reste dans les campagnes. Mais en milieu urbain, elles ne trouvent pas suffisamment de calme. Il faut donc les aider à y revenir. Il est important de les réintroduire », poursuit le maire.

Un étudiant de l’université de Bordeaux, en master 2 Biologie de l’environnement, spécialiste des cycles des deux espèces, devrait prochainement venir en renfort pour aider à l’implantation de ces abris que les habitants construiront au travers des conseils de quartier.

« Il reste des chauves-souris dans les campagnes. Mais il faut les aider à revenir en ville »

Ce levier innovant de lutte contre la prolifération du moustique-tigre, espèce invasive vectrice notamment du chikungunya et de la dengue, complétera un « arsenal » chimique que les services municipaux jugent peu efficaces. « C’est simple, nous faisons deux traitements annuels. Leur efficacité est de cinq jours chacun », assène Daniel Benquet. Maigre, effectivement. Des traitements individuels chez le particulier, moyennant des frais, peuvent être proposés par la Ville. Là encore, aucune garantie d’efficacité, le satané moustique pouvait très bien avoir pris ses aises chez le voisin.

Quelle efficacité pour ces chauve souris?

L’efficacité des petits mammifères est-elle avérée, ceux-ci vivant la nuit, à l’heure où les moustiques-tigres sont en sommeil ? « L’été, les chauves-souris sortent quand la luminosité commence à chuter. On les voit d’ailleurs très bien virevolter. C’est le moment où les moustiques-tigres sont très virulents. Nous espérons simplement que les chauves-souris s’approprieront rapidement ces nichoirs. »

Le conseiller départemental Joël Hocquelet, très impliqué dans cette lutte pense qu’au contraire les deux espèces ne feront que se croiser. L’expérience, qui sera mise en place dès cette année dans la commune, sera donc seule juge. Une chose est sûre : la municipalité de Marmande relève les manches. Au risque de se faire piquer (l’idée, tout du moins).

L’avis de moustique-tigre.info

Nous avons demandé à plusieurs de nos contributeurs et certaines personnes ont des chauve souris tous les soirs qui virevoltent au dessus de leur jardin. Ils nous ont tous confirmé que les chauve souris n’ont absolument aucun impact sur les moustiques tigres, pour deux raisons principales :

  • Les chauve souris sortent au moment où les moustique tigres vont s’abriter pour la nuit
  • Les chauve-souris volent au dessus 3-4 mètres de haut, soit plutôt au dessus de la zone préférée des moustiques tigres (plutôt en dessous de 3 mètres, voire même plutôt au niveau des chevilles!)

Nous émettons donc de sérieux doute quant-à l’efficacité de cette mesure, même si nous serions ravis qu’elle fonctionne. Peut-être faudrait-il néanmoins pousser l’étude pour identifier des espèces de chauve-souris volant plus bas et chassant plus tôt ? Il serait intéressant d’étudier si de telles espèces existent et si la population de moustique tigre est moins dense aux alentours de leur habitat ?

Attention également aux démoustications abusives. Etant donné que l’effet est très court (5 jours cités plus haut), le jeu en vaut-il la chandelle ? D’autant que les événement récents font planer des doutes sur les effets sur la santé (voir notre article Lien entre microcéphalies et insecticides ?)

[source : sudouest.fr, compléments moustique tigre]

Les cas de microcéphalies liés à un pesticide et non au virus Zika ?

