Les produits chimiques ne sont pas du tout la bonne solution pour lutter contre les moustiques

La saison des piqûres de moustique bat son plein, ces insectes qui prolifèrent de manière inhabituelle cet été.

Produits chimiques : pas la bonne solution

« Les produits chimiques ne sont pas du tout la bonne solution pour lutter contre les moustiques », a expliqué jeudi sur France Info Gilles Bénard, entomologiste et spécialiste de ces insectes. « Surtout quand ce sont des moustiques qui se développent autour des habitations. C’est le cas du moustique tigre qu’on ne trouve pas dans le milieu naturel ».

démoustication moustique tigre

Pourquoi autant de moustiques cet été?

Pourquoi il y a-t-il autant de moustique cet été ? « Le problème moustique doit être lié aux problèmes de inondations qu’il y a eu il y a quelques semaines. (…) cela crée des sous-bois inondés, des marais qui sont remis en eau, et les œufs présents sur le sol vont pouvoir éclore et se développer plus que les autres années où il y a moins de surfaces en eau », a indiqué le spécialiste.

Comment se débarrasser des moustiques ?

Alors comment se débarrasser de ces moustiques ? « Il faut faire le tour de tout ce qui peut contenir de l’eau » stagnante ce qui permet « le développement des larves », a expliqué Gilles Bénard.
Nous vous recommandons également de vous protéger à votre échelle en suivant nos conseils solutions efficaces contre le moustique tigre et même en vous équipant pour l’été avec un piège à moustique.

Compléments moustique-tigre.info

L’article ci-dessus n’explique malheureusement pas pourquoi les produits chimiques ne sont pas une bonne solution.
Voici l’explication moustique-tigre.info : si vous décidez d’utiliser des insecticides pour traiter votre jardin, vous allez effectivement faire baisser notablement la population de moustiques tigres.
En revanche ce traitement a plusieurs inconvénients :

  • Cette baisse sera très temporaire : ils reviendront progressivement pour atteindre leur ancien niveau environ 10 à 15 jours après le traitement en fonction des conditions météo
  • Ce traitement va également détruire tous les autres insectes. Vous allez donc totalement déséquilibrer l’environnement de votre jardin : plus d’araignées, plus de moucherons, plus de papillons etc. Il y a donc un risque non nul qu’une espèce invasive prenne la place dans les mois qui suivent
  • Vous ne traitez que les symptômes et pas la cause : privilégiez plutôt la recherche d’eau stagnante dans l’environnement direct de votre domicile (voisins, rues, etc.)

Enfin, pour vous protéger correctement, nous vous conseillons vivement de lire nos dossiers : Comment se protéger des moustiques tigres et Test solution efficaces contre le moustique tigre

[source : France Info, et compléments moustique-tigre.info]

Des chauve souris pour lutter contre le moustique tigre ?

Des chauve souris pour lutter contre le moustique tigre ?

A Marmande, la Ville veut freiner la prolifération du moustique-tigre en installant 100 abris à chauve-souris.

Le moustique tigre bien installé en Lot-et-Garonne

Le moustique-tigre a pris ses aises en Lot-et-Garonne, il n’en partira pas. Ce n’est donc pas pour éradiquer l’insecte en pyjama noir et blanc que la Ville de Marmande la chauve-souris, mais Marmande veut néanmoins choyer les chiroptères, capables de dévorer près de 4 000 moustiques-tigres par jour. Et donc de jouer le rôle d’insecticides naturels redoutables.

« Nous misons sur un plan de développement durable impliquant le moins de nuisances possible pour les habitants »

Depuis un mois, Marmande a confié à ses services techniques le soin de construire des abris pour chauve-souris. « Pour lutter contre la prolifération des moustiques-tigres, étant donné les nombreuses plaintes reçues en mairie, nous misons sur un plan de développement durable impliquant le moins de nuisances possible pour les habitants, indique le maire Daniel Benquet. Des choses très classiques, comme des supports de communication complets, une vidéo, des contacts avec les entreprises pour éviter la stagnation d’eau aux abords de leur site, l’embauche de services civiques pour sensibiliser la population, etc. Et puis nous innovons avec ce projet d’installation d’une centaine d’abris à chauve-souris. »

Attirer les chauve souris


chauve souris moustique tigre

Un prototype d’abri à chauve souris a été présenté il y a quinze jours en bureau municipal. Ces supports visent à apporter protection et chaleur aux chiroptères afin qu’ils reviennent en ville. Une récente étude présentée par le ministère de l’Environnement a indiqué que le Lot-et-Garonne comptait parmi les départements ayant les plus forts taux de chauves-souris considérées comme menacées ou quasi menacées d’extinction. « Il en reste dans les campagnes. Mais en milieu urbain, elles ne trouvent pas suffisamment de calme. Il faut donc les aider à y revenir. Il est important de les réintroduire », poursuit le maire.

