Des braconniers dévorés par des escargots en poursuivant des moustiques tigres

Des braconniers semblent avoir été dévorés par un troupeau d’escargots de Bourgogne dans une forêt dans le Jura, alors qu’ils suivaient vraisemblablement la trace de plusieurs moustiques tigres. Les individus ayant été démembrés suite à l’attaque, un doute demeure quant à leur nombre exact.
D’après la gendarmerie, il semblerait que les personnes qui s’étaient introduites dans la forêt étaient bien venus braconner le moustique tigre. « Ils étaient armés, notamment, de filets anti moustiques, d’appâts à base de chaussettes sales, et de provisions pour plusieurs jours », a détaillé le commandant. Soit tous les attributs d’un gang de braconniers qui veulent tuer des moustiques tigres pour s’emparer de leurs rayures blanches et noires.

escargot

Des escargots devenus carnivores par effet de mode

Les nombreuses traces baveuses retrouvées à proximité des restes humains laissent à penser que les braconniers se sont retrouvés encerclés par plusieurs milliers d’escargots de Bourgogne dont le comportement agressif laisse pantois. Selon Jeanne Coquillard – chercheuse au CNRS spécialisée dans l’étude comportementale des bêtes à cornes, « l’attitude des escargots de Bourgogne, animaux réputés placides et totalement végétariens, semble avoir récemment évolué ». En cause, une tendance très à la mode au sein de la communauté gastéropode CSP++ depuis déjà quelques années : « les escargots sont de plus en plus nombreux à faire le choix de se nourrir exclusivement de viande et à ne plus consommer le moindre produit issu des végétaux ou de leur exploitation. »

[source : L’Echo de la Boucle]

Un cas importé de dengue à Ambès, en Gironde

Un cas de dengue a été confirmé sur la presqu’île d’Ambès, en Gironde. Le maire, qui avait réclamé des traitements pour lutter contre la prolifération des moustiques, ne décolère pas.

Cette semaine, les équipes de l’établissement interdépartemental pour la démoustication du littoral Atlantique (EID) ont procédé à un traitement aérien sur une partie du quartier Beauregard d’Ambès, en Gironde, sur lequel un cas de dengue a été détecté. Il vise à diminuer significativement la population du moustique-tigre, qui peut transmettre ce virus à l’homme.

La personne touchée par cette maladie virale appelée « grippe tropicale » est actuellement hospitalisée. Il s’agirait d’un cas importé de dengue, c’est-à-dire que la personne a été piquée en dehors de la France métropolitaine, en l’occurrence au Bénin, selon les informations de France 3 Nouvelle Aquitaine.

Le maire réclamait un épandage préventif

« Malgré toutes les alertes, ce que nous redoutions vient d’arriver pour la première fois sur notre presqu’île. Le premier cas de dengue en Gironde a été détecté dans notre ville à Ambès, a réagi Kévin Subrenat, le maire d’Ambès, sur sa page Facebook. Depuis plusieurs mois, malgré une opposition insouciante et moqueuse à ce projet, je réitère ma demande d’un épandage anti-larvaire biologique sur la presqu’île. Au travers d’une pétition, le maire d’Ambarès-et-Lagrave et plus de 3.000 personnes ont demandé également cet épandage. »

Déjà en avril dernier, le maire avait signalé l’exaspération des habitants, harcelés en permanence par les moustiques et avait lancé une pétition pour demander des traitements. « Je me demande pourquoi le département de la Gironde, la préfecture, l’ARS et la DDTM optent pour un traitement curatif et hautement toxique en pleine zone urbaine plutôt qu’un traitement préventif biologique dans les marais, ce qui aurait permis d’abaisser la densité vectorielle et ainsi limiter la propagation potentielle de maladies. Est-ce que cela suffira pour que nos grandes instances ouvrent enfin les yeux et prennent en compte l’avis des élus locaux ? », questionne-t-il dans son communiqué.

[source : 20 Minutes]

Un cas de dengue à Porto Veccio en Corse ?

