Les différents types de moustiques

C’est le zoom du mois. Petit focus sur 5 moustiques différents qui vont encore faire parler d’eux cette année.

Le monde compte pas moins de 3500 espèces de moustiques, dont 105 en Europe et 67 espèces de moustiques en France. Sur toutes les espèces françaises, une quinzaine seulement pique l’homme. Outre la gène occasionnée par ces piqures (notamment grattements et cicatrices), certaines piqures de moustiques peuvent occasionner des allergies, voire transmettre des maladies, comme le paludisme, la dengue, fièvre jaune ou encore le chikungunya. L’on pourrait croire que ces maladies sont cantonnées aux zones tropicales, mais il n’en est rien. Des cas de dengue et de chikungunya sont recensés en France métropolitaine chaque année, et des cas de paludisme ont été détectés en Grèce en 2009 !

Tous les moustiques ne sont pas à mettre à la même enseigne. Voici quelques informations pour vous permettre de vous y repérer.

Les moustiques des campagnes.

Les Anophèles se trouvent principalement en Camargue. Elles pondent leurs œufs sur l’eau dans les milieux naturels aquatiques stagnants, comme par exemple les rizières ou les roseraies.
Ces moustiques peuvent transmettre le paludisme, mais il a été éradiqué en métropole dans les années cinquante.
Il n’y a pas de lutte active contre cette espèce, mais elle est néanmoins très surveillée, du fait du risque de paludisme.

Les moustiques des maisons

Culeix Pipiens est le plus connu des moustiques. Il entre dans les maisons, vole autour des oreilles et pique toute la nuit. Il vit très largement dans les agglomérations. Il pond sur de l’eau stagnante, dans les fossés, les mares, fosses sceptiques ou bassins.
Ce moustique peut transmettre le virus du Nil occidental, qui peut se manifester par une fièvre brutale, des douleurs musculaires et des maux de tête. Les complications neurologiques de la maladie sont mortelles dans 15% des cas.

Mosquito (Culex pipiens) female

Les moustiques des marais salés

Aedes Caspius et Aedes Detritus vivent à proximité de zones humides salées (marais salants, rizières, étangs salés…). Ils pondent leurs oeufs au sec ou sur la vase, et ces œufs éclosent lorsque la zone est inondée. Ils peuvent parcourir de 15 à 40km, et sont actifs toute la journée, essentiellement à l’extérieur.
Leur capacité à transmettre des virus est relativement faible.
La lutte contre ces insectes consiste simplement à améliorer le confort des riverains, via l’utilisation de larvicides biologiques notamment.

Aedes Caspius

Le moustique des villes

Aedes Albopictus, encore appelé moustique tigre, est le moustique des villes par excellence. Il est très casanier et ne se déplace au maximum de 150 mètres. Facilement reconnaissable à son abdomen rayé noir et blanc, il est actif toute la journée.
Ce moustique est vecteur potentiel de la dengue et du chikungunya, mais également du virus du Nil occidental et de l’encéphalite de Saint Louis.
Les moyens de lutte sont principalement la destruction des gîtes larvaires, sauf lorsque des cas de dengue ou de chikungunya sont détectés. Dans ce cas, un traitement insecticide est effectué autour des lieux de vie par les services compétents afin d’éviter tout risque de propagation de la maladie.

Aedes Albopictus

Les moustiques d’eau douce

Les moustiques du genre Aedes sont plus ruraux que les autres et présents sur tout le territoire. Les femelles pondent leurs œufs au sec, et ils éclosent à la première inondation.
Ils peuvent potentiellement transmettre le virus du Nil Occidental ou le Tahyna, mais ce risque est très faible.
Pour lutter contre ce moustique, on peut étendre du larvicide biologique sur les gîtes de ponte.

Vous retrouvez au fil de nos pages des moyens pour lutter principalement contre le moustique tigre, même si ces moyens sont généralement applicables aux autres espèces de moustiques.

