État d’alerte déclenché en Algérie contre le moustique tigre

Le moustique tigre présent depuis 2016 en Algérie

Selon le ministère de la Santé, la présence du moustique-tigre (reconnaissable à ses rayures blanches sur les pattes et le corps et à sa taille plus petite que le moustique urbain) avait déjà été signalée dans plusieurs quartiers d’Alger depuis 2016. De nombreux pays méditerranéens, comme l’Espagne, l’Italie et la France avaient déjà également constaté la présence de ce nuisible.

« Le moustique-tigre est une espèce qui se développe particulièrement en zone urbaine et semi-urbaine, qui s’adapte facilement aux différents biotopes, et dont les œufs résistent longtemps à la dessiccation. Depuis son arrivée en Europe dans les années 1990, sa propagation ne cesse de s’accroitre d’un pays à un autre. Cette espèce peut être vecteur des virus du Chikungunya, de la dengue et du Zika. Des cas de Chikungunya ont été déclarés récemment (septembre 2017) en Italie et en France, et des cas autochtones de dengue ont été rapportés cette semaine en Égypte », révèle un rapport du ministère de la Santé.

La présence en Algérie du moustique tigre (au nom scientifique d’Aedes albopictus), avait pourtant été signalée pour la première fois en Algérie en juin 2010 à Larbaa Nath Iraten (Tizi Ouzou) mais « Un seul spécimen a[vait] été capturé. Depuis, aucune activité de ce moustique n’a[vait] été signalée dans la région. En décembre 2015, suite à des plaintes des habitants d’une forte nuisance occasionnée par les moustiques, durant l’été, les entomologistes de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) ont permis de confirmer l’introduction de cette espèce à Ain Turk (Oran). Le 17 juillet 2016, les habitants de quartier dit « Zonka » entre Birkhadem et Ain Naadja (Wilaya d’Alger) ont signalé une forte nuisance d’une espèce de moustique qui pique surtout le matin et au crépuscule. La prospection entomologique a confirmé la présence d’Aedes albopictus à tous les stades de son développement (œufs, larves et adultes) », est-il précisé dans le document.

Forte infestation à Alger

D’après la même source, les opérations de démoustication ont été lancées par Hurbal (établissement relevant de la wilaya d’Alger) et se sont poursuivies jusqu’à la disparition du moustique en juillet-août 2016.

Le rapport indique que « durant le mois d’août 2017 et suite aux différentes plaintes des habitants de vieux Kouba (Alger) de piqûres particulières de moustiques, une enquête entomologique a été réalisée afin d’identifier l’espèce. Les captures ont confirmé la présence d’Aedes albopictus avec une densité élevée à tous les stades de son développement ».

L’insecte, qui s’adapte au climat tempéré et tropical et originaire d’Asie, est présent, selon le même rapport, dans quatre communes de la capitale : Hussein Dey, Saoula et Khraicia.

Sa présence est signalée dans quatre wilayas : Jijel, Alger, Tizi Ouzou et Oran. À Alger, des opérations de traitement par l’insecticide Deltamethrine (Magic 10 EC) en fumigation ont été menées, à partir de juillet 2017, contre les habitations où les œufs et larves de moustique-tigre ont été découverts.

Une propagation qui continue malgré les efforts

« Malgré tous les efforts déployés par les services de démoustication d’ Hurbal, le moustique tigre s’est propagé vers d’autres localités à savoir Saoula, Khracia et Husein Dey. À l’est du pays, une prolifération anormale de moustique a été notifiée par le service de prévention de la DSP de Jijel au mois d’août 2017, l’entomologiste dépêché sur les lieux a permis de confirmer la présence du moustique-tigre au centre-ville de la wilaya », est-il relevé.

Djamel Fourar a annoncé que le comité national des arboviroses « s’est mis en état d’alerte » pour suivre l’évolution de la situation ». Les autorités envisagent d’éradiquer les foyers où le moustique-tigre peut proliférer (eau, végétation, lieu ombrageux, etc).

Une menace réelle sur la santé

Selon le rapport du ministère de la Santé, la propagation du moustique-tigre est une menace réelle pour les wilayas du littoral algérien et les zones humides.

« Ses larves se développent essentiellement dans des gîtes larvaires produits par les habitants eux même (récipients, ustensiles, pneus usagés, etc…abandonnés et contenant de l’eau). Le contrôle de la densité de ce moustique est faisable, moyennant une large sensibilisation de la population », est-il souligné.