Dans un communiqué du 5 juillet dernier, la municipalité confirme qu’en raison d’une « suspicion d’un cas importé de dengue/chikungunya/Zika », des opérations de démoustication allaient être effectuées dans les secteurs de la Punta d’Arasu et des Quatre chemins.

En réalité, la mairie de Porto-Vecchio indique que l’alerte provient des services de l’Etat.

moustique tigre corse

Des symptômes de dengue en Corse

« Nous avons appris des services de l’Etat qu’une personne qui avait récemment séjourné aux Antilles présentait des symptômes pouvant faire penser à ces maladies. Il était également précisé que les services de la Collectivité de Corse allaient procéder à des opérations de démoustication dans deux secteurs de la commune qui avaient été fréquentés par cette personne avant que les symptômes apparaissent », précisait-on, hier, du côté de la municipalité.

La personne malade a depuis probablement fait l’objet de prélèvements sanguins pour analyse approfondie.

Les résultats de ces analyses sont sans doute déjà parvenus confirmant ou infirmant une contamination du patient par l’une ou l’autre de ces maladies.

Le moustique tigre en Corse, oui mais avec un rayon d’action très limité

Les services de santé avaient précisé, lors d’une interview réalisée il y a quelques mois, que le moustique tigre, vecteur de la dengue, du chikungunya et de Zika a un rayon d’action très limité, ce qui explique le choix de traiter des zones bien définies de Porto-Vecchio.

Un spécialiste de ces questions, ayant vécu dans les zones tropicales où ces maladies sont endémiques précisait cependant : « Le vecteur de contamination c’est, en fait, l’être humain. »

Le moustique ne peut, effectivement, pas se déplacer sur de longues distances. Mais rien ne lui interdit de monter dans une voiture..

[source : Corse Matin]

L’altitude et les étendues d’eau : les deux critères qui influencent la présence du moustique tigre

Une étude espagnole explicite les variables permettant d’évaluer la présence du moustique tigre sur l’île de Majorque en Espagne.

Des scientifiques de l’Université des Îles Baléares en Espagne ont déroulé une étude portant sur les moustiques tigre présents sur l’île de Majorque, au large des côtes espagnoles. Leurs recherches ont permis d’analyser la relation entre la présence du moustique et les variables d’habitat afin de récolter des informations pour la planification de campagnes de prévention et de lutte efficaces contre cette espèce.

Deux variables identifiées : l’altitude et les étendues d’eau

Les scientifiques ont analysé les données détaillées de la présence de moustiques tigre sur plus de deux cents endroite de l’île de Majorque à l’automne 2015, trois ans après la première détection de l’espèce sur l’île. Les résultats indiquent que la présence de moustiques diminue significativement avec l’altitude. Les chercheurs pensent que c’est lié à une plus grande présence humaine à basse altitude, près de la côte. Ils ont également prouvé que la présence de moustiques était plus forte près d’étendues d’eau comme les piscines. L’eau associée aux zones résidentielles et aux centres touristiques serait donc le principal prédicteur de la présence de moustiques tigres d’Asie sur l’île de Majorque.

Prédire pour prévenir et lutter contre le moustique tigre

« Compte tenu de la présence massive de moustiques tigre sur l’île de Majorque et de son association avec les activités humaines, l’élimination des sites de reproduction potentiels par une intervention citoyenne sera essentielle pour améliorer le contrôle des espèces », a déclaré Ana Sanz-Aguilar, la principale auteur de l’étude. Grâce à l’identification des variables d’habitat, il est désormais possible de prédire la présence de l’espèce au sein de l’île.

[source : Medisite]

Un premier cas de dengue autochtone à Taiwan

En ce début de mois de juillet 2018, les Centers for Disease Control de Taïwan ont confirmé le premier cas de dengue autochtone cette année chez une personne résidant dans le district de Cianjhen, à Kaohsiung.