Un étudiant de l’université de Bordeaux, en master 2 Biologie de l’environnement, spécialiste des cycles des deux espèces, devrait prochainement venir en renfort pour aider à l’implantation de ces abris que les habitants construiront au travers des conseils de quartier.

« Il reste des chauves-souris dans les campagnes. Mais il faut les aider à revenir en ville »

Ce levier innovant de lutte contre la prolifération du moustique-tigre, espèce invasive vectrice notamment du chikungunya et de la dengue, complétera un « arsenal » chimique que les services municipaux jugent peu efficaces. « C’est simple, nous faisons deux traitements annuels. Leur efficacité est de cinq jours chacun », assène Daniel Benquet. Maigre, effectivement. Des traitements individuels chez le particulier, moyennant des frais, peuvent être proposés par la Ville. Là encore, aucune garantie d’efficacité, le satané moustique pouvait très bien avoir pris ses aises chez le voisin.

Quelle efficacité pour ces chauve souris?

L’efficacité des petits mammifères est-elle avérée, ceux-ci vivant la nuit, à l’heure où les moustiques-tigres sont en sommeil ? « L’été, les chauves-souris sortent quand la luminosité commence à chuter. On les voit d’ailleurs très bien virevolter. C’est le moment où les moustiques-tigres sont très virulents. Nous espérons simplement que les chauves-souris s’approprieront rapidement ces nichoirs. »

Le conseiller départemental Joël Hocquelet, très impliqué dans cette lutte pense qu’au contraire les deux espèces ne feront que se croiser. L’expérience, qui sera mise en place dès cette année dans la commune, sera donc seule juge. Une chose est sûre : la municipalité de Marmande relève les manches. Au risque de se faire piquer (l’idée, tout du moins).

L’avis de moustique-tigre.info

Nous avons demandé à plusieurs de nos contributeurs et certaines personnes ont des chauve souris tous les soirs qui virevoltent au dessus de leur jardin. Ils nous ont tous confirmé que les chauve souris n’ont absolument aucun impact sur les moustiques tigres, pour deux raisons principales :

  • Les chauve souris sortent au moment où les moustique tigres vont s’abriter pour la nuit
  • Les chauve-souris volent au dessus 3-4 mètres de haut, soit plutôt au dessus de la zone préférée des moustiques tigres (plutôt en dessous de 3 mètres, voire même plutôt au niveau des chevilles!)

Nous émettons donc de sérieux doute quant-à l’efficacité de cette mesure, même si nous serions ravis qu’elle fonctionne. Peut-être faudrait-il néanmoins pousser l’étude pour identifier des espèces de chauve-souris volant plus bas et chassant plus tôt ? Il serait intéressant d’étudier si de telles espèces existent et si la population de moustique tigre est moins dense aux alentours de leur habitat ?

Attention également aux démoustications abusives. Etant donné que l’effet est très court (5 jours cités plus haut), le jeu en vaut-il la chandelle ? D’autant que les événement récents font planer des doutes sur les effets sur la santé (voir notre article Lien entre microcéphalies et insecticides ?)

[source : sudouest.fr, compléments moustique tigre]

Réunion d’urgence sur le Zika à l’OMS

Un comité d’urgence s’est tenu lundi à l’OMS pour déterminer si le virus Zika, transmis par la piqûre du moustique tigre, constitue une urgence de santé publique mondiale ou non. Trois à 4 millions de cas sont attendus aux Etats unis cette année.

Une urgence de santé mondiale ?

Le virus Zika est-il une « urgence de santé publique mondiale » ? Telle est la question à laquelle tentera de répondre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’issue de ce comité. La rareté de cet événement atteste de l’inquiétude de l’institution sur l’éventualité d’une épidémie de portée mondiale.

L’OMS a averti la semaine dernière que le virus, qui se transmet par une piqûre de moustique tigre de genre Aedes aegypti ou Aedes albopictus, se propage « de manière explosive » dans la région des Amériques, avec 3 à 4 millions de cas attendus en 2016.

Explosion des microcéphalies infantiles

Le Brésil, qui est le pays le plus touché par le Zika, avait déjà sonné l’alerte en octobre dernier, lors de l’apparition d’un nombre inhabituellement élevé dans le nord-est de cas de microcéphalie, malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec une tête et cerveau anormalement petits. Depuis, 270 cas confirmés de microcéphalie et 3 448 cas suspects ont été enregistrés, contre 147 en 2014.

