Les moustiques pour démasquer les criminels ?

Des scientifiques japonais seraient parvenus à montrer qu’il était possible d’identifier l’ADN du sang ingéré par un moustique jusqu’à deux jours après la piqûre.

Une étude japonnaise

A partir du moment où un moustique pique un criminel sur les lieux de son méfait, il sera peut-être possible un jour de l’identifier grâce à l’ADN de son sang récupéré dans l’estomac de l’insecte. Une étude sur le sujet a été publiée lundi dans la revue PLOS ONE.

Des scientifiques de l’université Nagoya au Japon ont ainsi montré qu’il était possible de déterminer à qui appartient l’ADN du sang ingéré par un moustique jusqu’à 48 heures après la piqûre.

«Cette technique peut aider le travail de la police pour identifier qui se trouvait sur les lieux d’un crime», relève le chercheur Toshimichi Yamamoto. «A l’avenir, cette technique pourrait fournir suffisamment de preuves pour condamner un délinquant».

Personne ne savait jusqu’à présent pendant combien de temps le sang sucé par un moustique permettait d’identifier l’ADN qu’il contient avant qu’il ne se dégrade.

Identifiable jusqu’à 2 jours

Pour répondre à cette question, le professeur Yamamoto et son équipe d’experts en médecine légale ont récupéré le sang depuis des moustiques ayant préalablement piqué des volontaires.

En amplifiant un petit fragment d’ADN des milliers de fois, les scientifiques ont pu identifier correctement chacun des volontaires et, ce, jusqu’à deux jours après qu’ils aient été piqués. En poursuivant ces recherches, il devrait être possible de déterminer précisément quand le moustique a piqué sa victime.

Un rayon de quelques centaines de mètres

La plupart des moustiques ne volent pas au-delà d’un rayon de quelques centaines de mètres. Leur longévité varient selon les espèces de quelques jours à deux mois.

L’expérience japonaise a été effectuée avec deux espèces de moustiques évoluant surtout dans les régions tropicales et subtropicales: le moustique commun (Culex pipiens) et le moustique-tigre (Aedes albopictus). (ats/nxp)

Les moustiques tigres arrivent avec les fortes chaleurs

Avec les fortes chaleurs, certains insectes prolifèrent. C’est notamment le cas du moustique-tigre, qui est déjà recensé dans de nombreux départements du sud de la France.

Qui dit été, dit moustiques ! Cette année encore, ces insectes seront présents dans l’Hexagone et particulièrement dans le sud. En France, 67 espèces différentes ont été enregistrées à ce jour mais aucune nouvelle famille de moustiques n’a été recensée ces derniers temps.

Le moustique-tigre : invasif et résistant

Parmi toutes ces espèces, l’une d’entre elles inquiète beaucoup : le moustique-tigre de la famille des Aedes. Cet insecte peut en effet être transmetteur du chikungunya, du virus de la dengue et du virus Zika. Particulièrement invasive, cette espèce vit dans plus de 100 pays. « Les moustiques-tigres peuvent vivre en zone urbaine comme en campagne et se reproduisent très facilement », nous dit Stéphane Robert, président du site Vigilance moustiques, site d’information sur la présence de moustiques en France.

Ces moustiques peuvent survivre dans des conditions extrêmement difficiles. La femelle n’a besoin que de très peu d’eau pour se reproduire. « Ils s’adaptent très bien, particulièrement dans le milieu urbain. Ils ont accès à la nourriture et peuvent trouver de l’eau stagnante dans les jardins, les caves, etc. », explique le spécialiste.

Quels sont les départements concernés ?

Ce moustique a été recensé dans de nombreux départements. « Le sud-ouest est la deuxième grande zone où le moustique tigre est présent, la première étant le sud-est. Dans ces régions, l’insecticide est inefficace car les moustiques ont pondu en très grande quantité », affirme-t-il.

Parmi les départements où le moustique-tigre est implanté et actif (rouge), vous trouverez la Vendée, la Gironde, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, la Dordogne, le Gers, le Lot, le Tarn-et-Garonne, la Haute-Garonne, l’Aveyron, le Tarn, l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées-Orientales, le Gard, les Bouches-du-Rhône, l’Ardèche, le Var, les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse, la Drôme, l’Isère, la Savoie, l’Ain, le Rhône, la Saône-et-Loire, le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Haute-Corse et la Corse du Sud.

Une fois implanté dans une région, le moustique-tigre est impossible à éradiquer

« Afin d’éviter que les moustiques se multiplient, on incite les gens à nous envoyer une photo lorsqu’ils en repèrent un. Mais il faut qu’ils soient en mesure de le reconnaître », précise Stéphane Robert. Une fois le moustique-tigre implanté dans une région, il est impossible de l’éradiquer. « On met simplement en place des dispositifs de protection pour éviter sa propagation », ajoute-t-il.
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« Pour ne pas se retrouver avec un nid de moustiques tigres dans son jardin, il faut erradiquer toutes les eaux stagnantes (vases, soucoupes…) qui favorisent leur prolifération. Il est aussi possible de mettre des lotions sur la peau », indique Stéphane Robert. Si la citronnelle est souvent conseillée, elle n’est néanmoins pas reconnue comme répulsif efficace par l’OMS (Organisation mondale de la santé). « Les vêtements amples et claires qui couvrent sont à privilégier. Pour les bébés et les jeunes enfants, il faut utiliser des moustiquaires », conclut-il.

