L’EID cherche de jeunes volontaires du service civique en Isère

Cette année, avec l’arrivée du moustique tigre, responsable de fortes gênes pour la population, l’EID renforce sa lutte dans les zones urbanisées où sévit ce moustique.
En effet cette espèce se développe dans milieux artificiels se trouvant principalement sur le domaine privé chez les particuliers.
De ce fait, et afin de compléter son action, l’EID Rhône-Alpes cherche des volontaires du service civique qui auront pour rôle de mettre en place des actions de communication et de sensibilisation du grand public. Ils réaliseront des actions de porte à porte sur les communes concernées qui permettront de sensibiliser et d’apprendre aux citoyens, les gestes essentiels pour limiter la prolifération de ce moustique. L’EID recherche des personnes ayant le sens du contact et de bonnes qualités relationnelles et d’écoute.

A noter :

  • Permis B obligatoire
  • Territoires concernés : communes de l’ agglomération de Grenoble
  • poste basé à : Saint Martin d’Hères (38)
  • À partir du 1 mai 2018 (6 mois, 28 h/semaine)
  • 4 postes disponibles

Quel organisme ?
Entente pour la demoustication
Le lieu de la mission est accessible aux personnes à mobilité réduite ?
Non
La mission est accessible aux mineurs dès 16 ans ?
Non

[Source : service-civique.gouv.fr]

Comment Zika induit la microcéphalie? Explication du mécanisme

La microcéphalie est une malformation congénitale irréversible du cerveau, caractérisée par un développement incomplet du cortex cérébral.

microcephalie zika explication

Si l’on savait déjà, depuis les précédentes études épidémiologiques, que le fœtus infecté in utéro par le virus Zika encourt un risque de microcéphalie, le mécanisme entrainant la microcéphalie associée à ce virus était jusqu’à ce jour méconnu. Une équipe internationale de chercheurs, réunis au sein du consortium européen ZIKAlliance (coordonnée par l’Inserm), semble en effet avoir identifié un mécanisme spécifique. Dirigée par l’équipe du Dr Laurent Nguyen (les Drs. Gladwyn-Ng, Cordón-Barris, Alfano, Creppe et Morrelli) de l’Université de Liège (ULiège) avec l’aide de leur collègue le Pr Marc Lecuit de l’Institut Pasteur/Inserm à Paris, une équipe internationale de chercheurs vient en effet d’identifier les mécanismes par lesquels le virus Zika, en infectant des femmes enceintes, peut perturber le bon développement du cerveau de leur bébé et mener à la microcéphalie.

En résumé, le virus du zika a deux effets principaux sur le cerveau en formation :

  • Il réduit la capacité des cellules souches à produire des neurones
  • Il infecte les cellules neuronales déjà produites et induit leur mort prématurée

Explications en cinq étapes avec le Dr Nguyen, dont le Laboratoire de la régulation moléculaire de la neurognése, Giga Neuroscience, a mis à jour il y a deux ans un mécanisme qui explique la manière dont les cellules souches produisent les neurones dans le cerveau.

1 – Les cellules souche : ce que l’on sait de la formation du cerveau

Au début de la formation du cerveau, les cellules souches se divisent et donnent directement naissance aux neurones. Au fur et à mesure du développement du cerveau, ces cellules changent de comportement et donnent naissance à des progéniteurs, ou amplificateurs qui vont permettre de générer plus de neurones. Plus le cerveau se développe, plus il devient capable, via ces cellules souches, de donner naissance à un plus grand nombre de neurones.

2 – Comment les chercheurs ont-ils procédé pour comprendre le mécanisme ?

Pour comprendre le mécanisme qui induit la microcéphalie, les scientifiques ont combiné des analyses de foetus humains infectés par le virus Zika, de cultures de cellules-souches neuronales humaines et d’embryons de souris.

3 – Que démontrent les résultats de cette étude ?