La Colombie, le Salvador, l’Équateur, le Brésil, la Jamaïque et Porto Rico ont d’ores et déjà recommandé aux femmes d’éviter toute grossesse tant que l’épidémie de Zika n’est pas sous contrôle. En Europe et en Amérique du Nord, des dizaines de cas d’infection par le Zika ont été signalés parmi les personnes revenant de vacances ou de voyages d’affaires dans les pays touchés.

La directrice de l’OMS, Margaret Chan, a par ailleurs souligné qu’une relation de cause à effet entre la propagation du virus et l’augmentation des cas de microcéphalie chez les nouveau-nés était fortement « suspectée » bien que non scientifiquement et rigoureusement prouvée.

Une conférence téléphonique

La réunion d’urgence s’est faite via conférence téléphonique entre de hauts responsables de l’OMS, des représentants des pays affectés, et des experts. Les participants devraient annoncer leur décision cette semaine.
L’OMS s’est abstenue jusqu’à présent de formuler des recommandations concernant les voyages dans les zones affectées par le Zika, soulignant que la prévention la plus efficace consistait à éliminer les eaux stagnantes, où prolifèrent les moustiques, et à utiliser des répulsifs et des moustiquaires pour se protéger.

Il n’existe actuellement aucun traitement, et selon l’OMS, la mise au point d’un vaccin devrait prendre plus d’un an.

Infographie OMS : moustique tigre zika

[source : France24]

Les (nouveaux) envahisseurs !

Ce sont les nouveaux envahisseurs. Loin de la série TV du siècle dernier, où des extra-terrestres tentaient d’envahir la terre, ce sont à présent des envahisseurs venus de moins loin qui tentent de trouver leur place dans un autre écosystème.

Qu’ils viennent d’Asie, d’Amérique du Sud, ou de plus près, qui sont ces nouveaux envahisseurs qu’on ne voit pas venir ?

Après le moustique tigre, le frelon asiatique, la pyrale du buis, c’est au tour de la recluse brune de se faire la place belle dans nos jardins métropolitains, aux côtés du papillon du palmier et des otiorhynques ! Voici un décodeur pour mieux comprendre !

  • Le moustique tigre, vous le connaissez bien depuis plus de 5 ans que ce site existe, et nous savons maintenant comment s’en protéger
  • le frelon asiatique est probablement arrivé en France en 2004. Plus petit, plus noir et surtout plus agressif que son cousin européen, il colonise département après département.
  • La pyrale du buys est originaire d’Asie. C’est un papillon nocturne qui s’attaque exclusivement au buys, et qu’on observe de plus en France depuis 2008
  • Le papillon du palmier a été introduit accidentellement dans le sud de l’Europe dans les années 90. Depuis, il s’attaque aux palmiers du sud de la France allant jusqu’à les tuer si aucun traitement n’est effectué à temps.
  • Les otiorhynques sont de petits scarabées noirs, qui s’attaquent aux racines des plantes, ainsi qu’aux feuilles en laissant des traces ressemblant à de petits coups de poinçons
  • La recluse brune est une araignée originaire des Etats Unis. Sa morsure est particulièrement douloureuse et peut provoquer la nécrose des tissus piqués

Et vous, avez-vous des nouveaux envahisseurs dans votre jardin ? Témoignez dans les commentaires ci-dessous !

Avez-vous beaucoup de moustiques tigres en ce mois de juin ?

Dans le sud de la France, les dernières semaines ont été plutôt sèches et les nuits plutôt fraîches, vous l’avez sans doute remarqué.

Cette météo un peu étonnante pour un mois de mai a pour conséquence que le moustique tigre ne s’est pour l’instant pas trop réveillé dans l’arrière pays, pour notre plus grand plaisir !!

Attention toutefois, la météo indique une montée spectaculaire dans les prochains jours, et de la pluie ce week-end. Si ça se confirme, ce sera alors le début officiel de la saison du moustique tigre !

Et vous, en avez-vous beaucoup, en ce mois de juin 2015 ? Ajoutez un commentaire ci-dessous avec le nom de votre commune pour répondre !

Témoignage : canal de la Vésubie à Nice

Plusieurs riverains du Canal de la Vésubie à Nice se plaignent d’une invasion de moustiques tigres depuis quelques années. Le défaut d’entretien du canal en serait-il la cause ?

Le canal de la Vésubie plus entretenu?