[Compléments moustique-tigre.info] Même si une sensibilisation est mise en place, il est impossible de venir à bout du moustique tigre. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans le sud de la France. Il suffit d’un seau avec quelques centimètres d’eau derrière un cabanon, ou d’un jouet mal rangé pour engendrer des centaines de moustiques tigres qui se reproduisent dans les 150m aux alentours. Malgré tout cette sensibilisation est indispensable, même si insuffisante en elle-même.

Information et formation

Une campagne d’information des citoyens est déjà lancée par l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA). « La surveillance entomologique à l’aide de pièges pondoirs (pour détecter les œufs du moustique-tigre ) sera poursuivie par l’équipe d’entomologistes de l’IPA, afin de suivre les densités de ce moustique au niveau des zones colonisées et également pour évaluer l’impact de la démoustication », est-il précisé.

Une journée de formation des techniciens du Bureau d’Hygiène Communal (BHC) des wilayas du Centre sur l’utilisation des pièges pondoirs est programmée à l’IPA ce mois d’octobre. La formation se poursuivra en 2018 et concernera tous les BHC des wilayas à risque de propagation du moustique-tigre.

Selon Djamel Fourar, le moustique-tigre a une préférence à piquer les humains au niveau des chevilles « et ce, durant toutes les heures de la journée, mais essentiellement au crépuscule et à l’aurore ».

Il assure par ailleurs que les piqûres du moustique-tigre ne nécessitent que des pommades et autres applications pour atténuer les réactions allergiques.

Il a recommandé toutefois de consulter un médecin si elles occasionnent d’autres symptômes comme les fièvres. Citée par l’APS, Lynda Cheballah, directrice générale de Hurbal, a souhaité une plus grande contribution des citoyens car « il est impossible d’éliminer totalement le moustique puisqu’il vit avec l’humain ». Elle conseille, par exemple, de vider de leur eau les ustensiles pouvant servir de foyers pour la reproduction de l’insecte.

[source : tsa-algerie.com]

Propagation du moustique tigre en Algérie

Une menace réelle

Le ministère de la santé indique dans un communiqué que la propagation du moustique-tigre devient une « réelle menace » pour les wilayas du littoral algérien et les zones humides. Selon la même source, les larves de ce moustique, dont le nom scientifique est Aedes albopictus, se développent essentiellement dans des gîtes larvaires produits par les habitants eux-mêmes, tels que les récipients, ustensiles, pneus usagés, abandonnés et contenant de l’eau. Contrairement au moustique traditionnel, le moustique-tigre ne se développe pas dans des eaux usées, mais dans des eaux limpides et propres.

Une propagation encore sous contrôle ?

Le ministère indique malgré tout que « le contrôle de la densité de ce moustique est faisable par une large sensibilisation de la population ». En effet, une campagne d’information et de sensibilisation des citoyens à travers les différents medias a été déjà lancée par l’équipe de l’institut Pasteur d’Algérie (IPA) et se poursuivra les semaines qui viennent.

Une journée de formation des techniciens du bureau d’hygiène communal (BHC) des wilayas du Centre sur l’utilisation des pièges pondoirs sera par exemple organisée à l’IPA à la fin de ce mois d’octobre pour lutter contre la propagation du moustique tigre.

Cette formation, qui comprendra également le comptage des œufs de moustiques récoltés, continuera en 2018 et sera élargie à tous le BHC des wilayas à risque de propagation du moustique-tigre.

Des sites sous surveillance

Par ailleurs, la surveillance entomologique à l’aide de pièges pondoirs (pour détecter les œufs du moustique tigre) « sera poursuivie par l’équipe d’entomologistes de l’IPA, afin de suivre les densités de cet insecte au niveau des zones colonisées et pour évaluer l’impact de la démoustication », indique le ministère. Dans le cadre des échanges scientifiques et de formation, l’IPA envisage « une collaboration scientifique avec l’Entente interdépartementale de démoustication du littoral méditerranéen (EID), organisme français chargé de la lutte contre le moustique tigre », ajoute la même source.

Des habitations pouponnières à moustiques tigres

Les maisons étaient déjà envahies par les moustiques, qui prolifèrent dans de véritables pouponnières situées dans les caves des immeubles des nombreuses cités à travers le pays. Ces caves sont inondées par les eaux usées, du fait notamment des travaux bâclés par les entreprises de réalisation dans le secteur du bâtiment. Hors de tout contrôle, ces sociétés livrent des projets bâclés avec la complicité des entreprises relevant du ministère de l’Habitat mais aussi des autorités locales. En somme, l’Algérie n’échappera certainement pas à cet insecte, en l’occurrence le moustique tigre qui ne manquera pas de le piquer pendant avant que le moustique local n’acheve la besogne la nuit !