Les chercheurs ont montré que le virus Zika, en infectant les cellules souches neuronales, va les forcer à faire de la neurogenèse (ensemble du processus de formation d’un neurone fonctionnel du système nerveux à partir d’une cellule souche neurale) directe et réduire leur capacité à générer des progéniteurs intermédiaires (amplificateurs) et donc, in fine, réduire le nombre de neurones produits par ces cellules souches. Dans un deuxième temps, les neurones issus des cellules souches infectées par le virus Zika ne survivront pas. « La manière dont Zika induit la microcéphalie, résume le Dr Nguyen, c’est, d’une part, initialement en réduisant la capacité des cellules souches à produire des neurones et, d’autre part, dans les neurones qui ont été produits, Zika se réplique d’une façon importante et induit la mort précoce des cellules neuronales (apoptose). Il y a donc deux étapes: l’une qui commence au niveau de la cellule souche et l’autre au niveau du neurone. Ces deux mécanismes cumulés expliquent pourquoi le cortex cérébral des foetus infectés devient déficitaire en neurones et est donc de taille réduite ».

4 – En quoi ce mécanisme est-il propre à Zika?

Zika fait partie d’une famille de virus, les flavivirus parmi lesquels on trouve d’autres virus (dengue, chikungunia, Nil occidental, fièvre jaune…) véhiculés par le même vecteur, Aedes aegypti, qui est le moustique cousin de notre moustique tigre. Tous ces virus qui sont transportés par ce type de moustique ne provoquent pas la microcéphalie congénitale. Pourquoi? « Probablement parce, par rapport à ces autres virus de la même famille, Zika est capable de traverser le placenta et d’infecter spécifiquement les cellules souches du cerveau. Les autres virus ne passent pas la barrière placentaire dans la plupart des cas. Par ailleurs, il faut remarquer que la microcéphalie congénitale induite par Zika est très similaire à ce que l’on observe après une infection par le cytomégalovirus qui est un des pathogènes classiques dont on sait qu’il induit la microcéphalie ».

5 – Et pour les patients à court, moyen, long terme ?

Concernant le traitement, pour l’instant, « il est difficile d’intervenir in utero : il faut que les molécules passent les barrières placentaire et encéphalique (du cerveau). Il faut aussi s’assurer qu’il n’y a pas d’effets secondaires sur le bien-être de la mère. Quoi qu’il en soit, notre travail identifie un mécanisme qui peut être ciblé par certaines molécules pour éventuellement limiter les dégâts, précise le Dr Laurent Nguyen. Dans notre modèle murin (in vivo sur la souris), nous avons pu montrer que des molécules – dont on sait qu’elles limitent le stress cellulaire, une fois injectées dans le cerveau de l’embryon murin – empêchent le développement de la microcéphalie suite à l’infection. On comprend comment Zika induit la microcéphalie à l’échelle moléculaire et cette analyse moléculaire nous permet d’identifier les cibles et c’est ça qui est important. Nous avons donc ici des pistes thérapeutiques qui sont intéressantes à investiguer mais nous sommes encore à des années d’un traitement ».

[source : lalibre.be]

Nouvelle épidémie de dengue au Burkina Faso

Une menace prise au sérieux

Au Burkina Faso, la menace est prise au sérieux. En deux années, c’est la seconde fois qu’une épidémie de dengue est signalée dans le pays. Le ministre de la Santé, Nicolas Meda, a annoncé un plan d’urgence.

Épidémie de dengue

L’alerte a été lancée par le ministre de la Santé, Nicolas Meda, mercredi 25 octobre dernier. Une épidémie de dengue sévit au pays des hommes intègres et a déjà fait 13 morts au sein de la population, selon un bilan des services de santé. Provoquée par la piqûre du moustique tigre, la maladie se développe rapidement. Selon le ministère de la Santé, 6000 cas d’infection ont été détectés sur l’ensemble du territoire et Ouagadougou, la capitale, compterait à elle seule 2000 cas.