[Source : Science et Vie]

Un cas de zika identifié à Schiltigheim près de Strasbourg

Un cas de contamination au virus zika a été détecté le 30 septembre dernier à Schiltigheim, près de Strasbourg en Alsace.

Le communiqué du département indique que la personne contaminée vit au cœur du quartier des Malteries, déjà colonisé par le moustique tigre.

Dans un premier temps, les voisins des lieux fréquentés par le malade (dans un périmètre de 100 à 150 m environ) ont bénéficié d’une information en porte à porte par le syndicat de lutte contre les moustiques du Bas-Rhin. Lors de cette rencontre, une destruction des gîtes larvaires a été réalisée (suppression des eaux stagnantes…). Une opération de démoustication a ensuite eu lieu mardi 4 octobre très tôt le matin.

En dehors de ce périmètre, « il n’y a aucune mesure particulière à prendre, si ce n’est de supprimer les eaux stagnantes pour ne pas favoriser la pullulation du moustique tigre », précise communiqué. Depuis 2015, le Bas-Rhin fait partie des 30 départements français colonisés par le moustique tigre. Le plan de lutte comprend une surveillance particulière des communes colonisées : Schiltigheim, Bischheim et Strasbourg-Neudorf.


Un cas de virus zika à Schiltigheim
Reportage France 3 Alsace de C.POURE-M.MARTIN-J.BAUDART

La personne contaminée est actuellement en phase de « virémie », i.e. elle est en train de développer la maladie et est sous haute surveillance.

[sources : France TV Info et France Bleue]

Démoustication : les épandages d’insecticide déséquilibrent les écosystèmes

Démoustication : les épandages d’insecticide déséquilibrent les écosystèmes

Le Bti est le seul insecticide utilisé lors des épandages aériens en milieu naturel, considéré comme très sélectif et inoffensif pour le reste de la biodiversité. Or, des études ont prouvé le contraire. Reportage dans l’empire des moustiques, en Camargue.


Reportage vidéo de Baptiste Clarke

Le Bti (Bacillus thuringiensis israelensis), un bio-insecticide, a été utilisé pour la première fois en 2006 par l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) en Camargue. En parallèle, des scientifiques ont évalué les impacts de cet insecticide sur la biodiversité. Ce suivi a été effectué par plusieurs équipes de recherche et piloté par la Tour du Valat, centre de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes.

Des résultats sans appel :

Les résultats sont sans appel selon Jean Jalbert, directeur général de la Tour du Valat : « Les moustiques sont ciblés, certes, mais aussi un petit cousin du moustique qui n’est pas piqueur. Ces chironomes étant affectés, leurs prédateurs et ensuite toute la chaine alimentaire l’est également : araignées, libellules, oiseaux… »

Mais le pire reste à venir. Selon la Tour de Valat, le Bti se multiplie. Bactérie à l’origine, elle est normalement inerte lorsqu’elle est mise dans le milieu naturel. Mais ses spores, formes de résistance, semblent se développer et multiplier cette bactérie une fois dans le sédiment. L’impact du Bti sur le moustique une fois qu’il est dans le sédiment est nul. En revanche, si ce Bti se multiplie, son impact sur les chironomes risque d’être encore plus important et rémanent dans le temps.

Aujourd’hui, les études menées depuis 2006 montrent que dans certains milieux traités au Bti, l’abondance des chironomes baisse de 30% à 80% comparativement au même milieu non traité. « On s’est aperçu que les libellules diminuaient de moitié… Pour les hirondelles, la nourriture accessible pour les jeunes est de moins bonne qualité parce que les chironomes ne sont pas là. Ils sont nourris avec d’autres espèces moins nutritives. Conséquence, leur mortalité augmente d’un tiers », détaille Jean Jalbert.