Nous revenons aujourd’hui sur les cas de microcéphalies : et si l’épidémie Zika n’était pas le bon coupable  ? Des chercheurs argentins mettent en cause un pesticide, injecté dans le réseau d’eau potable et produit par partenaire particulier de Monsanto, d’être à l’origine des microcéphalies.

microcephalie au brésil

Une étude qui sème le doute

En effet, ce groupe de chercheurs argentins et brésiliens, dirigé par Avila Vazquez, pédiatre spécialiste de néonatalogie (prise en charge des nouveau-nés) a soulevé cette hypothèse. Dans une étude publiée le 3 février 2016, ils ont en effet mis en doute la responsabilité du seul virus Zika dans l’augmentation exponentielle de microcéphalies enregistrées chez les nouveau-nés ces derniers mois. Selon eux, les cas de malformations à la naissance seraient dus, non pas au fameux moustique, mais à l’utilisation d’un pesticide : le Pyriproxyfen, produit par Sumitomo Chemical, partenaire japonais de la multinationale américaine Monsanto. Ce pesticide utilisé plus particulièrement au Brésil, a été injecté dans le réseau d’eau potable de certaines régions, sert à la lutte contre la prolifération du moustique-tigre, vecteur de la dengue.

Un futur scandale sanitaire et financier ?

Partis d’un simple postulat, les chercheurs se sont demandés pourquoi Zika (virus identifié dès les années 1950 en Ouganda), une maladie relativement bénigne, ne provoquait pas partout des malformations chez les nouveau-nés. Et de s’appuyer sur le constat qu’en Colombie, où il sévit également, mais où le produit chimique n’est pas utilisé, aucun cas de microcéphalie n’a été enregistré jusqu’à ce jour. Plus étonnant encore, ils remarquent que, dans certaines zones où 75 % de la population a été testée positive à Zika, il n’y avait jamais eu de malformations comme celles observées au Brésil : « Les malformations détectées chez des milliers d’enfants nés de femmes enceintes dans des régions où l’État brésilien a ajouté du Pyriproxyfen ne sont pas une coïncidence et ce, même si le ministère de la Santé incrimine directement le virus Zika », ont déclaré dans un communiqué les chercheurs à l’origine peut-être d’un futur scandale sanitaire et financier. La solution serait donc non pas à chercher dans les eaux stagnantes, mais dans l’eau potable des régions infectées et notamment celles du Nordeste brésilien, qui, avec 1 447 notifications de microcéphalies, est l’épicentre du phénomène. Depuis plus de dix-huit mois, les autorités brésiliennes, sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), y injectent dans le système hydrique cet insecticide. Une solution pour le moins expéditive de lutter contre le virus, dans cette région qui est l’une des plus pauvres du Brésil où « 70 % des mères d’enfants atteints par la maladie vivent dans une extrême pauvreté », dixit le Diario de Pernambuco (quotidien du Nordeste). Crise que ne connaît décidément pas le géant Monsanto, une nouvelle fois mis à l’index. Crise que ne connaîtront pas non plus les laboratoires pharmaceutiques, qui ont dix-huit mois pour trouver la solution et enlever le marché : « Une quinzaine de laboratoires et agences nationales de recherche sont sur les rangs », a déclaré la sous-directrice de l’OMS, le Dr Marie-Paule Kieny. Dans le lot, deux vaccins sembleraient des plus prometteurs : l’un est développé par l’Institut national de la santé américain – institution gouvernementale – et l’autre par le laboratoire indien Bharat Biotech. Mais les États-Unis pourraient très vite avoir une longueur d’avance. Barack Obama ne vient-il pas de demander au Congrès américain 1,8 milliard de dollars (1,6 million d’euros) pour combattre Zika ?

Zika : une épidémie qui s’étend

Le Brésil est en première ligne, mais l’épidémie s’étend. Le Brésil est aujourd’hui le pays le plus touché par le virus Zika. Ce sont en effet un million et demi de personnes qui ont été contaminées depuis 2015. Derrière lui se trouve la Colombie. Jusqu’en 2014, le virus n’était pas recensé sur le continent américain. Il est connu, en revanche, depuis les années 1950 en Afrique.

[source : L’Humanité]

Zika – Transmission par voie sexuelle ?

Lundi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que l’épidémie du virus Zika relevait dorénavant d’une « urgence de santé publique de portée mondiale ». Elle a en effet estimé qu’il existait un lien entre cette maladie, transmise par certains moustiques (dont le fameux moustique tigre) et le nombre croissant de cas de microcéphalies chez les nourrissons, en Amérique du Sud. Depuis mardi, l’épidémie a pris de nouvelles proportions avec la suspicion d’un cas d’infection par voie sexuelle.