Une situation très préoccupante

Selon le ministre Nicolas Meda, 4000 nouveaux cas pourraient être enregistrés dans les prochains jours.

Face à une propagation rapide de la maladie et l’inexistence d’un traitement contre la dengue, les Autorités burkinabè ont décidé de mettre en place une campagne de pulvérisation des sites susceptibles d’abriter le moustique tigre. A Ouagadougou et dans le reste du pays, le débat reste cependant ouvert depuis l’annonce faite par Nicolas Meda sur l’épidémie de dengue.

Les populations mettent en effet en cause l’insalubrité des villes qui est la cause première de cette épidémie de dengue. Précisons qu’en 2016, une première épidémie de dengue s’était déclenchée au Faso, causant 20 morts.

[source : afrique-sur7.fr]

La sécheresse fait reculer le moustique en 2017

Une année très calme
2017 aura été une année très calme. Malgré un cas rare du virus du Nil occidental, diagnostiqué sur une habitante de Nice-Nord le 20 octobre, l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) Méditerranée, chargée de faire disparaître les nuisibles volants autour des personnes malades, n’est pratiquement pas intervenue cette saison dans les Alpes-Maritimes.

« Nous avons pulvérisé une zone une seule fois et c’était dans le cadre d’une simple suspicion », déclare Bernard Cadiou, le responsable de la structure.

En comparaison, 38 cas de dengue et de chikungunya importés avaient été signalés en 2015 dans le département et avaient entraîné des traitements insecticides…

Moins d’interventions du fait de la sécheresse

L’EID a « à peine » travaillé davantage dans le Var cette année, pour contenir deux foyers autochtones de chikungunya au Canet-des-Maures, résultant d’un seul et même cas importé.

Un bilan « très raisonnable » selon Bernard Cadiou, dû, selon lui, à la sécheresse qui a permis une prolifération modérée du moustique tigre, le principal vecteur de ces maladies.

Se protéger des piqures même en hiver

L’ARS demande néanmoins aux Azuréens de « se protéger des piqûres »

Le piqueur commence d’ailleurs, comme chaque automne, a baissé les armes pour entrer en diapause. Une période d’hibernation pour Aedes albopictus.

Culex Pipiens, son cousin sans rayure, lui, reste actif tout au long de l’année, même si sa population diminue en hiver. Et comme c’est lui qui peut-être un vecteur du virus du Nil occidental, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca demande aux Azuréens de continuer « à se protéger des piqûres ».

[source : 20minutes.fr]

Un cas du virus du Nil occidental détecté sur la Côte d’Azur

Un cas de virus du Nil Occidental détecté à Nice

C’est une première en France depuis 2015. L’ARS Paca a confirmé en octobre dernier la découverte à Nice d’un cas du virus du Nil occidental à Nice. Elle a par ailleurs appelé les habitants des Alpes-Maritimes à se protéger contre les piqûres de moustiques.

Une personne porteuse du virus West Nile a en effet été diagnostiquée le 20 octobre dans le département des Alpes-Maritimes, à Nice. Cette personne est toutefois aujourd’hui guérie et en bonne santé.

Plusieurs cas ces dernières semaines en Europe

La maladie à virus du Nil occidental peut être transmise par les piqures de moustiques (essentiellement du genre Culex) qui se contaminent exclusivement au contact d’oiseaux infectés, a également rappelé l’organisme, appelant à la prudence.

« Ce premier cas humain signalé à ce jour en France depuis 2015 témoigne d’une circulation du virus West Nile. D’après l’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDPC), entre le 28 septembre et le 5 octobre 2017, plusieurs cas humains ont été signalés en Europe : neuf en Roumanie, quatre en Italie, deux en Hongrie et un en Grèce », précise l’ARS.