Le moustique tigre peu présent dans ces milieux naturels

La démoustication des zones naturelles a pour objectif de limiter la nuisance des moustiques qui peuvent parcourir des dizaines de kilomètres pour atteindre les centres urbains, des nuisances pour les habitants et aussi pour les touristes.

Toutefois, il ne s’agit pas vraiment de santé publique. Le moustique tigre, vecteur du Chikungunya, de la dengue ou encore du virus Zika, ne se développe pas dans ces zones humides. Il prolifère en milieu urbain, principalement dans les jardins, c’est pourquoi leur éradication est particulièrement difficile.

L’expérimentation du Sambuc : les pièges à CO2

Partant du constat que le moustique tigre ne se développe pas dans les zones humides, pourquoi alors ne pas laisser vivre les autres moustiques dans leur milieu naturel et protéger les habitants particulièrement exposés en créant une ceinture invisible autour des centres urbains qui pourrait piéger ces moustiques.

Des machines émettent du CO2 comme les humains pour attirer les moustiques et grâce à un aspirateur, les piègent une bonne fois pour toute ! Moustiques des marais et aussi moustiques tigre, la machine ne fait pas la différence.

Emission de CO2 ? Pas terrible pour la planète tout ça… sauf si le CO2 émis a été capté ailleurs. Du CO2 recyclé selon Simon Lillamant, co-inventeur de la borne anti-moustique de la société Techno Bam. « Le CO2 est capté au niveau des serres de fermentation de blé et il est mis en bouteille ». Du coup, pas de surplus de CO2 dans l’atmosphère…

L’expérimentation suit son cours pour la deuxième année mais déjà les résultats de la première année sont très concluants. Le reportage expose le « test du mollet », qui consiste à compter le nombre de tentatives de piqures de moustiques par tranches de 10 minutes, et le constat est éloquent : 1,5 tentatives sur les sites où la machine est installée, contre 15,7 où la machine n’est pas installée !

A noter que vous pouvez également lutter contre le moustique tigre à votre échelle en suivant ces conseils solutions efficaces contre le moustique tigre, ou en vous procurant un piège à moustique efficace et beaucoup plus écologique que la pulvérisation d’insecticides.

[source : Baptiste Clarke, via actu-environnement.com]

Les produits chimiques ne sont pas du tout la bonne solution pour lutter contre les moustiques

La saison des piqûres de moustique bat son plein, ces insectes qui prolifèrent de manière inhabituelle cet été.

Produits chimiques : pas la bonne solution

« Les produits chimiques ne sont pas du tout la bonne solution pour lutter contre les moustiques », a expliqué jeudi sur France Info Gilles Bénard, entomologiste et spécialiste de ces insectes. « Surtout quand ce sont des moustiques qui se développent autour des habitations. C’est le cas du moustique tigre qu’on ne trouve pas dans le milieu naturel ».

démoustication moustique tigre

Pourquoi autant de moustiques cet été?

Pourquoi il y a-t-il autant de moustique cet été ? « Le problème moustique doit être lié aux problèmes de inondations qu’il y a eu il y a quelques semaines. (…) cela crée des sous-bois inondés, des marais qui sont remis en eau, et les œufs présents sur le sol vont pouvoir éclore et se développer plus que les autres années où il y a moins de surfaces en eau », a indiqué le spécialiste.

Comment se débarrasser des moustiques ?

Alors comment se débarrasser de ces moustiques ? « Il faut faire le tour de tout ce qui peut contenir de l’eau » stagnante ce qui permet « le développement des larves », a expliqué Gilles Bénard.
Nous vous recommandons également de vous protéger à votre échelle en suivant nos conseils solutions efficaces contre le moustique tigre et même en vous équipant pour l’été avec un piège à moustique.