Vent de panique en algerie

Cette annonce a généré une alerte générale dans les hôpitaux de la capitale. Plusieurs personnes se sont en effet adressées en urgence dans des hôpitaux de la capitale, suite à des piqures au niveau de leur bras, pieds et même visages.

Il s’agissait de piqures de moustique tigre, dont une première apparition a été constatée à l’ouest du pays avant d’être signalée au centre du pays, plus exactement dans le grand Alger. Dans la capitale, le phénomène a été notamment signalé dans les localités de Dar El Beida, El Harrach, à Zéralda et Staoueli.

Selon Dr Saïd Boubidi, médecin à l’Institut Pasteur d’Algérie, ce moustique est arrivé en Algérie à partir de l’Europe. Il a atterri à Oran, avant d’arriver au centre du pays. D’après la même source, les caractéristiques de cet insecte est qu’il attaque de jour. « Les Algériens ne sont pas habitués à cet insecte. Cela peut susciter des craintes chez certains citoyens», a indiqué le médecin, sur les ondes de la radio nationale. La présence du moustique dans cette région peut s’expliquer par le fait qu’il s’installe aisément dans des endroits humides où la végétation se mélange aux eaux stagnantes, un milieu très propice à sa reproduction.

[source : toutdz.com et lesechosdalger.com]

76 cas de dengue à la Réunion en 2017

1 seul nouveau cas depuis 2 semaines

Au cours des 15 derniers jours, 1 seul nouveau cas autochtone de dengue a été signalé. L’Agence Régionale de la Santé indique que 76 cas autochtones et 8 cas importés ont été identifiés depuis le début de l’année à La Réunion. La circulation du virus de la dengue persiste donc de manière diffuse malgré l’hiver austral. Dans ce contexte, l’ARS maintient le niveau 2A du dispositif ORSEC de lutte contre la dengue.
La période actuelle est toujours propice au développement des moustiques, et notamment du moustique tigre, vecteur de la dengue. Ce dernier pond dans de petites collections d’eau stagnante, souvent créées par l’Homme autour de son habitation.

Rappel des gestes simples

La lutte contre les moustiques repose avant tout sur des gestes simples à mettre en œuvre au quotidien :

  • Eliminer les eaux stagnantes dans son environnement (vider les soucoupes, vérifier l’écoulement des gouttières, respecter les jours de collecte des déchets, vider les petits récipients, …).
  • Eliminer les déchets pouvant générer des gîtes larvaires
  • Se protéger des piqûres (port de vêtements longs, utilisation de répulsifs et de moustiquaires), y compris quand on est malade pour ne pas contaminer son entourage.

« L’implication de tout le monde dans la lutte contre les moustiques vecteurs est nécessaire, pour limiter la circulation du virus et réduire les risques de reprise épidémique au retour de l’été austral, lorsque les conditions météorologiques seront plus favorables aux moustiques » insiste l’ARS OI.

Consultation d’un médecin


Pour limiter la propagation du virus, l’ARS Océan Indien rappelle qu’il est impératif, en cas d’apparition brutale de fièvre éventuellement associée à des maux de tête, douleurs musculaires, éruptions cutanées, nausées, vomissements, saignements ou fatigue de :

  • Consulter rapidement un médecin.
  • Continuer à se protéger des piqûres de moustiques.

[source : linfo.re]

Pas le droit à la « démoustication de confort » à Nîmes

Dépend de l’arrêté préfectoral

Si vous voulez pouvoir prétendre à une démoustication de confort, il faut habiter l’une des communes gardoises identifiées par arrêté préfectoral comme zones marécageuses. Dans le cas contraire, vous n’y aurez pas droit.

Pas facile de vivre dans les environs du cadereau de la rue Cristino-Garcia (quartier en face de Jardiland). Depuis des mois, le canal en béton destiné à évacuer les eaux en cas d’inondation, est laissé à l’abandon. De ce fait, dans l’eau qui stagne là toute l’année, s’est développé tout un écosystème : des roseaux poussent en bosquets touffus dans une eau boueuse et pleine de déchets, où prospèrent les insectes et bien sûr, de nombreux moustiques.

moustiques canal

Des riverains à bout

“Été comme hiver, c’est l’enfer ! On est envahis ! Certains jours, je ne peux même pas laisser sortir les enfants dans le jardin. Mon neveu a développé des allergies aux piqûres et j’ai peur qu’ils attrapent un jour l’une de ces maladies graves transmises par le moustique tigre…”, déclare une riveraine. L’EID (Entente interdépartementale de démoustication), opérateur en charge de la surveillance et de la lutte contre le moustique pour, entre autres, le département du Gard (à qui incombe la lutte au titre de la compétence de santé publique), se veulent rassurants.