Le 28 juin, il avait consulté un médecin dans une clinique pour une fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires. L’infection par le virus de la dengue de type 3 (DENV-3) a été confirmée en laboratoire après notification du cas à l’autorité sanitaire compétente. À partir de maintenant, le cas est hospitalisé dans l’isolement pour empêcher la transmission ultérieure.

Pendant la période d’incubation, cette personne n’a pas voyagé, ni dans son pays ni à l’étranger. Actuellement, aucun de ses contacts résidant dans le même foyer n’a développé de symptômes suspects.

symptomes fievre dengue

Cette année, un seul cas de dengue autochtone et 94 cas importés ont été confirmés. Au cours du dernier mois, la majorité des cas importés à Taïwan ont été infectés dans les pays d’Asie du Sud-Est, notamment au Cambodge, aux Philippines, et Thaïlande.

Par ailleurs, à l’approche des congés d’été, les Centers for Disease Control de Taïwan rappellent aux voyageurs qui envisagent de visiter des régions touchées par la fièvre dengue, comme les pays du Sud-Est asiatique, de prendre des précautions contre les piqûres de moustiques.

Il est vivement conseillé de se protéger des piqûres de moustique. Il convient de respecter les mesures habituelles de lutte anti-vectorielle :

  • port de vêtements couvrants
  • répulsifs anti-moustiques, contenant du DEET, sur la peau découverte
  • vêtements et moustiquaire imprégnés d’insecticide pour la sieste et la nuit
  • les personnes qui utilisent un écran solaire doivent appliquer le répulsif 20 minutes après l’écran solaire.

Afin d’éviter au maximum la dissémination du virus de la dengue, devant une fièvre d’apparition brutale et des douleurs articulaires ou musculaires dans les 15 jours qui suivent le retour de voyage en zone inter tropicale, il faut consulter son médecin au plus vite en signalant son voyage.

Source : Centers for Disease Control de Taiwan.

[source : mesvaccins.net]

Epidémie de dengue : l’OMS tire la sonnette d’alarme

Un second bébé succombe à la dengue en Nouvelle-Calédonie cette année. Le virus sévit aussi à la Réunion et aux Philippines, où une vague de décès met en cause le vaccin proposé par Sanofi. L’OMS tire la sonnette d’alarme.

Une petite fille de 6 mois est malheureusement décédée à l’hôpital de Nouméa, au lendemain de son admission. « Son état s’est aggravé et l’évolution a été foudroyante », selon les autorités de Nouvelle-Calédonie. Mi-mars, une femme de 74 ans avait déjà succombé au virus. Depuis fin février, quelque 1200 cas de dengue de sérotype 2 ont été recensés, auxquels s’ajoutent une vingtaine de nouveaux cas récemment déclarés. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la dengue fait actuellement 12 500 morts par an dans le monde, soit 2,5 % des cas recensés. Cependant, un tiers des dengues passent inaperçues, car elles restent asymptomatiques.

vaccination dengue

la dengue

La dengue est une maladie infectieuse aigüe qui provoque une forte fièvre, des maux de tête et des douleurs articulaires. Elle peut être mortelle si elle prend une forme hémorragique ou se porte sur des organes vitaux. « La mortalité s’observe quasi exclusivement dans les pays pauvres qui ne peuvent pas gérer les malades comme ils le voudraient. Dans les pays développés, il y a très très peu de morts », explique l’infectiologue Eric Caumes.

La dengue se transmet notamment via la piqure du moustique tigre, également appelé Aedes albopictus. L’insecte a aussi été à l’origine de la grande épidémie de chikungunya qui, entre 2005 et 2006, a touché 260 000 personnes, dont 225 mortellement.

Le terme de dengue fait son apparition dans le langage médical anglais et français vers le milieu du XIXe siècle. Il pourrait provenir de l’espagnol denguero, signifiant « maniéré, guindé », allusion à la démarche raide des malades aux articulations douloureuses. Une autre hypothèse propose le swahili ki denga pepo (crampe soudaine causée par un démon).

Il existe 4 sérotypes du virus responsable de la dengue. La guérison entraîne une immunité à vie contre le sérotype à l’origine de l’infection, mais une immunité seulement partielle et temporaire contre les autres sérotypes.