Compléments moustique-tigre.info

L’article ci-dessus n’explique malheureusement pas pourquoi les produits chimiques ne sont pas une bonne solution.
Voici l’explication moustique-tigre.info : si vous décidez d’utiliser des insecticides pour traiter votre jardin, vous allez effectivement faire baisser notablement la population de moustiques tigres.
En revanche ce traitement a plusieurs inconvénients :

  • Cette baisse sera très temporaire : ils reviendront progressivement pour atteindre leur ancien niveau environ 10 à 15 jours après le traitement en fonction des conditions météo
  • Ce traitement va également détruire tous les autres insectes. Vous allez donc totalement déséquilibrer l’environnement de votre jardin : plus d’araignées, plus de moucherons, plus de papillons etc. Il y a donc un risque non nul qu’une espèce invasive prenne la place dans les mois qui suivent
  • Vous ne traitez que les symptômes et pas la cause : privilégiez plutôt la recherche d’eau stagnante dans l’environnement direct de votre domicile (voisins, rues, etc.)

Enfin, pour vous protéger correctement, nous vous conseillons vivement de lire nos dossiers : Comment se protéger des moustiques tigres et Test solution efficaces contre le moustique tigre

[source : France Info, et compléments moustique-tigre.info]

Des chauve souris pour lutter contre le moustique tigre ?

Des chauve souris pour lutter contre le moustique tigre ?

A Marmande, la Ville veut freiner la prolifération du moustique-tigre en installant 100 abris à chauve-souris.

Le moustique tigre bien installé en Lot-et-Garonne

Le moustique-tigre a pris ses aises en Lot-et-Garonne, il n’en partira pas. Ce n’est donc pas pour éradiquer l’insecte en pyjama noir et blanc que la Ville de Marmande la chauve-souris, mais Marmande veut néanmoins choyer les chiroptères, capables de dévorer près de 4 000 moustiques-tigres par jour. Et donc de jouer le rôle d’insecticides naturels redoutables.

« Nous misons sur un plan de développement durable impliquant le moins de nuisances possible pour les habitants »

Depuis un mois, Marmande a confié à ses services techniques le soin de construire des abris pour chauve-souris. « Pour lutter contre la prolifération des moustiques-tigres, étant donné les nombreuses plaintes reçues en mairie, nous misons sur un plan de développement durable impliquant le moins de nuisances possible pour les habitants, indique le maire Daniel Benquet. Des choses très classiques, comme des supports de communication complets, une vidéo, des contacts avec les entreprises pour éviter la stagnation d’eau aux abords de leur site, l’embauche de services civiques pour sensibiliser la population, etc. Et puis nous innovons avec ce projet d’installation d’une centaine d’abris à chauve-souris. »

Attirer les chauve souris


chauve souris moustique tigre

Un prototype d’abri à chauve souris a été présenté il y a quinze jours en bureau municipal. Ces supports visent à apporter protection et chaleur aux chiroptères afin qu’ils reviennent en ville. Une récente étude présentée par le ministère de l’Environnement a indiqué que le Lot-et-Garonne comptait parmi les départements ayant les plus forts taux de chauves-souris considérées comme menacées ou quasi menacées d’extinction. « Il en reste dans les campagnes. Mais en milieu urbain, elles ne trouvent pas suffisamment de calme. Il faut donc les aider à y revenir. Il est important de les réintroduire », poursuit le maire.

Un étudiant de l’université de Bordeaux, en master 2 Biologie de l’environnement, spécialiste des cycles des deux espèces, devrait prochainement venir en renfort pour aider à l’implantation de ces abris que les habitants construiront au travers des conseils de quartier.

« Il reste des chauves-souris dans les campagnes. Mais il faut les aider à revenir en ville »

Ce levier innovant de lutte contre la prolifération du moustique-tigre, espèce invasive vectrice notamment du chikungunya et de la dengue, complétera un « arsenal » chimique que les services municipaux jugent peu efficaces. « C’est simple, nous faisons deux traitements annuels. Leur efficacité est de cinq jours chacun », assène Daniel Benquet. Maigre, effectivement. Des traitements individuels chez le particulier, moyennant des frais, peuvent être proposés par la Ville. Là encore, aucune garantie d’efficacité, le satané moustique pouvait très bien avoir pris ses aises chez le voisin.