Pas de moustique tigre ?

“L’Aedes albopictus (nom scientifique du moustique tigre, NDRL) a peu de chances de se développer dans ce canal”, estime Jean-Claude Mouret, du service coordination des opérations à l’EID. “Ce moustique tropical a trouvé une niche écologique en se reproduisant près de l’homme dans de tout petits espaces en eau comme les coupelles sous les pots de fleurs ou les jouets d’enfant laissés dans le jardin. C’est pourquoi les particuliers ont un grand rôle à jouer dans cette lutte.”

Mais d’autres types de moustiques


Ce n’est en revanche pas parce qu’il ne produit pas de moustiques tigres, que le canal ne génère pas de nuisances. En effet, cette eau chargée de matières organiques est idéale pour héberger le Culex piquiens, une espèce très répandue dans nos zones tempérées et marécageuses où le moustique peut pondre ses œufs à la surface de l’eau. Contrairement aux Aedes caspius et detritus, également très communs dans nos contrées mais qui ont besoin d’un sol sec pour pondre des œufs, lesquels écloront lors d’une prochaine mise en eau. Face à la prolifération de ces espèces endémiques, le Département du Gard a accepté de prendre en charge la lutte contre les nuisances entraînées par les piqûres. C’est ce que les spécialistes de l’EID appellent de la démoustication “de confort”.

La convention de démoustication de confort

Dans le cadre de cette convention, les habitants du département peuvent demander à bénéficier d’une démoustication, effectuée après diagnostic de spécialistes. Sauf que, pour pouvoir en bénéficier, il faut habiter l’une des communes gardoises identifiées par arrêté préfectoral comme zones marécageuses. “La liste des communes a été établie dans les années 60 car les zones humides n’ont pas bougé depuis”, explique Jean-Claude Mouret. Il confirme que les Saint-Gillois ou les habitants de Vauvert, infestés de moustiques, peuvent demander l’intervention de l’EID à titre personnel. Mais pas les Nîmois. Même ceux qui vivent près de marais artificiels. Ne reste donc plus qu’à se rapprocher de la commune, pour qu’elle nettoie le site.

Contacté par les riverains à plusieurs reprises par le passé, le service pluvial de la mairie dévoilait dernièrement que le chantier de curage du canal devrait être effectué très prochainement. “Nous attendions des financements qui viennent d’arriver”, explique Vincent Altier, du service pluvial. “Nous prévoyons de nettoyer une fois par an a minima mais la situation devrait s’améliorer quand l’ouvrage sera relié au cadereau d’Uzès.” Une intervention très attendue par un autre riverain du canal, qui souffre encore plus des odeurs que des moustiques. Mais l’attente s’éternise !

[source : midilibre.fr]

Un manuel de défense contre le moustique tigre

L’agence régionale de santé et Cap Sciences se sont associés afin de fournir un programme pédagogique pour lutter contre le moustique tigre.
Ce moustique représente en effet un risque émergent de transmission de virus.

Des gestes simples, que vous retrouvez à travers nos pages permettent de limiter l’expansion et la densité de sa population.
Cap Sciences distribue un kit destiné à sensibiliser à l’école les enfants du cycle 3.

Ce kit gratuit s’inscrit dans les objectifs du programme scolaire, il favorise la découverte et la connaissance du vivant, éduque au développement durable et inscrit les élèves dans une démarche citoyenne.

Dès cette année chacun peut s’engager et engager ses élèves dans la mobilisation contre l’expansion du moustique tigre sur notre territoire.

Vous pouvez télécharger ces manuels en cliquant sur l’une des deux images ci-dessous (Pour les élèves ou pour les enseignants)

manuel defense moustique tigre eleve manuel defense moustique tigre enseignant

Chikungunya – Démoustication à Hossegor

Démoustication ce jeudi

Une opération exceptionnelle de démoustication a été effectuée ce jeudi à Soorts-Hossegor dans les Landes, suite au séjour d’une personne contaminée par le chikungunya dans le Var. Cette démoustication a pour objectif d’éviter un éventuel nouveau voyer de transmission du virus du chikungunya par le moustique tigre, qui est effectivement présent dans le département, a indiqué mardi l’Agence régionale de santé (ARS).

demoustication hossegor

Une mesure de précaution

Aucun nouveau cas de chikungunya n’a été déclaré dans les Landes depuis la visite, les 8 et 9 septembre à Hossegor de cette personne. « C’est justement pour éviter cela (un cas transmis sur place) que l’opération de démoustication a été lancée », a expliqué Bernard Laylle, responsable du Pôle santé publique et environnemental à l’ARS Nouvelle-Aquitaine dans les Landes.