Les hommes, hôtes accidentels

Les hommes ne sont que des « hôtes accidentels » qui ne peuvent pas transmettre à leur tour le virus, explique l’organisme, annonçant tout de même « la mise en place à titre de précaution de mesures de contrôle et de restrictions temporaires pour les collectes de produits sanguins et les prélèvements d’organes des habitants des Alpes-Maritimes ».

Une recherche d’autres cas auprès des établissements de santé des Alpes-Maritimes disposant d’un service d’accueil des urgences et du laboratoire du CHU de Nice a également été ordonnée. Dans la plupart des cas, l’infection au virus du Nil occidental ne présente pas de symptôme. Elle peut certaines fois se manifeste par un syndrome pseudo-grippal et plus rarement, elle peut provoquer des complications neurologiques.

[source : 20Minutes.fr]

128 nouvelles communes colonisées par le moustique tigre en France

Ce ne sont pas moins de 128 nouvelles communes qui ont été colonisées cette année 2017 en Occitanie.

Plutôt de jour mais également la nuit, depuis le mois de mai jusqu’au mois de novembre, le moustique tigre s’installe dans notre quotidien ! Et il sera difficile d’échapper à ses agaçantes piqûres.

Des Risques sanitaires

L’aedes albopictus, également appelé « moustique-tigre », est généralement plus petit que les moustiques traditionnels européens. Il a les « pattes rayées » de noir et blanc, mais est plus simple à « chasser ». Il est possible de le « claquer » entre ses mains pendant son vol lent, quoique imprévisible. Plus grande est aussi la satisfaction d’avoir pu écrabouiller le nuisible encore gorgé de votre sang… La lutte est cependant inégale. Sa propagation prend de l’ampleur et la nuisance du moustique tigre ne se limite pas aux seules piqûres : plus grave, l’insecte peut transmettre d’homme à homme des virus tels que la dengue, le chikungunya ou encore le zika.

Un vecteur d’épidémies surveillé de très près. Apparu en France du côté de Nice en 2004, l’intrus d’origine tropicale a trouvé sous nos latitudes et sur le pourtour méditerranéen une terre de prédilection où il n’a cessé de se multiplier.

33 régions et 128 nouvelles communes en France en 2017

Il se répand de façon exponentielle : « Il est très invasif et est désormais installé dans 33 départements français. À ce jour, 128 nouvelles communes ont été colonisées en France depuis le début de l’année, 65 pour le seul territoire de la région », confirme Jean-Louis Gely, directeur de la communication à l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID-Méd) basée à Montpellier. L’Aude et les Pyrénées-Orientales ne sont pas épargnés : depuis le début de l’année, chacun de ces départements compte une dizaine de nouveaux villages « colonisés » et au cumul, la barre des 100 va être allègrement franchie.

Une lutte au jour le jour

Une croissance que l’EID-Méd, s’emploie à limiter dans les zones infestées. Avec les moyens autorisés. Une action sur les larves efficace mais limitée surtout quand on sait que le nuisible se développe « à 80 % chez les particuliers. Un pied de parasol dans le jardin, des jouets d’enfants oubliés, un simple bouchon en plastique ou une coupelle sous un pot de fleurs… Le problème avec ce moustique, c’est qu’il peut pondre un peu partout », résume Jean-Louis Gely. « Il n’y a pas de méthode ni de traitement infaillibles au niveau mondial pour éliminer l’espèce. Des stratégies, alternatives, comme l’introduction d’insectes stériles, ont été testées, sans grand succès », confirme Grégory L’Ambert, responsable de la cellule méthode et recherche. L’EID intervient dans des lieux publics mais la prise de conscience doit être collective pour lutter contre les risques d’épidémie.

Une vaste campagne de communication a été lancée afin de sensibiliser le public : videz (tous les récipients susceptibles d’accueillir de l’eau), rangez ou jetez (les jouets abandonnés, boîtes de conserve, bouchons), couvrez (les récipients récupérateurs d’eau) et enfin curez et entretenez (piscines ou bassins). Autant d’actions de prévention à mettre en œuvre sans tarder alors que les pluies d’équinoxe, propices à la ponte, sont arrivées. Une démarche citoyenne indispensable pour dompter le tigre. À vous de jouer !