La transmission par voie sexuelle prouvée ?

Il aura fallu attendre plusieurs heures avant d’obtenir la confirmation, ce mercredi, par le directeur des Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), d’un cas d’infection au Texas suite à une relation sexuelle. Plusieurs cas avaient par ailleurs déjà été signalés aux Etats-Unis. L’infection du patient contaminé, biologiste de formation, remonterait à 2008 lors d’une mission au Sénégal. Il aurait contaminé son épouse par voie sexuelle.

Un risque de contamination plus élevé ?

Le responsable de l’unité d’Épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et enseignant au Cnam, Arnaud Fontanet, estime que cette nouvelle information « ne remet pas en cause la compréhension » que les chercheurs ont de la maladie. Il ajoute : « Cela ne doit pas nous détourner du principal vecteur de transmission qui reste tout de même la piqûre du moustique ».

En revanche, ce mode d’infection doit inciter les pays, qui n’étaient jusque-là pas touchés par la contamination du moustique, à « reconsidérer » la prise en charge de la maladie. « On peut imaginer de demander aux hommes diagnostiqués au retour d’un pays d’endémie, avec une infection symptomatique, d’utiliser des préservatifs dans les semaines qui suivent », ajoute Arnaud Fontanet.

La contamination par voie sexuelle a-t-elle des conséquences sur la nature de la maladie ?

« Vraisemblablement, ça ne change rien », croit savoir le chercheur. Les symptômes provoqués par cet arbovirus, « cousin » de la dengue et du chikungunya, sont le plus souvent bénins. A l’exception de quelques cas rapportés de syndrome de Guillain-Barré, le virus semble peu dangereux pour les adultes en bonne santé puisque 75 à 85 % des personnes contaminées ne présentent aucun symptôme du virus. Il aurait toutefois des conséquences dramatiques chez les femmes enceintes avec des cas de microcéphalies (malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec une tête et un cerveau anormalement petits).

[source : 20Minutes]

Que sait-on du virus Zika – Le point en vidéo

Trois à quatre millions de cas sont attendus dans la région des Amériques cette année…


Virus zika: Malformations, propagation, ce que… par 20Minutes

L’OMS qualifie ce phénomène d’« urgence de santé publique de portée mondiale » le 1er février du fait de l’épidémie de Zika qui sévit actuellement, alors que les laboratoires pharmaceutiques – dont le français Sanofi – et les scientifiques s’activent pour trouver un vaccin.

Le virus, qui se propage « de manière explosive » dans la région des Amériques, avec 3 à 4 millions de cas attendus en 2016, tire son nom d’une forêt en Ouganda où il a été repéré pour la première fois en 1947.

Malformation et Zika : le moustique tigre responsable de la transmission du virus

Le Zika est très proche du virus de la dengue, puisqu’il appartient à la même famille des Flavivirus, qui compte également le chikungunya, et est transmis par une piqûre de moustique du genre Aedes, A. aegypti ou A. albopictus (moustique tigre). Il est soupçonné de causer des malformations congénitales, notamment des microcéphalies (malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec une tête et un cerveau anormalement petits), et d’être lié au syndrome neurologique de Guillain-Barré (SGB).

Réunion d’urgence sur le Zika à l’OMS

Un comité d’urgence s’est tenu lundi à l’OMS pour déterminer si le virus Zika, transmis par la piqûre du moustique tigre, constitue une urgence de santé publique mondiale ou non. Trois à 4 millions de cas sont attendus aux Etats unis cette année.

Une urgence de santé mondiale ?

Le virus Zika est-il une « urgence de santé publique mondiale » ? Telle est la question à laquelle tentera de répondre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’issue de ce comité. La rareté de cet événement atteste de l’inquiétude de l’institution sur l’éventualité d’une épidémie de portée mondiale.