Suite à l’enquête épidémiologique sur le parcours de la personne infectée début septembre, et qui lors de ses congés était aussi passée par les Pyrénées-Atlantiques, il a été décidé de ne traiter qu’une zone du centre d’Hossegor, car c’est le seul endroit de l’itinéraire du patient où le moustique tigre (Aedes albopictus), potentiel vecteur du chikungunya, est présent, a-t-on expliqué à l’ARS.

Démoustication dans un rayon de 200 mètres

Les pulvérisations d’insecticides (deltaméthrine) ont été effectuées par voiture et par des personnes au sol ce jeudi matin entre 4h et 7h dans un rayon de 200 mètres autour de cette zone à Hossegor, le moustique tigre ayant un rayon d’action d’environ 150 m. Il s’agit de la première opération de démoustication dans les Landes dans le cadre du plan national anti-dissémination des virus du chikungunya, de la dengue et du Zika, mis en place en 2006.

Le département des Landes est l’un des 33 départements classé au niveau 1 de ce plan national anti-dissémination. Ce niveau signifie que le moustique Aedes albopictus est implanté et actif dans ces départements. Il en découle une surveillance renforcée du 1er mai au 30 novembre.

Le patient se porte bien

Le patient, pour sa part, se porte bien à présent. Si cet homme a été piqué dans les Landes, il faut une dizaine de jours pour que l’insecte puisse à son tour transmettre le virus, a-t-on précisé de même source.

[source : 20minutes.fr]

11 cas de chikungunya confirmés dans le Var

Ce sont 2 foyers qui ont été identifiés dans le Var. Éloignés d’une dizaine de kilomètres, ces foyers sont très probablement liés.

11 cas autochtones de chikungunya dans le Var

Le virus du chikungunya continue de progresser dans le Var. En cette fin septembre, ce sont 11 cas autochtones qui ont été identifiés dans ce département du Sud de la France, indique l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans son dernier bulletin.

Les premiers cas avaient été recensés dans le village du Cannet-des-Maures au mois d’août. D’après les dernières analyses, 7 cas ont depuis été confirmés et 2 sont très fortement suspectés. Toutes ces personnes vivent dans le même quartier.
Le 15 septembre, deux autres cas ont été confirmés en laboratoire, tous les deux sur la commune de Taradeau, située à 10 km du Cannet-des-Maures, ce qui constitue un second foyer de transmission. « Un lien épidémiologique entre ces deux foyers a été établi par les investigations », a précisé l’InVS.

111 cas de dengue, 9 zika, 2 chikungunya importés

L’agence sanitaire a indiqué, par ailleurs, que depuis le 1er mai dernier, 111 cas de dengue ont été importés en métropole, ainsi que 9 cas de Zika et 2 de chikungunya.

Le lien entre tous ces virus : le moustique tigre

Ces maladies infectieuses sont transmises par la piqûre du moustique Aedes albopictus, aussi appelé moustique tigre. Ce moustique est présent en France depuis 2004, en particulier dans les départements du sud. En 2017, il a colonisé dans 33 départements. « Dans ces départements, il existe un risque de transmission autochtone du virus lorsque des personnes infectées sont de retour de voyage dans des pays où le virus circule », a expliqué l’InVS.

De ce fait, les lieux de résidence des personnes infectées, ainsi que leur voisinage et les lieux qu’elles ont fréquentés sont systématiquement démoustiqués après un signalement.

Le département du Var est confronté pour la deuxième fois à un épisode de transmission autochtone de chikungunya. Il s’agit du 3e pour la métropole. En outre, 6 épisodes de transmission autochtone de dengue depuis 2010 ont été enregistrés.

[source : pourquoidocteur.fr]

Appel à témoins – En une demi heure, j’ai été piquée 20 fois !

Un cauchemar dans le Lot-et-Garonne

De nombreux Lot-et-Garonnais one envoyé des témoignages alarmants cet été. Tous assurent vivent un « cauchemar », voire un « enfer ».

Cet été 2017, les soirées sur les terrasses ou en bord de jardin ont été cauchemardesques dans le sud-ouest, de l’aveu même de nombreux internautes qui ont contacté le journal Sud Ouest à la suite d’un appel à témoin.