La pire épidémie depuis les années 1970 à La Réunion

A La Réunion, une telle épidémie ne s’était pas produite depuis la fin des années 1970. Un tiers du département avait alors été touché. Depuis, la maladie connaissait « une petite circulation », avec une pointe à 228 cas en 2004. Et puis début 2018, le nombre de cas s’est mis à augmenter : au 7 mai, 356 malades avaient été diagnostiqués par les laboratoires de ville et hospitaliers, ce qui porte à 2598 le nombre de cas confirmés depuis janvier, dont une cinquantaine ont dû être hospitalisés.

En réaction à cet état de fait, 300 personnes vont être recrutées en service civique dans les jours qui viennent, « chargées de faire de la pédagogie et de la prévention », a annoncé la ministre des Outre-mer Annick Girardin. L’hiver austral arrivant, toutefois, l’épidémie devrait quelque peu s’endormir. « Mais il faut rester très prudent, faire beaucoup d’information et de pédagogie notamment dans cette période hivernale, parce que viendra effectivement le retour du beau temps et c’est souvent là que ça explose », prévient la ministre. Dans le cadre de la prévention de cette maladie transmise par les moustiques, les autorités privilégient la lutte contre les larves et encourage les individus à garder les jambes et les bras couverts.

La vaccination tourne au cauchemar aux Philippines

En 2016, les Philippines avaient lancé une campagne de vaccination contre la dengue pour 837 000 écoliers — le virus est responsable de centaines de morts dans l’archipel philippin, essentiellement des enfants. 6 mois plus tard, le géant pharmaceutique français Sanofi, qui avait présenté son vaccin comme une percée dans le combat contre la dengue, fait volte-face et sème la panique en annonçant que le Dengvaxia peut aggraver les symptômes chez certains patients. Manille suspend alors sa campagne de vaccination, tandis que des centaines de milliers de parents craignent pour leurs enfants.

Aujourd’hui, avec 2 années de recul, qu’en est-il ? 14 enfants sont morts après avoir été vaccinés, et une soixantaine de décès suspects rapportés aux autorités font actuellement l’objet d’une enquête. Quatre mois après sa suspension, la confusion demeure quant aux effets du Dengvaxia, en raison, notamment, de la communication ambigüe des autorités.

Puisqu’il reste difficile de diagnostiquer la dengue post-mortem, la cause de certains décès pourrait rester incertaine. Reste que les certificats de décès attestent de syndromes respiratoires aigus, d’encéphalites, d’appendicites, de chocs septiques – autant de symptômes qui s’apparentent à la dengue sévère.

Méfiance générale contre les vaccins

Fabricant du premier vaccin contre la dengue autorisé dans le monde, Sanofi a beau contester tout lien de causalité entre son produit et le décès d’enfants, le vent de panique n’est pas retombé aux Philippines. La suspicion est telle que la vaccination contre d’autres maladies recule fortement. D’après le ministère de la Santé, les taux de vaccination infantile contre des maladies comme la rougeole ont baissé de 25% durant l’année écoulée. Depuis, les épidémies de rougeole ont fait au moins 13 morts.

Sanofi a toujours fermement défendu le Dengvaxia : « Aucun décès mettant en cause le vaccin n’a été rapporté dans les 15 pays où les essais cliniques ont été menés pendant plus de dix ans et auxquels 40 000 personnes ont pris part », déclarait encore le groupe le 21 mars. « Il n’existe à l’heure actuelle aucune preuve que l’administration de notre vaccin soit à l’origine de décès », poursuivait Sanofi, dénonçant « un climat de défiance à l’égard de la vaccination ».

Si Sanofi a retiré le produit de la vente, c’est qu’ils estimaient qu’il y a un problème.
Eric Caumes, infectiologue

« S’ils ont retiré le produit de la vente, c’est qu’ils estimaient qu’il y a un problème, souligne néanmoins l’infectiologue Eric Caumes. Pour Sanofi, qui a énormément investi pour ce vaccin, les pertes se chiffreront en milliards. Pendant ce temps, l’épidémie continue de progresser dans l’ouest et le sud, tandis que de nouveaux cas ont été confirmés dans de nouvelles communes de l’île.