[Source : lindependant.fr]

Opération de démoustication à Dax après la contamination d’un habitant par la dengue

Une opération de démoustication sera lancée les 25 et 26 octobre 2017, à Dax et à Saint-Paul-lès-Dax, suite à la confirmation d’un cas de la dengue, contracté au cours d’un séjour outre-mer.

L’ Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine et la préfecture des Landes annoncent qu’une opération de démoustication aura lieu à Saint-Paul-lès-Dax et Dax les mercredi 25 et jeudi 26 octobre prochains.

Contaminé lors d’un séjour outre-mer

Une personne résidant à Dax a contracté le virus de la dengue au cours d’un séjour en Nouvelle-Calédonie. Il ne serait a priori pas contagieux. En revanche, si cette personne a été piquée par un moustique tigre, l’insecte devient vecteur de la maladie et la prochaine personne piquée peut à son tour contracter ce même virus (on parlerait alors de cas autochtone).
L’ARS ne précise pas dans son communiqué l’état de santé actuel du malade.

Une opération de démoustication préventive

De ce fait, les autorités ont lanceront une opération de démoustication, dans les communes où s’est déplacé le malade et où une enquête préventive a permis de confirmer la présence potentielle de moustiques tigres, dans cinq secteurs au total à Dax (zone du centre hospitalier) et à Saint-Paul-lès-Dax (route de la Bernadère, rue du 14 juillet, chemin de Pouymartet, avenue de la Résistance).

Ces zones seront traitées d’abord par pulvérisation depuis un véhicule, puis plus ciblées, dans certains jardins notamment. Les autorités assurent que ce traitement insecticide est sans danger mais demande tout de même à la population de respecter certaines mesures de précaution. Une opération similaire avait été lancée en septembre dernier, alors qu’un homme contaminé par le virus chikungunya avait séjourné à Soorts-Hossegor.

Des recommandations à suivre scrupuleusement

recommandations demoustication

[source : francebleu.fr]

Démoustication et installation de pièges à Hossegor

Une opération de démoustication a été mise en place fin septembre dans le centre-ville d’Hossegor, afin de se prémunir de tout risque, après qu’un touriste porteur du virus du chikungunya ait séjourné dans la station.

La guerre contre le moustique tigre

C’était donc la déclaration officielle de la guerre contre les moustiques tigres ce matin-là de 4 h à 6h30. Cette opération était la première de ce type dans les Landes. Son objectif : éliminer préventivement les colonies de cet insecte invasif, vecteur de transmission de virus comme le chikungunya. Un touriste du Var, piqué fin août dans son département d’origine, avait séjourné début septembre à Hossegor durant deux jours. De retour chez lui, il avait consulté un médecin qui avait déclenché le protocole d’alerte, via les autorités.

Diffusion d’insecticide depuis le 4×4

Les spécialistes de la société Altopictus de Montpellier, mandatés par le Conseil Départemental des Landes, étaient déjà venus en reconnaissance quelques jours avant, afin de déterminer la présence de moustiques tigres sur Hossegor et Seignosse. Ils n’en avaient finalement trouvé qu’à Hossegor, autour du parc Rosny. Un premier passage a donc été effectué ce matin là dans un périmètre déterminé. La benne de ce 4×4 portait un compresseur chargé d’alimenter un nébulisateur afin de diffuser un nuage d’insecticide. Un dosage suffisamment puissant pour tuer les moustiques mais pas nocif pour l’homme, selon les autorités.