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L’ensemble du Lot-et-Garonne concerné

Tout le Lot-et-Garonne est concerné. Observé pour la première fois en 2012, le moustique tigre a depuis colonisé l’ensemble du territoire. Les messages arrivent de partout : de l’Agenais bien sûr – et particulièrement à Foulayronnes -, de Tonneins, du Villeneuvois mais aussi dans le Marmandais. personne ne sait comment s’y prendre : « On a beau mettre insecticide ou d’autres produits, on remarque qu’ils restent insensibles. Impossible d’ouvrir les baies vitrées ou de dormir avec les fenêtres ouvertes. Je me ruine en produits vendus en pharmacie, et rien n’y fait. C’est un fléau ! ».
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Un habitant de Seyche témoigne
« Nous ne pouvons plus sortir de chez nous sans être piqué. On ne peut même plus aérer nos maisons. Nous vivons un enfer ! »

A Estillac, les habitants n’en peuvent plus. Une femme témoigne : « Impossible de manger, de jouer dehors ou de profiter de nos piscines malgré les produits. L’été arrive à sa fin et nous l’aurons passé enfermé dans nos maisons. C’est de pire en pire chaque année… et cela influe sur notre moral. »
« La moindre piqûre est un calvaire »

Ce qui revient le plus fréquemment dans les témoignages reçus, c’est la voracité de ces insectes. « Hier, en l’espace de 30 minutes au jardin, et malgré les sprays sur tout le corps, ma fille est revenue avec une dizaine de piqûres ». Même constat ici : « Ras le bol ! Ce midi, j’ai étendu mon linge et je suis ressortie avec 12 piqûres ». Il existe aussi des cas plus graves. Exemple avec une personne devenue allergique : « La moindre piqûre est un calvaire, j’ai un traitement durant trois mois et des crèmes à base de cortisone pour surmonter la douleur. Une simple piqûre devient énorme, gonfle et s’étale en quelques secondes ! »

Ces attaques – et les démangeaisons qui s’en suivent – posent une autre question… que ne manquent pas de relever les internautes. Ainsi Marie-Laure Cuzzini, habituée du problème pour avoir vécu en Guyane, ne décolère pas :

« Que fait l’Etat pour protéger sa population ? On attend qu’il y ait des cas de dengue, de zika ou de palu qui se multiplient pour qu’on réagisse ? »

Un autre habitant propose son explication : « Les campagnes de démoustication ne sont autorisés que pendant la nuit, mais le moustique tigre a surtout une activité diurne (du lever au coucher du soleil. Qui plus est, l’insecte a une capacité à résister, au fil du temps, aux insecticides. Si les communes réalisent une campagne de démoustication à grande échelle chaque année, alors les matières actives deviendront de moins en moins efficaces contre le nuisible ».
[NDLR : les campagnes de démoustications sont censées prendre en compte cette caractéristique, et donc viser les lieux où le moustique tigre se réfugie pendant la nuit, à savoir les haies, buissons, ou petits recoins à l’abri du vent et de la fraîcheur]

« Je retire l’eau stagnante mais rien n’y fait »

Les campagnes de sensibilisation qui ont lieu chaque année dans le département invitent à éviter de laisser traîner toute réserve d’eau. Seau, bassine, piscine mal entretenue et même la moindre flaque fera le bonheur du moustique tigre. Dans un article publié sur notre site Internet, on apprenait ainsi que le nuisible peut pondre jusqu’à 2000 œufs dans un réceptacle de 5 cm de côté et de 2 cm de hauteur.

Pourtant les internautes jurent vider tout ce qui est possible de vider dans un jardin. Une habitante d’Estillac le confirme : « Nous avons suivi toutes les recommandations : taille des arbres, éviter les eaux stagnantes… rien n’y fait ! » Dimitri Deshayes, vit à Foulayronnes, s’en étonne également : « Je n’ai pas de plan d’eau, ni d’eau stagnante à proximité et nous sommes pourtant envahis par ce moustique très vorace ! Que cela soit le soir, le midi ou le matin, dès que nous sommes dehors, on se fait attaquer même en utilisant des répulsifs. J’ai un chat qui se fait également attaqué, il est couvert de petites piqûres et de croûtes. »

« J’utilise une combinaison de travail pour aller au potager »

