Risque élevé d’épidémie de Zika en Floride

[source photo shutterstock via lesechos.fr]
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Il est désormais possible d’être contaminé par le virus Zika aux Etats-Unis. Quatre cas ont été détectés en Floride, à Miami et dans le comté de Broward, probablement suite à la piqûre d’un moustique tigre, a annoncé le gouverneur Rick Scott. Il s’agit de trois hommes et d’une femme. Aucune hospitalisation n’a été nécessaire.

Si 1.600 cas ont déjà été recensés aux Etat-Unis, c’est la première fois que des personnes sont contaminées par un moustique autochtone.

Les autorités sur le qui-vive

Les autorités de l’Etat ont rapidement mis en place des tests sur les moustiques et recherchent d’éventuelles autres personnes contaminées. Pour l’instant, aucun moustique n’a été identifié comme infecté par le virus et les déplacements en Floride n’ont pas été limités. Les dons de sang ont cependant été suspendus. Les autorités britanniques, elles, ont conseillé aux femmes enceintes d’éviter, dans la mesure du possible, de se rendre en Floride.

27 millions de dollars débloqués

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont débloqué 27 millions de dollars afin de financer des mesures d’urgence en Floride. «Nous recommandons aux personnes situées dans les zones où les moustiques Aedes aegypti sont présents, et en particulier aux femmes enceintes, de prendre des mesures pour éviter les piqûres de moustique», a déclaré le directeur des CDC, Tom Frieden.

Utiliser des insectifuges, porter des manches longues et des pantalons, utiliser des moustiquaires ou la climatisation, ainsi qu’éviter la proximité des points d’eau stagnante où les moustiques pondent leurs oeufs, font partie des précautions à prendre.

Zika s’est initialement développé dans les Caraïbes et en Amérique latine, où il a connu une expansion très rapide et a beaucoup nuit à l’activité touristique. A Porto-Rico, 5.582 cas ont été recensés.

Transmission du virus

Le virus se transmet par la piqûre d’un moustique Aedes infecté, comme l’aedes albopictus (moustique tigre) ou l’aedes aegypti par exemple, ou lors de rapports sexuels. Bénigne pour la majorité des personnes, la contamination des femmes enceintes peut avoir des conséquences dramatiques. Elles peuvent en effet transmettre le virus à leur bébé pendant la grossesse ou l’accouchement. Plus grave, le bébé d’une femme contaminée lors de la grossesse risque d’être atteint de microcéphalie ou d’autres malformations . Au Brésil, pays le plus touché par le virus – avec 165.907 cas suspects ou confirmés depuis fin 2015 -, 1.749 des 8.703 cas suspectés de microcéphalie liés au virus ont été confirmés par l’OMS, entre fin octobre 2015 et le 23 juillet 2016.

Une femme porteuse du virus a récemment donné naissance en Espagne au premier bébé atteint de microcéphalie liée au virus en Europe.

[source : Pauline Verge via lesechos.fr]

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