Diffusion manuelle d’insecticide

Après ce premier passage, il a été nécessaire de procéder à des traitements plus ciblés à pied, au moyen d’appareils portatifs. Objectif : ne pas toucher d’autres insectes diurnes, papillons et coléoptères, animaux domestiques. Une certaine inquiétude planait dans la population, depuis l’annonce de cette opération, deux jours plus tôt. La Sepanso avait notamment émis des réserves quant au produit utilisé.

Il est désormais indispensable de ne plus laisser de place à ces moustiques tigres, qui affectionnent la présence humaine et l’eau stagnante. Même un arrosoir à moitié plein, un fond d’eau dans un pot de fleur sur un rebord de fenêtre, constituent un espace idéal pour la reproduction de ce petit insecte dont on n’a pas fini de parler. Sa conquête de la France, où il a déjà été identifié dans 33 départements, n’est pas terminée.

Installation de pièges

Suite à cette démoustication, les spécialistes ont procédé à l’installation de pièges à moustiques tigres de la société Biogents. Ces pièges diffusent un leurre olfactif qui attire les moustiques tigres, puis les capture grâce à un astucieux système de ventilateurs, qui les pousse vers un panier dont ils ne peuvent plus ressortir.

La démoustication et l’installation de pièges en images

[source : sudouest.fr]

État d’alerte déclenché en Algérie contre le moustique tigre

Le moustique tigre présent depuis 2016 en Algérie

Selon le ministère de la Santé, la présence du moustique-tigre (reconnaissable à ses rayures blanches sur les pattes et le corps et à sa taille plus petite que le moustique urbain) avait déjà été signalée dans plusieurs quartiers d’Alger depuis 2016. De nombreux pays méditerranéens, comme l’Espagne, l’Italie et la France avaient déjà également constaté la présence de ce nuisible.

« Le moustique-tigre est une espèce qui se développe particulièrement en zone urbaine et semi-urbaine, qui s’adapte facilement aux différents biotopes, et dont les œufs résistent longtemps à la dessiccation. Depuis son arrivée en Europe dans les années 1990, sa propagation ne cesse de s’accroitre d’un pays à un autre. Cette espèce peut être vecteur des virus du Chikungunya, de la dengue et du Zika. Des cas de Chikungunya ont été déclarés récemment (septembre 2017) en Italie et en France, et des cas autochtones de dengue ont été rapportés cette semaine en Égypte », révèle un rapport du ministère de la Santé.

La présence en Algérie du moustique tigre (au nom scientifique d’Aedes albopictus), avait pourtant été signalée pour la première fois en Algérie en juin 2010 à Larbaa Nath Iraten (Tizi Ouzou) mais « Un seul spécimen a[vait] été capturé. Depuis, aucune activité de ce moustique n’a[vait] été signalée dans la région. En décembre 2015, suite à des plaintes des habitants d’une forte nuisance occasionnée par les moustiques, durant l’été, les entomologistes de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) ont permis de confirmer l’introduction de cette espèce à Ain Turk (Oran). Le 17 juillet 2016, les habitants de quartier dit « Zonka » entre Birkhadem et Ain Naadja (Wilaya d’Alger) ont signalé une forte nuisance d’une espèce de moustique qui pique surtout le matin et au crépuscule. La prospection entomologique a confirmé la présence d’Aedes albopictus à tous les stades de son développement (œufs, larves et adultes) », est-il précisé dans le document.

Forte infestation à Alger

D’après la même source, les opérations de démoustication ont été lancées par Hurbal (établissement relevant de la wilaya d’Alger) et se sont poursuivies jusqu’à la disparition du moustique en juillet-août 2016.

Le rapport indique que « durant le mois d’août 2017 et suite aux différentes plaintes des habitants de vieux Kouba (Alger) de piqûres particulières de moustiques, une enquête entomologique a été réalisée afin d’identifier l’espèce. Les captures ont confirmé la présence d’Aedes albopictus avec une densité élevée à tous les stades de son développement ».