Pour se protéger, chacun a sa solution. Certains déploient les grands moyens, comme par exemple de ce jeune couple originaire de Pont-du-Casse. « Depuis le mois d’avril, nous ne pouvons absolument plus jardiner notre potager, manger dehors, étendre le linge dehors, être sur notre terrasse, être dehors, vivre dehors. Mon conjoint est resté 10 minutes dans le potager avec des répulsifs sur lui et ses vêtements et nous avons comptabilisé 42 piqûres. Maintenant, il utilise une combinaison de travail en tissu pour se rendre dans notre potager. » Et de conclure :

« Nous avons essayé de traiter deux fois autour de notre maison (pulvérisation de deltamethrine sur nos façades, sols, haies, contour parcelle du terrain, massifs de cailloux) et avons constaté une légère amélioration… qui n’a duré que trois jours. »

D’autres internautes se tournent vers les produits proposés par les grandes surfaces et les pharmacies. Là encore, les avis sont majoritairement négatifs. Une Villeneuvoise indique : « Malgré l’achat de bombes de toutes sortes et de remèdes naturels, rien n’y fait. C’est tout simplement un cauchemar ».

Un cauchemar auquel il faudra s’habituer. A ce jour, en effet, il n’existerait aucune solution d’envergure pour éradiquer la présence du moustique tigre. « Le moustique tigre s’est adapté au XXIe siècle. Les autres moustiques se développent dans des zones marécageuses où la fumigation a un double intérêt puisqu’elle détruit les adultes, mais également les œufs et les larves au moyen de larvicides. Le moustique tigre, lui, grâce à sa stratégie opérationnelle et sa plasticité se reproduit dans l’habitat urbain », prévient Florence Chemin, responsable pour le compte de l’Agence régionale de santé (ARS).

[source : sudouest.fr]

La démoustication n’aurait des effets que sur 2 jours

Une résidente de Blagnac témoigne

Son témoignage est très parlant « Nous avons vu la différence dans les deux jours qui ont suivi l’opération de démoustication. Il y avait moins de moustiques mais avec les chaleurs qui ont suivi, ils sont vite revenus ».
À cette date, elle avait suivi à la lettre les recommandations de l’Agence régionale de santé concernant la démoustication et avait protégé son point d’eau avec ses poissons d’une bâche.
Les repas sur sa terrasse sont en revanche devenus exceptionnels. « J’ai eu de la famille à la maison, mais ils sont repartis avec plein de boutons de moustiques », précise-t-elle. Et pourtant, l’opération de démoustication avait déjà été réalisée.

demoustication

Un peu plus loin dans la rue, une autre personne témoigne. « je n’ai pas été énormément impacté par cette présence de moustiques puisque j’habite au second étage ».
Pour d’autres riverains «Ce sont des moustiques-tigres, cette année, ils prolifèrent et sont particulièrement agressifs, il faut démoustiquer partout».

Selon ces personnes, il faut revenir aux méthodes d’avant. « On voit bien au fur et à mesure des années qu’ils sont de plus en plus nombreux donc autant revenir à la traditionnelle moustiquaire et apprendre à cohabiter », relativise l’habitante de la rue de Fonsorbes.

Jean-François a opté lui pour la spirale d’encens à base de citronnelle pour pouvoir manger dehors le soir. « Cela ne fonctionne pas à la perfection mais ça permet de profiter un minimum de son jardin », confie-t-il. Avec les températures plus fraîches, le soir, les moustiques se font plus rares facilitant la cohabitation avec les riverains.

[source : ladepeche.fr]

Les pharmacies dévalisées en produits anti-moustiques

Une pharmacienne témoigne

«Actuellement je suis en rupture de stock, je n’ai plus rien à l’exception d’huile essentielle : c’est la première fois que je suis ainsi dévalisée en 10 années», indique une des pharmaciennes de la ville sous-préfecture contrainte de faire un réassort en pleine rentrée. Même constat à la pharmacie Centrale qui s’est rendue compte de l’importance de cette demande. Ils avaient anticipé les réassorts durant tout l’été. «Tous les dix jours, j’ai fait un point pour réapprovisionner nos stocks», certifie-t-elle. Elle atteste ainsi avoir vendu dix fois plus de produits anti-moustique que la saison dernière. Même constat, chez Bertrand Montet, à la pharmacie des Allées, à Valence-d’Agen. «Je viens de faire un nouveau réassort pas plus tard que ce matin : ce sont des ventes exceptionnelles. une hausse de 50 % a été enregistrée, tous produits confondus par rapport à l’été dernier», confirme le praticien qui ne cachait pas que ces achats avaient boosté son chiffre d’affaires.
«Habituellement, l’unique commande de la saison suffit à passer l’été»