L’OMS a averti la semaine dernière que le virus, qui se transmet par une piqûre de moustique tigre de genre Aedes aegypti ou Aedes albopictus, se propage « de manière explosive » dans la région des Amériques, avec 3 à 4 millions de cas attendus en 2016.

Explosion des microcéphalies infantiles

Le Brésil, qui est le pays le plus touché par le Zika, avait déjà sonné l’alerte en octobre dernier, lors de l’apparition d’un nombre inhabituellement élevé dans le nord-est de cas de microcéphalie, malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec une tête et cerveau anormalement petits. Depuis, 270 cas confirmés de microcéphalie et 3 448 cas suspects ont été enregistrés, contre 147 en 2014.

La Colombie, le Salvador, l’Équateur, le Brésil, la Jamaïque et Porto Rico ont d’ores et déjà recommandé aux femmes d’éviter toute grossesse tant que l’épidémie de Zika n’est pas sous contrôle. En Europe et en Amérique du Nord, des dizaines de cas d’infection par le Zika ont été signalés parmi les personnes revenant de vacances ou de voyages d’affaires dans les pays touchés.

La directrice de l’OMS, Margaret Chan, a par ailleurs souligné qu’une relation de cause à effet entre la propagation du virus et l’augmentation des cas de microcéphalie chez les nouveau-nés était fortement « suspectée » bien que non scientifiquement et rigoureusement prouvée.

Une conférence téléphonique

La réunion d’urgence s’est faite via conférence téléphonique entre de hauts responsables de l’OMS, des représentants des pays affectés, et des experts. Les participants devraient annoncer leur décision cette semaine.
L’OMS s’est abstenue jusqu’à présent de formuler des recommandations concernant les voyages dans les zones affectées par le Zika, soulignant que la prévention la plus efficace consistait à éliminer les eaux stagnantes, où prolifèrent les moustiques, et à utiliser des répulsifs et des moustiquaires pour se protéger.

Il n’existe actuellement aucun traitement, et selon l’OMS, la mise au point d’un vaccin devrait prendre plus d’un an.

Infographie OMS : moustique tigre zika

[source : France24]

3 premiers cas de Zika en Floride

Les trois premiers cas du virus zika ont été enregistrés en Floride, au sud-est des États-Unis, chez des personnes ayant voyagé récemment en Amérique latine, selon les autorités de santé mercredi.

moustique tigre zika

Les deux premiers cas avaient été détectés dans le comté de Miami-Dade. Les personnes touchées s’étaient préalablement rendues en Colombie (au mois de décembre précisément). Ce troisième cas a été constaté dans le comté de Hillsborough chez une personne ayant voyagé au Venezuela en décembre également, a précisé Mara Gambineri, du département de la Santé de Floride.

Pour le moment, il n’a pas été signalé de cas de contamination autochtone aux États-Unis, le virus s’étant en revanche propagé très rapidement ces dernières semaines en Amérique du Sud et dans les Caraïbes.

Pour rappel, le virus zika se transmet par l’intermédiaire de piqûres de moustiques et notamment du moustique tigre. Il n’existe pas de traitement curatif ni de vaccin contre cette maladie, seulement des traitements des symptômes.

Les symptômes sont généralement grippaux (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées et se manifestent dans les trois à 12 jours qui suivent la piqûre par le moustique.

Femmes enceintes, soyez particulièrement vigilantes. En effet, le virus peut être transmis au foetus et entraîner des malformations congénitales voire la mort.

Les États-Unis ont ainsi appelé la semaine dernière les femmes enceintes à éviter de se rendre en Guyane, en Martinique et dans une dizaine de pays touchés par l’épidémie de zika.

Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), 26 cas d’infection par le virus zika avaient jusqu’alors été diagnostiqués aux États-Unis depuis 2007 chez des personnes qui l’avaient contracté hors du pays.