Des blogueurs favorables au président Rodrigo Duterte, suivis par des millions de personnes sur Facebook, soufflent sur les braises, la campagne de vaccination ayant été lancée sous son prédécesseur Benigno Aquino qui, lui, n’a pas de mots trop durs pour la campagne antidrogue meurtrière de son successeur. Ainsi le jeu des reproches menace-t-il de l’emporter sur le vrai sujet sanitaire

[source : TV5 Monde]

Augmentation de la population de moustiques tigres en Espagne

Durant l’année 2017, il y a eu une augmentation de la population de moustiques tigres en Espagne.
Selon le rapport de surveillance entomologique pour 2017, plus de 20 nouvelles municipalités ont été colonisées en 2017, soit au total 70 en Espagne qui hébergent maintenant des moustiques vecteurs des virus de la dengue, du zika et du chikungunya.

Des virus potentiellement dangereux

Bien que les virus ne soient généralement pas mortels, ils peuvent entraîner des affections mortelles telles que des hémorragies.

Les recherches montrent que les moustiques se propagent dans des endroits où l’activité humaine est florissante, comme à Séville. Des recherches antérieures avaient par ailleurs montré que le froid extrême de l’hiver suivi d’un printemps inhabituellement chaud pourrait déclencher une infestation de moustiques tigres au Royaume-Uni.

Ces insectes trouvent des mares d’eau stagnante où ils pondent des œufs qui dorment pendant l’hiver avant l’éclosion du printemps.

Les oeufs ayant résisté au froid rigoureux, les plus robustes, attendent à proximité de l’eau jusqu’à ce que le temps se radoucisse suffisamment pour que les nouveau-nés, ou nymphes, émergent.

Les prédateurs naturels des larves en nombre réduit cette année

Cependant, les prédateurs (Les demoiselles et les libellules qui se nourrissent de leurs larves et de leurs œufs) pourraient être plus rares cette année du fait que leurs œufs sont très sensibles au froid extrême, à la neige et à la glace.

La Grande-Bretagne pourrait être confrontée à une répétition de l’épidémie de moustiques de 2007 qui a vu des maisons et des jardins envahis par les ravageurs.
Howard Carter, spécialiste de la prévention des piqûres d’insectes

il ajoute par ailleurs que « Les œufs de moustique tigre asiatique se portent beaucoup mieux dans les conditions glaciales ».
« La glace et la neige maintiennent les oeufs vivants et peuvent en fait rendre le moustique adulte plus résistant que ses prédateurs. »
« Cela inclut les libellules et les demoiselles qui ne le sont pas. L’hiver très froid que nous avons eu pourrait affecter leur nombre cet été.
«Nous pensons que nous pourrions observer des conditions similaires à celles de l’épidémie de moustiques de 2007, alors qu’un hiver très froid a été suivi d’un printemps chaud.
« Ce n’est qu’une question de temps avant que le moustique tigre, originaire d’Asie ne colonise totalement ce pays, ce ne sera peut-être pas cette année, mais ce ne sera pas long. »

10 000 cas de dengue en Thaïlande cette année !

Dans un rapport publié récemment par les autorités sanitaires thaïlandaises, il a été confirmé que plus de 10 000 cas de dengue ont déjà été recensés en 2018 dans le pays.

Entre le début de l’année et le 15 mai, un total de 10 446 cas ont été signalés dans 77 provinces (soit un taux de 15,97 cas pour 100 000 habitants).

10000 cas dengue thaïlande moustique tigre

15 décès

15 décès ont également été signalés pendant cette même période (soit un taux de 0,02 décès pour 100 000 habitants).