Même constat sur quatre départements limitrophes de l’Aquitaine et de l’Occitanie qui n’a pas échappé à la responsable commerciale du laboratoire Merck, celle-ci approvisionnant les pharmacies de ce secteur. «Ces ventes hors normes se concentrent essentiellement sur le Lot-et-Garonne (où la présence du premier cas de moustique tigre en France a été détectée en 2012, N.D.L.R.), le Tarn-et-Garonne, le Gers et la Haute-Garonne. On n’a rien par exemple dans le Lot alors même que cet insecte résiste au manque d’eau», indique la commerciale qui atteste une progression spectaculaire de + 50 % des ventes de son laboratoire. «Des réassorts en plein mois août et en septembre pour ce type de produits, cela n’arrive jamais. Normalement l’unique commande de la saison suffit à passer l’été. Là, je reçois encore des commandes de gels apaisants antimoustiques…»
Un moustique résistant aux insecticides

Un moustique d’origine tropicale qui a également la particularité à la différence de nos espèces indigènes, de «piquer toute la journée, pas que la nuit, surtout au lever et au coucher du soleil». Des piqûres également plus urticantes pouvant conduire à des réactions dans certains cas. «Ce qui nous a particulièrement choqués, ce sont les réactions violentes aux piqûres. Nous avons envoyé au moins deux personnes aux urgences cet été», témoigne le gérant de la pharmacie Lignières, à Montauban.

Pire encore, rien ne semble pouvoir limiter la prolifération de ce moustique. Un constat confirmé par l’Agence régionale de la santé (ARS) qui va jusqu’à déconseiller les campagnes de «démoustication intempestives.» L’établissement du ministère de la Santé assure que «l’utilisation répétée d’insecticides provoque l’immunisation du moustique aux produits utilisés» et par voie de conséquence «leur inefficacité à court terme», sans compter les effets néfastes sur l’environnement et la population.

Si les pharmaciens se frottent les mains de cette manne commerciale exceptionnelle, les Tarn-et-Garonnais dont l’été a été en partie gâché, ne se privent pas de râler contre les pouvoirs publics, et à manifester ce mécontentement sur les réseaux sociaux (notre encadré). D’autant que les piqûres et démangeaisons ne sont rien face aux maladies graves telles que la dengue que le moustique tigre peut transmettre à l’Homme. Des infections encore rares en métropole : quatre cas ont toutefois été recensés il y a trois semaines seulement à Blagnac, Toulouse et Balma.

Le pic de prolifération en voie d’être passé, il faudra toutefois attendre les premières gelées de l’automne neutralisant les larves, pour espérer ne plus être dévoré, et pouvoir même si le climat est moins propice aux grillades, enfin profiter de son balcon ou jardin…
«J’ai passé l’été calfeutrée chez moi»

Le long du Tarn et de la Garonne, et du canal, les témoignages, les coups de gueule des Tarn-et-Garonnais pour expliquer leur été en compagnie du moustique tigre, sont innombrables.«On n’a pas pu passer cet été une seule soirée sur notre terrasse pour dîner : à chaque fois nous avons été mitraillés par les moustiques», assure une Valencienne qui a eu beau allumer ses bougies à la citronnelle et se badigeonner de produits répulsifs. «Rien n’y a fait. Pire encore, il a fallu conserver les fenêtres et portes fermées, en maintenant la nuit les appareils antimoustiques pour ne pas être piqués. J’ai passé l’été calfeutrée chez moi !»

Constat identique à Castelsarrasin où Rose et sa petite-fille ont encore un mauvais souvenir de leur brève cueillette dans le jardin familial. «En seulement dix minutes, on n’a rien compris, nous avons été bombardées par des dizaines de moustiques. Ma petite fille avait des cloques rougeâtres sur tout le corps», certifie la septuagénaire. «Le jardin est infesté, je suis obligée de mettre des gants et des chaussettes pour ramasser mes haricots et tomates». À quelques kilomètres de là, Jean-Jacques, un chasseur, n’est également pas en reste contre ce fléau de l’été. «C’est impossible de chasser sans se faire piquer ou avaler des quantités de bestioles : moucherons et moustiques. J’ai croisé, je n’avais jamais vu cela, des chasseurs qui étaient équipés comme les apiculteurs avec des moustiquaires sur le visage !», certifie le sexagénaire. Interpellant le préfet sur notre compte Facebook, Raphaël évoque même un problème de santé public : «Là, ça devient une question de santé publique. Impossible de sortir dans son jardin ou terrasse que ce soit à Moissac, Valence-d’Agen, Pommevic et j’en passe…»

[source : ladepeche.fr]