[source : Journal de Montréal]

Zika : ce nouveau virus du moustique tigre qui menace la métropole

Nous en avons déjà parlé plusieurs fois dans nos lignes, le zika est un des virus transmissibles par le moustique tigre. Ses complications peuvent avoir des répercutions neuronales ou congénitales. Certains pensent qu’il pourrait atteindre la métropole. Pour l’heure, il est en progression principalement dans l’arc antillais.

Articles liés sur notre site à propos du Zika

Alerte zika sur l’arc antillais

Les agences régionales de santé de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe ont été les premières à lancer l’alerte. Plusieurs personnes ont été signalées comme infectées par le virus Zika et des mesures de confinement ont été prises immédiatement.

Le virus zika, qui appartient à la famille des Flaviviridae du genre Flavivirus, comme ceux de la dengue ou de la fièvre jaune, se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique du genre Aedes (dont le moustique tigre, aedes albopictus).

Les complications de cette maladie peuvent être graves, principalement d’ordre neurologiques ou des malformations congénitales chez les femmes enceintes.

Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées. Ils se manifestent dans les 3 à 12 jours qui suivent la piqure.

Origine et progression

Ce virus originaire d’Afrique pourrait être arrivé dans cette région via le Brésil et la Guyane avant de remonter l’arc antillais.

Douze cas sont confirmés en Martinique début janvier.

En 2013, c’était près de 55.000 personnes qui avaient été contaminées par le Zika en Polynésie française.

La Métropole menacée ?

Et en Métropole, qu’en est-il?
Une contamination n’est pas à écarter, car depuis on apparition en 2004 à Menton, le moustique tigre n’a cessé de progressé jusque dans le Var et le pourtour méditerranéen.
Et lors de la récente épidémie de Chikungunya aux Antilles, des cas avaient été répertoriés dans l’Hérault en 2014.
Pour que le virus se propage en France, il faudrait qu’un ou plusieurs voyageurs reviennent contaminés depuis les Antilles, lors de la période de présence du moustique tigre en France métropolitaine, soit entre mai et octobre. Si tel était le cas, il pourrait se faire piquer par un moustique tigre, qui transmettrait à son tour le virus à d’autres personnes autour etc.

La prudence est donc de mise, et en cas de doute, il est indispensable de contacter la pharmacie ou votre médecin traitant.

[source : Nice Matin et compléments moustique-tigre.info]

Zika

le ministère de la Santé a confirmé le 19 décembre dans un communiqué que les deux premiers cas de contaminations par le virus zika ont été repérés en Martinique et en Guyane.

« Les Agences régionales de santé (ARS) de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe sont mobilisées pour mettre en œuvre toutes les mesures permettant de surveiller et de limiter la dissémination du virus et de prendre en charge les personnes concernées », précise le communiqué.

Une menace sérieuse

«La menace est sérieuse» car déjà cet été 2015 «le Haut Conseil à la santé publique estimait dans un avis que le risque de transmission du virus Zika était « élevé dans les départements français d’Amérique » et « réel à La Réunion et à Mayotte » ainsi que «dans les départements métropolitains où (le moustique) Aedes albopictus est implanté».

La plupart des cas asymptomatiques

Transmis par les moustiques (notamment le moustique tigre), le virus zika entraîne, dans les trois à douze jours qui suivent la piqûre, des symptômes de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures), des éruptions cutanées, mais aussi des conjonctivites, douleurs derrière les yeux ou encore œdèmes des mains et des pieds. Toutefois, la plupart des patients contaminés ne ressentent aucun symptôme.

Il n’existe à ce jour pas de traitement curatif ni de vaccin. Les autorités sanitaires recommandent par conséquent de se protéger contre les piqûres de moustiques, y compris dans la journée.

Attention : le virus zika peut entraîner des malformations congénitales chez l’enfant. Les femmes enceintes résidant ou voyageant dans les zones concernées sont donc invitées à consulter leur médecin pour assurer un suivi.

[source : 20Minutes