Une habitante du quartier nous envoie son témoignage désespéré. « Je suis habitante de ce quartier depuis 1973. Tant que ce canal acheminait l’eau de la Vésubie jusqu’aux réservoirs d’eau potable de Rimiez, nous n ‘avions aucun problème de moustiques » signale cette riveraine.
Un autre riverain signale être « envahi de moustiques tigres » alors que « nous sommes que le 18 mai ! ».

Depuis les travaux de la Compagnie des Eaux ayant conduit à la mise en oeuvre d’une conduite forcée souterraine à la fin des années 90 le canal désaffecté de la Vésubie est devenu la propriété de la ville de Nice. Selon les témoignages, il serait « laissé à l’abandon: les parois cimentées se remplissent de flaques d’eau à chaque pluie et les larves de moustiques y pullulent. Le problème s’aggrave d’années en années et il devient impossible de profiter de son jardin l’été, sinon largement badigeonné de produits insecticides ». Dommage, d’autant que ces riverains font de leur côté tout ce qu’il faut : « Nous luttons pourtant à notre niveau en faisant chez nous la chasse aux eux stagnantes. Rien n’y fait. »

Dans le même ton, d’autres voisins témoignent : « Nous habitons à Nice, quartier Saint Pancrace, juste au-dessus de l’ancien canal de la Vésubie qui est rempli d’eau stagnante et croupie, donc rempli de larves de moustiques. Des voisins nous ont annoncés l’avoir déjà signalé à la mairie. le canal n’est pas entretenu et c’est dommageable pour tous les riverains. »

Répondez ou témoignez

Ces riverains ont envoyé leur lettre de détresse au site moustique-tigre.info, nous relayons donc cette missive et en appelons aux pouvoir publics pour entreprendre les actions nécessaires sur ce canal, afin que le moustique tigre n’y trouve pas le gîte une fois de plus cet été 2015. Vous pouvez nous répondre directement en commentant cet article, ou en envoyant un mail à contact@moustique-tigre.info.










Le retour du moustique tigre

Retour progressif du moustique tigre

Le retour du moustique tigre va être progressif dans les semaines qui viennent. Les premières éclosions d’œufs ont eu lieu autour de la mi-mars, mais ce n’est que vers la fin du moi d’avril voire début mai qu’il commencera à être actif. C’est à ce moment-là que ses piqûres vont devenir votre lot quotidien. C’est donc bientôt le moment d’agir et de le priver de son lieu de reproduction : l’eau. N’oubliez donc pas de vider, de curer, de ranger, et de couvrir ou de supprimer ces gîtes larvaires.

Les premières éclosions à la mi-mars

Tout comme les dernières années, le « printemps du moustique tigre a commencé un peu avant la date officielle du démarrage de la saison printanière (le 20 mars théoriquement). Cette année, la température moyenne était supérieure à 10°C pendant les deux premières semaines de mars la pluie a apporté l’eau nécessaire aux éclosions le week-end de la mi-mars. Les indicateurs météo se sont donc mis au « vert », ce qui a réveillé le moustique tigre, qui a doucement commencé à sortir la tête de son œuf sur l’ensemble du bassin méditerranéen.

Les bons gestes à mettre en place fin avril


Nul besoin de se précipiter pour le moment. C’est en effet un peu plus tard (fin avril), lorsque toutes les larves seront écloses, que les comportements préventifs devront être mis en œuvre. Nous ne manquerons pas de vous le rappeler 😉

temperature_moustique_tigre_2015

[source : eid-med]

Des moustiques OGM en Floride et en France ?

Des moustiques tigres OGM vont-il être utilisés en Floride ?

La Floride est en train d’étudier la possibilité de lâcher trois millions de moustiques tigres génétiquement modifiés dans la nature sur 6 mois. Cette mesure a pour objectif de lutter contre le chikungunya, maladie transmise par cet insecte et qui provoque de fortes fièvres et des douleurs importantes. En effet, l’idée est d’introduire des mâles dont la descendance n’est pas viable dans la nature afin de faire diminuer le nombre d’insectes. Oxitec (L’entreprise qui a lancé cette expérimentation) a réalisé plusieurs essais au Brésil ou aux Iles Caïmans. La société assure que ces tests ont montré une réduction de plus de 90% des populations de moustiques tigre et d’Aedes aegypti, porteurs des virus. A la vue de ces résultats, l’Agence américaine des médicaments (Food and Drug Administration) pourrait donner son quitus à ce projet. Oxitec pourrait alors commencer à libérer ces moustiques OGM dans la nature au cours des prochains mois, à raison de plusieurs fois par semaine.