L’insecte, qui s’adapte au climat tempéré et tropical et originaire d’Asie, est présent, selon le même rapport, dans quatre communes de la capitale : Hussein Dey, Saoula et Khraicia.

Sa présence est signalée dans quatre wilayas : Jijel, Alger, Tizi Ouzou et Oran. À Alger, des opérations de traitement par l’insecticide Deltamethrine (Magic 10 EC) en fumigation ont été menées, à partir de juillet 2017, contre les habitations où les œufs et larves de moustique-tigre ont été découverts.

Une propagation qui continue malgré les efforts

« Malgré tous les efforts déployés par les services de démoustication d’ Hurbal, le moustique tigre s’est propagé vers d’autres localités à savoir Saoula, Khracia et Husein Dey. À l’est du pays, une prolifération anormale de moustique a été notifiée par le service de prévention de la DSP de Jijel au mois d’août 2017, l’entomologiste dépêché sur les lieux a permis de confirmer la présence du moustique-tigre au centre-ville de la wilaya », est-il relevé.

Djamel Fourar a annoncé que le comité national des arboviroses « s’est mis en état d’alerte » pour suivre l’évolution de la situation ». Les autorités envisagent d’éradiquer les foyers où le moustique-tigre peut proliférer (eau, végétation, lieu ombrageux, etc).

Une menace réelle sur la santé

Selon le rapport du ministère de la Santé, la propagation du moustique-tigre est une menace réelle pour les wilayas du littoral algérien et les zones humides.

« Ses larves se développent essentiellement dans des gîtes larvaires produits par les habitants eux même (récipients, ustensiles, pneus usagés, etc…abandonnés et contenant de l’eau). Le contrôle de la densité de ce moustique est faisable, moyennant une large sensibilisation de la population », est-il souligné.

[Compléments moustique-tigre.info] Même si une sensibilisation est mise en place, il est impossible de venir à bout du moustique tigre. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans le sud de la France. Il suffit d’un seau avec quelques centimètres d’eau derrière un cabanon, ou d’un jouet mal rangé pour engendrer des centaines de moustiques tigres qui se reproduisent dans les 150m aux alentours. Malgré tout cette sensibilisation est indispensable, même si insuffisante en elle-même.

Information et formation

Une campagne d’information des citoyens est déjà lancée par l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA). « La surveillance entomologique à l’aide de pièges pondoirs (pour détecter les œufs du moustique-tigre ) sera poursuivie par l’équipe d’entomologistes de l’IPA, afin de suivre les densités de ce moustique au niveau des zones colonisées et également pour évaluer l’impact de la démoustication », est-il précisé.

Une journée de formation des techniciens du Bureau d’Hygiène Communal (BHC) des wilayas du Centre sur l’utilisation des pièges pondoirs est programmée à l’IPA ce mois d’octobre. La formation se poursuivra en 2018 et concernera tous les BHC des wilayas à risque de propagation du moustique-tigre.

Selon Djamel Fourar, le moustique-tigre a une préférence à piquer les humains au niveau des chevilles « et ce, durant toutes les heures de la journée, mais essentiellement au crépuscule et à l’aurore ».

Il assure par ailleurs que les piqûres du moustique-tigre ne nécessitent que des pommades et autres applications pour atténuer les réactions allergiques.

Il a recommandé toutefois de consulter un médecin si elles occasionnent d’autres symptômes comme les fièvres. Citée par l’APS, Lynda Cheballah, directrice générale de Hurbal, a souhaité une plus grande contribution des citoyens car « il est impossible d’éliminer totalement le moustique puisqu’il vit avec l’humain ». Elle conseille, par exemple, de vider de leur eau les ustensiles pouvant servir de foyers pour la reproduction de l’insecte.