Ces données se divisent ainsi :

  • 6 140 cas de dengue et aucun décès
  • 4 165 cas de dengue hémorragique dont 2 décès.
  • 141 cas avec syndrome de choc dont 13 décès

Une majorité de cas à Phuket

Globalement, c’est à Phuket que le plus de cas ont été signalés, viennent ensuite Krabi et Nakhon Si Thammarat.

La dengue est une maladie infectieuse transmise par les moustiques et déclenchée par l’un des quatre virus apparentés. Cette maladie était autrefois appelée « break-bone fever » en raison des fortes douleurs articulaires et musculaires provoquées, qui donnent l’impression que les os se brisent.

Le virus se transmet après la piqûre d’un moustique Aedes infecté, également appelé « moustique tigre ». Elle n’est pas contagieuse d’une personne à l’autre.

La maladie peut être classée en trois catégories, de la moins grave à la plus grave : la dengue indifférenciée, celle hémorragique et enfin celle avec syndrome de choc.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que le nombre de cas dans le monde se situe entre 50 et 100 millions par an. Cependant Outbreak News Today rapporte que les recherches de l’Université d’Oxford et du Wellcome Trust, utilisant des approches différentes, estiment que jusqu’à 390 millions de personnes seraient infectées chaque année dans le monde.

[source : siamactu.fr]

Les moustiques piquent plus lorsqu’ils ont soif

Durant les périodes sèches, les moustiques déshydratés seraient plus demandeurs de repas sanguins et donc plus à même de piquer et transmettre les maladies qu’ils véhiculent. Explications de texte.

Lorsqu’il fait chaud et sec, vous ressentez le besoin de vous désaltérer fréquemment. Et vous n’êtes pas les seuls : les moustiques, eux aussi, ont plus soif par temps chaud. Dans leur cas cependant, le grand verre d’eau fraîche laisse place au repas de sang. Selon des chercheurs en Sciences biologiques de l’université de Cincinnati (Etats-Unis), les moustiques femelles ne piquent pas que pour nourrir leurs œufs mais également pour s’hydrater. Les chercheurs ont publié une étude sur le sujet dans la revue Scientific Reports.

Plus il est déshydraté, plus le moustique pique

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont effectué des expériences en laboratoires. Ils se sont focalisés sur 2 espèces de moustiques : Culex pipiens, le moustique commun présent en abondance dans l’hémisphère Nord et Aedes aegypti , un moustique cousin du moustique tigre (Aedes albopictus) et vecteur comme lui de la fièvre jaune, de la dengue ou du Zika. Les scientifiques ont alors soumis les insectes contenus dans des tubes à différents environnements en faisant varier l’humidité relative de 0 à 75% jusqu’à obtenir des pertes hydriques variables : 10 à 15% ou 20 à 25%. En parallèle, des groupes de moustiques restaient totalement hydratés et avaient un accès libre à l’eau. Résultat : les conditions de déshydratation augmentaient la propension des moustiques à piquer un hôte pour se nourrir , hôte mimé ici par une fine membrane imitant de la peau animale et imbibée de sang de poulet. De leur côté, les moustiques ayant un accès facile à l’eau ne recherchaient pas autant les repas sanguins que les moustiques déshydratés. Plus précisément, la déshydratation a poussé 30% des moustiques femelles à rechercher un repas sanguin alors que sans pression de déshydratation, seulement 5 ou 10% des moustiques femelles se nourrissaient à un instant donné .

Fièvre jaune, Zika, paludisme et dengue

Cette étude qui devrait contribuer à comprendre et à anticiper les besoins hydriques des moustiques devrait également aider les médecins à combattre les maladies véhiculées par les moustiques.

« Nous avons trouvé les plus hauts taux de transmission du virus de la fièvre du Nil occidental pendant les épisodes de sécheresse car les moustiques peuvent utiliser les repas de sang pour compenser l’eau qu’ils perdent. »
Elise Didion, étudiante et co-auteure de l’étude constate dans un communiqué de l’université de Cincinnati

La compréhesion des réactions comportementales des moustiques à la sécheresse pourrait permettre de limiter le nombre de piqûres et donc le nombre de contamination potentielle. En effet, les différentes espèces de moustiques présentes dans le monde sont porteuses de plusieurs maladies parfois mortelles : le paludisme, la fièvre jaune, la dengue, l’encéphalite, le chikungunya ou encore le Zika.