Quelle efficacité pour ces chauve souris?

L’efficacité des petits mammifères est-elle avérée, ceux-ci vivant la nuit, à l’heure où les moustiques-tigres sont en sommeil ? « L’été, les chauves-souris sortent quand la luminosité commence à chuter. On les voit d’ailleurs très bien virevolter. C’est le moment où les moustiques-tigres sont très virulents. Nous espérons simplement que les chauves-souris s’approprieront rapidement ces nichoirs. »

Le conseiller départemental Joël Hocquelet, très impliqué dans cette lutte pense qu’au contraire les deux espèces ne feront que se croiser. L’expérience, qui sera mise en place dès cette année dans la commune, sera donc seule juge. Une chose est sûre : la municipalité de Marmande relève les manches. Au risque de se faire piquer (l’idée, tout du moins).

L’avis de moustique-tigre.info

Nous avons demandé à plusieurs de nos contributeurs et certaines personnes ont des chauve souris tous les soirs qui virevoltent au dessus de leur jardin. Ils nous ont tous confirmé que les chauve souris n’ont absolument aucun impact sur les moustiques tigres, pour deux raisons principales :

  • Les chauve souris sortent au moment où les moustique tigres vont s’abriter pour la nuit
  • Les chauve-souris volent au dessus 3-4 mètres de haut, soit plutôt au dessus de la zone préférée des moustiques tigres (plutôt en dessous de 3 mètres, voire même plutôt au niveau des chevilles!)

Nous émettons donc de sérieux doute quant-à l’efficacité de cette mesure, même si nous serions ravis qu’elle fonctionne. Peut-être faudrait-il néanmoins pousser l’étude pour identifier des espèces de chauve-souris volant plus bas et chassant plus tôt ? Il serait intéressant d’étudier si de telles espèces existent et si la population de moustique tigre est moins dense aux alentours de leur habitat ?

Attention également aux démoustications abusives. Etant donné que l’effet est très court (5 jours cités plus haut), le jeu en vaut-il la chandelle ? D’autant que les événement récents font planer des doutes sur les effets sur la santé (voir notre article Lien entre microcéphalies et insecticides ?)

[source : sudouest.fr, compléments moustique tigre]

Réunion d’urgence sur le Zika à l’OMS

Un comité d’urgence s’est tenu lundi à l’OMS pour déterminer si le virus Zika, transmis par la piqûre du moustique tigre, constitue une urgence de santé publique mondiale ou non. Trois à 4 millions de cas sont attendus aux Etats unis cette année.

Une urgence de santé mondiale ?

Le virus Zika est-il une « urgence de santé publique mondiale » ? Telle est la question à laquelle tentera de répondre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’issue de ce comité. La rareté de cet événement atteste de l’inquiétude de l’institution sur l’éventualité d’une épidémie de portée mondiale.

L’OMS a averti la semaine dernière que le virus, qui se transmet par une piqûre de moustique tigre de genre Aedes aegypti ou Aedes albopictus, se propage « de manière explosive » dans la région des Amériques, avec 3 à 4 millions de cas attendus en 2016.

Explosion des microcéphalies infantiles

Le Brésil, qui est le pays le plus touché par le Zika, avait déjà sonné l’alerte en octobre dernier, lors de l’apparition d’un nombre inhabituellement élevé dans le nord-est de cas de microcéphalie, malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec une tête et cerveau anormalement petits. Depuis, 270 cas confirmés de microcéphalie et 3 448 cas suspects ont été enregistrés, contre 147 en 2014.