[source : tsa-algerie.com]

Propagation du moustique tigre en Algérie

Une menace réelle

Le ministère de la santé indique dans un communiqué que la propagation du moustique-tigre devient une « réelle menace » pour les wilayas du littoral algérien et les zones humides. Selon la même source, les larves de ce moustique, dont le nom scientifique est Aedes albopictus, se développent essentiellement dans des gîtes larvaires produits par les habitants eux-mêmes, tels que les récipients, ustensiles, pneus usagés, abandonnés et contenant de l’eau. Contrairement au moustique traditionnel, le moustique-tigre ne se développe pas dans des eaux usées, mais dans des eaux limpides et propres.

Une propagation encore sous contrôle ?

Le ministère indique malgré tout que « le contrôle de la densité de ce moustique est faisable par une large sensibilisation de la population ». En effet, une campagne d’information et de sensibilisation des citoyens à travers les différents medias a été déjà lancée par l’équipe de l’institut Pasteur d’Algérie (IPA) et se poursuivra les semaines qui viennent.

Une journée de formation des techniciens du bureau d’hygiène communal (BHC) des wilayas du Centre sur l’utilisation des pièges pondoirs sera par exemple organisée à l’IPA à la fin de ce mois d’octobre pour lutter contre la propagation du moustique tigre.

Cette formation, qui comprendra également le comptage des œufs de moustiques récoltés, continuera en 2018 et sera élargie à tous le BHC des wilayas à risque de propagation du moustique-tigre.

Des sites sous surveillance

Par ailleurs, la surveillance entomologique à l’aide de pièges pondoirs (pour détecter les œufs du moustique tigre) « sera poursuivie par l’équipe d’entomologistes de l’IPA, afin de suivre les densités de cet insecte au niveau des zones colonisées et pour évaluer l’impact de la démoustication », indique le ministère. Dans le cadre des échanges scientifiques et de formation, l’IPA envisage « une collaboration scientifique avec l’Entente interdépartementale de démoustication du littoral méditerranéen (EID), organisme français chargé de la lutte contre le moustique tigre », ajoute la même source.

Des habitations pouponnières à moustiques tigres

Les maisons étaient déjà envahies par les moustiques, qui prolifèrent dans de véritables pouponnières situées dans les caves des immeubles des nombreuses cités à travers le pays. Ces caves sont inondées par les eaux usées, du fait notamment des travaux bâclés par les entreprises de réalisation dans le secteur du bâtiment. Hors de tout contrôle, ces sociétés livrent des projets bâclés avec la complicité des entreprises relevant du ministère de l’Habitat mais aussi des autorités locales. En somme, l’Algérie n’échappera certainement pas à cet insecte, en l’occurrence le moustique tigre qui ne manquera pas de le piquer pendant avant que le moustique local n’acheve la besogne la nuit !

Vent de panique en algerie

Cette annonce a généré une alerte générale dans les hôpitaux de la capitale. Plusieurs personnes se sont en effet adressées en urgence dans des hôpitaux de la capitale, suite à des piqures au niveau de leur bras, pieds et même visages.

Il s’agissait de piqures de moustique tigre, dont une première apparition a été constatée à l’ouest du pays avant d’être signalée au centre du pays, plus exactement dans le grand Alger. Dans la capitale, le phénomène a été notamment signalé dans les localités de Dar El Beida, El Harrach, à Zéralda et Staoueli.

Selon Dr Saïd Boubidi, médecin à l’Institut Pasteur d’Algérie, ce moustique est arrivé en Algérie à partir de l’Europe. Il a atterri à Oran, avant d’arriver au centre du pays. D’après la même source, les caractéristiques de cet insecte est qu’il attaque de jour. « Les Algériens ne sont pas habitués à cet insecte. Cela peut susciter des craintes chez certains citoyens», a indiqué le médecin, sur les ondes de la radio nationale. La présence du moustique dans cette région peut s’expliquer par le fait qu’il s’installe aisément dans des endroits humides où la végétation se mélange aux eaux stagnantes, un milieu très propice à sa reproduction.

[source : toutdz.com et lesechosdalger.com]