Cette étude permet donc de comprendre pourquoi le moustique tigre pique autant dans le sud de la France. Lorsqu’on sait qu’il peut ne pas pleuvoir pendant des mois d’affilée, l’on pourrait se demander pourquoi le moustique tigre pique (puisqu’il n’a pas d’eau stagnante pour aller pondre). L’on comprend alors qu’il peut le faire par simple besoin physiologique.

[source : Medisite et compléments moustique tigre]

La Suisse trop froide pour le moustique tigre ?

Déjà installé au Tessin depuis 2003, le moustique tigre, capable de transmettre des virus comme la dengue ou le chikungunya ne s’est pas encore propagé au nord des Alpes. Peut-être à cause des températures, estime un expert

De son nom scientifique, aedes albopictus ne semble pas aimer toute la Suisse. Alors qu’il a envahit la France, dont les autorités sanitaires rappellent qu’il a conquis 42 départements (soit le double par rapport à l’année 2016), l’insecte ne semble pas près (voire prêt …) de s’installer sous nos latitudes, un poil trop froides pour lui. «La situation n’a pas beaucoup évolué», confirme Basil Gerber, représentant de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) au sein du groupe de travail moustique-tigre. Le nuisible invasif est toujours installé dans le Tessin, où il est arrivé en 2003, et aussi depuis peu dans la vallée grisonne voisine, le val Mesolcina. Mais dans les autres cantons, rien à signaler, ou presque.

Il n’y a pas de moustique-tigre en Suisse romande
Daniel Cherix

Si le moustique tigre est sous surveillance, c’est qu’il s’agit d’un vecteur de maladies telles que la dengue et le chikungunya. Sur ce point, « aucune raison de s’inquiéter », rappelle Basil Gerber: il faudrait en effet qu’un moustique pique une personne déjà malade afin de propager l’une de ces maladies, par ailleurs absentes de Suisse. « Il n’y a eu aucun cas de telle transmission dans le Tessin, où le moustique-tigre est installé depuis 2003 », ajoute Daniel Cherix, responsable du Groupe de travail Neobiota Romandie.

Un moustique tigre qui voyage en covoiturage

La Suisse garde plus particulièrement ce moustique à l’œil depuis l’été 2013, lorsque l’OFEV mit en place un projet pilote destiné à suivre sa progression dans le pays. Etant donné que cet insecte, qui vole plutôt mal, voyage le plus simplement du monde, c’est-à-dire en empruntant des véhicules circulant sur les grands axes, le projet consiste à surveiller des pièges à œufs placés le long de ces derniers, ainsi que dans quelques gares et aéroports.

Les experts s’attendaient à repérer au fil du temps un certain nombre de ces œufs au nord des Alpes, et ce d’autant que des moustiques-tigres avaient déjà été repérés à Bâle, à Genève et à Zurich. Mais mis à part quelques détections sporadiques depuis 2013, l’ennuyeux insecte rayé n’a pas conquis les plaines. «Il n’y a pas de moustique-tigre en Suisse romande», assure Daniel Cherix. «Les températures suisses, un peu plus basses, ont pu jouer en leur défaveur», avance Basil Gerber.

Mais présente ici depuis quinze ans, l’espèce se serait très bien adaptée à nos températures, objecte toutefois Daniel Cherix, qui attribue plutôt cette différence à l’efficacité du plan suisse. Dès que les premiers œufs sont détectés, une réponse biologique ou chimique est mise en place selon les cas, et suffit à stopper sa progression, estime-t-il. Du moins jusqu’à un certain point. «Il arrivera un jour ou l’autre en Suisse romande», prédit Daniel Cherix, qui rappelle qu’il est inutile de jouer aux apprentis entomologistes: seuls les spécialistes peuvent identifier un spécimen avec certitude.

[source : letemps.ch