La Colombie, le Salvador, l’Équateur, le Brésil, la Jamaïque et Porto Rico ont d’ores et déjà recommandé aux femmes d’éviter toute grossesse tant que l’épidémie de Zika n’est pas sous contrôle. En Europe et en Amérique du Nord, des dizaines de cas d’infection par le Zika ont été signalés parmi les personnes revenant de vacances ou de voyages d’affaires dans les pays touchés.

La directrice de l’OMS, Margaret Chan, a par ailleurs souligné qu’une relation de cause à effet entre la propagation du virus et l’augmentation des cas de microcéphalie chez les nouveau-nés était fortement « suspectée » bien que non scientifiquement et rigoureusement prouvée.

Une conférence téléphonique

La réunion d’urgence s’est faite via conférence téléphonique entre de hauts responsables de l’OMS, des représentants des pays affectés, et des experts. Les participants devraient annoncer leur décision cette semaine.
L’OMS s’est abstenue jusqu’à présent de formuler des recommandations concernant les voyages dans les zones affectées par le Zika, soulignant que la prévention la plus efficace consistait à éliminer les eaux stagnantes, où prolifèrent les moustiques, et à utiliser des répulsifs et des moustiquaires pour se protéger.

Il n’existe actuellement aucun traitement, et selon l’OMS, la mise au point d’un vaccin devrait prendre plus d’un an.

Infographie OMS : moustique tigre zika

[source : France24]

Les (nouveaux) envahisseurs !

Ce sont les nouveaux envahisseurs. Loin de la série TV du siècle dernier, où des extra-terrestres tentaient d’envahir la terre, ce sont à présent des envahisseurs venus de moins loin qui tentent de trouver leur place dans un autre écosystème.

Qu’ils viennent d’Asie, d’Amérique du Sud, ou de plus près, qui sont ces nouveaux envahisseurs qu’on ne voit pas venir ?

Après le moustique tigre, le frelon asiatique, la pyrale du buis, c’est au tour de la recluse brune de se faire la place belle dans nos jardins métropolitains, aux côtés du papillon du palmier et des otiorhynques ! Voici un décodeur pour mieux comprendre !

  • Le moustique tigre, vous le connaissez bien depuis plus de 5 ans que ce site existe, et nous savons maintenant comment s’en protéger
  • le frelon asiatique est probablement arrivé en France en 2004. Plus petit, plus noir et surtout plus agressif que son cousin européen, il colonise département après département.
  • La pyrale du buys est originaire d’Asie. C’est un papillon nocturne qui s’attaque exclusivement au buys, et qu’on observe de plus en France depuis 2008
  • Le papillon du palmier a été introduit accidentellement dans le sud de l’Europe dans les années 90. Depuis, il s’attaque aux palmiers du sud de la France allant jusqu’à les tuer si aucun traitement n’est effectué à temps.
  • Les otiorhynques sont de petits scarabées noirs, qui s’attaquent aux racines des plantes, ainsi qu’aux feuilles en laissant des traces ressemblant à de petits coups de poinçons
  • La recluse brune est une araignée originaire des Etats Unis. Sa morsure est particulièrement douloureuse et peut provoquer la nécrose des tissus piqués

Et vous, avez-vous des nouveaux envahisseurs dans votre jardin ? Témoignez dans les commentaires ci-dessous !

Avez-vous beaucoup de moustiques tigres en ce mois de juin ?

Dans le sud de la France, les dernières semaines ont été plutôt sèches et les nuits plutôt fraîches, vous l’avez sans doute remarqué.

Cette météo un peu étonnante pour un mois de mai a pour conséquence que le moustique tigre ne s’est pour l’instant pas trop réveillé dans l’arrière pays, pour notre plus grand plaisir !!

Attention toutefois, la météo indique une montée spectaculaire dans les prochains jours, et de la pluie ce week-end. Si ça se confirme, ce sera alors le début officiel de la saison du moustique tigre !

Et vous, en avez-vous beaucoup, en ce mois de juin 2015 ? Ajoutez un commentaire ci-dessous avec le nom de votre commune pour répondre !

