Fin de l’épidémie de chikungunya en Martinique

Diminution du nombre de cas cette semaine

200 nouveaux cas de chikungunya ont été recensés entre le 15 et le 21 décembre 2014, d’après l’Agence Régionale de Santé (ARS). Ce chiffre est très inférieur aux mois précédents (2000 à 3000 cas par semaine), ce qui semble entrevoir la fin de l’épidémie, à laquelle les spécialistes veulent croire.

40% de la population touchée en un an

En un an, l’épidémie de chikungunya a touché plus de 140 000 habitants sur l’île, soit environ 40% de la population, et a causé la mort de 83 personnes. Ce chiffre tient compte à la fois des personnes qui ont vu un médecin et ceux qui n’en n’ont pas pris la peine. « Dans ma famille, ma mère mes soeurs et moi-même avons été touchées », déclare une femme, qui semble encore marquée par la maladie.

D’autres en subissent les douloureuses conséquences. « J’ai les suites, je souffre du genou, c’est pourquoi j’ai ma canne », dit un homme qui lui aussi semble encore souffrir. Pour ces phases post chikungunya, une prise en charge spécifique existe.

[source : martinique 1ère]

Deux premiers cas de chikungunya en Martinique

Deux premiers cas de chikungunya diagnostiqués en Martinique

L’ARS de la Martinique a confirmé ce vendredi 20 décembre que deux cas de chikungunya ont été diagnostiqués en Martinique jeudi 19 décembre 2013. Cette confirmation a été possible grâce à des prises de sang sur les deux personnes malades; prises de sang qui ont ensuite été analysées à Marseille (au centre national de référence).
Ce sont les premiers cas officiellement diagnostiqués en Martinique. En effet, le chikungunya était jusqu’alors absent de la région, contrairement au virus de la dengue, qui est un virus endémique des caraïbes. Le virus du chukungunya peut être véhiculé par le moustique aedes argypti comme par le moustique tigre, ou aedes albopictus

Renforcement des mesures de surveillance

De nouvelles actions ont été mises en place par l’ARS de la Martinique et la cellule interrégionale d’épidémiologies Antilles-Guyane. Elles viennent compléter le dispositif de surveillance interrégionale renforcé, qui avait été mis en place, du fait de la confirmation des premiers cas de chikungunya confirmés début décembre à Saint-Martin. voir aussi l’article : chikungunya Saint Martin

Douleurs intenses et forte fièvre

Le temps d’incubation du chikungunya est de quatre et sept jours après la piqûre du moustique. Les symptômes sont généralement caractérisés par une intense et rapide fièvre, accompagnée de douleurs articulaires, très intenses et parfois incapacitantes, se situant particulièrement autour des poignets, des chevilles et des phalanges. Ces symptômes peuvent par ailleurs être accompagnés de douleurs musculaires et de maux de tête, une grande fatigue ainsi qu’une éruption cutanée et des démangeaisons, par exemple au niveau de la voute plantaire. Dans certains cas, par des hémorragies bénignes peuvent se déclarer au niveau des gencives, particulièrement chez les enfants.
Ces symptômes s’étalent généralement sur cinq à dix jours, bien que les douleurs articulaires puissent rester plus longtemps. Dans certains cas, rares, il peut être nécessaire de procéder à une hospitalisation.

[source : le monde]

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