Levée de boucliers en Floride

Les opposants au «moustique mutant» s’inquiètent pour l’environnement et leur impact potentiel sur les humains et d’autres espèces animales. Ils s’interrogent également sur le fait qu’un groupe d’experts indépendants n’ait pas examiné les recherches de la firme britannique. Ils avancent également le fait qu’il n’y ait pas eu de cas de dengue dans les Keys depuis des années, ce qui montre l’efficacité des méthodes actuelles de contrôle des populations de moustiques. Alors que le Bureau de contrôle des moustiques de l’Archipel des Keys de Floride a accepté de travailler avec Oxitec qui y a construit un laboratoire d’élevage de moustiques OGM, plus de 145.000 personnes ont à ce jour signé une pétition pressant les autorités de s’opposer à ce que l’Etat devienne «un lieu d’expérimentation avec ces insectes mutants»

Ce type d’approche est-il applicable en France?

Pour le moment, non. Ceux qui ont voulu essayer n’ont pas obtenu les autorisations. Il n’y a pour l’instant pas assez de garanties sur les impacts sur l’environnement de ce type d’approche. D’un côté, Oxitec cherche à gagner de l’argent mais d’un autre, la situation est telle que toutes les pistes doivent être suivies.

moustique tigre ogm
moustique tigre ogm

[sources : lexpress.fr et abidjan.net]

Encore plus de moustiques en 2015 ?

Très peu d’insecticides homologués

Depuis la mission Racine il y a une cinquantaine d’années, l’EID Méditerranée et les collectivités territoriales qui la composent alertent sur le manque de soutien de la part de l’État et des conséquences des directives européennes qui mettent en péril son action de démoustication. Montpellier et la lande littorale redeviendront-ils la terre des moustiques ?

En effet, Christian Jean, président de l’EID, précise que depuis 2003, et notamment suite à la directive biocide (de 1998), il n’existe plus qu’un seul insecticide pour lutter contre les larves (le BTI) et un seul pour lutter contre les adultes (en milieu urbain uniquement) alors qu’il existait auparavant onze produits homologués.

Homologations longues et couteuses

Il est à souligner que les normes ont permis de limiter l’impact des insecticides sur l’environnement, mais l’EID alerte sur le coût prohibitif des homologations d’insecticides (jusqu’à un million d’euros). Ces coûts freinent les industriels qui estiment à une dizaine d’années le temps de rentabilisation de l’investissement, qui ne prennent donc pas ce risque. Dommage, lorsqu’on sait qu’une vingtaine de substances a été identifiée comme pouvant être homologuée. C’est un problème de santé publique. L’aide de l’Etat et de l’Union européenne serait donc la bienvenue.

Par ailleurs, l’impossibilité de varier les traitements augmente le risque de résistance et lorsqu’on sait que le moustique tigre, vecteur de la dengue et du chikungunya est définitivement installé chez nous, on comprend l’urgence de la situation.

[source : 20minutes]

Le moustique tigre prend l’autoroute avec le chikungunya

Des scientifiques panaméens ont retracé, le parcours du moustique tigre dans leur pays. Selon cette étude, le moustique tigre (Aedes Albopictus) utiliserait fortement les axes d’autoroutes pour se propager.

Panama (sud de l’Amérique centrale) a signalé son premier cas de chikungunya en mai 2014 et plusieurs transmissions autochtones ont été signalées depuis. Fort de ce constat, le Dr Matthew J. Miller et son équipe du Smithsonian Tropical Research Institute de Panama City ont tenté de décrire l’expansion géographique de ce moustique-tigre particulièrement invasif.

Ils ont prouvé que le premier spécimen d’aedes albopictus a été collecté au Panama en 2002, et qu’ensuite, il a connu une expansion rapide au niveau local. « Nos résultats montrent la prééminence du réseau autoroutier dans sa propagation au sein du pays », décrit Miller. « C’est pourquoi, nous recommandons de pulvériser de produits spécifiques, les véhicules qui empruntent les grands axes ».

De tels programmes existent déjà à Panama pour venir à bout d’un autre parasite : la lucilie bouchère (ou mouche de Libye) qui s’attaque au bétail. « Il conviendrait de les élargir à la lutte contre aedes albopictus », précise le scientifique, qui ajoute qu’une fois la traversée de Panama effectuée, le moustique gagne l’Europe par avion ou par cargo, notamment en se reproduisant dans les vieux pneus remplis d’eau pendant son trajet.

[source : destinationsante.com]