Témoignage : canal de la Vésubie à Nice

Plusieurs riverains du Canal de la Vésubie à Nice se plaignent d’une invasion de moustiques tigres depuis quelques années. Le défaut d’entretien du canal en serait-il la cause ?

Le canal de la Vésubie plus entretenu?

Une habitante du quartier nous envoie son témoignage désespéré. « Je suis habitante de ce quartier depuis 1973. Tant que ce canal acheminait l’eau de la Vésubie jusqu’aux réservoirs d’eau potable de Rimiez, nous n ‘avions aucun problème de moustiques » signale cette riveraine.
Un autre riverain signale être « envahi de moustiques tigres » alors que « nous sommes que le 18 mai ! ».

Depuis les travaux de la Compagnie des Eaux ayant conduit à la mise en oeuvre d’une conduite forcée souterraine à la fin des années 90 le canal désaffecté de la Vésubie est devenu la propriété de la ville de Nice. Selon les témoignages, il serait « laissé à l’abandon: les parois cimentées se remplissent de flaques d’eau à chaque pluie et les larves de moustiques y pullulent. Le problème s’aggrave d’années en années et il devient impossible de profiter de son jardin l’été, sinon largement badigeonné de produits insecticides ». Dommage, d’autant que ces riverains font de leur côté tout ce qu’il faut : « Nous luttons pourtant à notre niveau en faisant chez nous la chasse aux eux stagnantes. Rien n’y fait. »

Dans le même ton, d’autres voisins témoignent : « Nous habitons à Nice, quartier Saint Pancrace, juste au-dessus de l’ancien canal de la Vésubie qui est rempli d’eau stagnante et croupie, donc rempli de larves de moustiques. Des voisins nous ont annoncés l’avoir déjà signalé à la mairie. le canal n’est pas entretenu et c’est dommageable pour tous les riverains. »

Répondez ou témoignez

Ces riverains ont envoyé leur lettre de détresse au site moustique-tigre.info, nous relayons donc cette missive et en appelons aux pouvoir publics pour entreprendre les actions nécessaires sur ce canal, afin que le moustique tigre n’y trouve pas le gîte une fois de plus cet été 2015. Vous pouvez nous répondre directement en commentant cet article, ou en envoyant un mail à contact@moustique-tigre.info.










Le retour du moustique tigre

Retour progressif du moustique tigre

Le retour du moustique tigre va être progressif dans les semaines qui viennent. Les premières éclosions d’œufs ont eu lieu autour de la mi-mars, mais ce n’est que vers la fin du moi d’avril voire début mai qu’il commencera à être actif. C’est à ce moment-là que ses piqûres vont devenir votre lot quotidien. C’est donc bientôt le moment d’agir et de le priver de son lieu de reproduction : l’eau. N’oubliez donc pas de vider, de curer, de ranger, et de couvrir ou de supprimer ces gîtes larvaires.

Les premières éclosions à la mi-mars

Tout comme les dernières années, le « printemps du moustique tigre a commencé un peu avant la date officielle du démarrage de la saison printanière (le 20 mars théoriquement). Cette année, la température moyenne était supérieure à 10°C pendant les deux premières semaines de mars la pluie a apporté l’eau nécessaire aux éclosions le week-end de la mi-mars. Les indicateurs météo se sont donc mis au « vert », ce qui a réveillé le moustique tigre, qui a doucement commencé à sortir la tête de son œuf sur l’ensemble du bassin méditerranéen.

Les bons gestes à mettre en place fin avril


Nul besoin de se précipiter pour le moment. C’est en effet un peu plus tard (fin avril), lorsque toutes les larves seront écloses, que les comportements préventifs devront être mis en œuvre. Nous ne manquerons pas de vous le rappeler 😉

temperature_moustique_tigre_2015

[source : eid-med]

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