[source : Planet.fr]

Le réchauffement climatique touchera d’abord les plus pauvres

D’après les premières études sur les liens entre pauvreté et changement climatique, ce serait bien les classes les moins favorisées qui seront touchées en premier, aussi bien dans les pays riches comme dans les pays en voie de développement. L’IRD organise un colloque sur ce sujet ce vendredi à Marseille.

Une étude sur les écosystèmes à New York

Les chercheurs de l’équipe de l’Institut Cary pour l’étude des écosystème ont croisé des images de Google Map de différents quartiers de Baltimore, aux États-Unis, des statistiques sur le niveau de vie de leurs habitants et des visites de terrain pour y détecter la présence et l’abondance du moustique tigre (Aedes albopictus). La question est ainsi posée : est-ce que la faible qualité du cadre de vie, la dégradation des bâtiments et une gestion moins bonne de la collecte des déchets que l’on constate aux États-Unis entre quartiers riches et pauvres a une incidence sur la présence d’un insecte potentiel vecteur de maladies virales comme le chikungunya ou la dengue ?

moustique tigre eaux stagnantes

La réponse publiée dans le Journal of Medical Entomology est positive, mais avec cependant des biais sociaux étonnants. “Dans une ville comme Baltimore, les conditions météorologiques d’été chaudes et sèches devraient provoquer un déclin des populations de moustiques, explique Shannon LaDeau, l’une des auteures de l’étude. Dans les quartiers à haut revenu, ce n’est pas le cas parce que les habitants arrosent leurs jardins et favorisent ainsi la survie des insectes. Mais malgré tout, ce sont dans les quartiers les plus pauvres où il n’y a pas de jardins à arroser que l’on trouve le plus de moustiques.” Explication de ce paradoxe : les terrains vagues, les immeubles abandonnés, les déchets non ramassés sont autant de lieux de refuge pour le moustique. Un environnement dégradé augmente le risque de contracter une maladie portée par cet insecte arrivé aux États-Unis dans les années 1980, avec le réchauffement climatique.

Une injustice environnementale

L’étude confirme que cette injustice environnementale est présente sur tout le territoire américain. Des équipes universitaires couvrant le pays ont compilé toutes les données historiques sur les dommages causés par des épisodes météo : inondations, canicules, tempêtes et ouragans. Tous les secteurs économiques et non économiques font des bilans sur les impacts de ces événements et les pertes financières qu’ils ont causées. Les chercheurs se sont donc appuyés sur des analyses portant sur l’agriculture, les dégâts occasionnés par les tempêtes sur les biens, l’énergie (réseaux électriques détruits par exemple), les jours de travail perdus et même la criminalité dans les 50 États américains. Ces données ont été confrontées aux modèles climatiques prédisant une augmentation des jours de canicule, une fréquence accrue des tempêtes, etc., pour 2100.

Les résultats de l’étude démontrent que le réchauffement climatique provoque un transfert net de richesse du Sud, du Midwest et de la côte atlantique vers la côte nord-ouest du Pacifique, la région des Grands Lacs et la Nouvelle-Angleterre. “Dans certains comtés, les pertes peuvent dépasser 20% de leur produit intérieur brut, et beaucoup de ces pertes sont plus importantes dans des régions qui sont déjà les plus pauvres en moyenne ; aussi le changement climatique va tendre à augmenter des inégalités préexistantes au sein des États-Unis”, écrivent les auteurs.

[source : Science et Avenir]

le Sri Lanka envoie l’armée dans des zones à risque

Le Sri Lanka accélère sa lutte contre la dengue. Ce pays d’Asie du Sud a envoyé dimanche dernier des centaines de soldats pour erradiquer les zones de reproduction des moustiques. Depuis le début de l’année, le pays fait en effet face à une forte propagation de la dengue, qui a tué 215 personnes, soit plus du double que pour toute l’année 2016, selon des statistiques officielles.

dengue sri lanka

La prolifération de la maladie serait due à l’humidité de la mousson mais également aux montagnes d’ordures qui s’accumulent à Colombo.

« Vingt-cinq équipes vont se rendre dans les zones les plus touchées à Colombo et dans ses environs, et chercher les zones de prolifération de la dengue », a expliqué l’armée dans un communiqué.

L’immense décharge de Kolonnawa

Les autorités estiment que l’accumulation des déchets dans la capitale constitue le principal facteur de cette crise. Les eaux stagnantes engendrées par les inondations du mois dernier, causées par la mousson, sont également pointées du doigt pour le regain de cette maladie typique des zones tropicales.

71 000 personnes infectées au Sri Lanka

Durant les six premiers mois de 2017, la dengue a infecté 71 000 personnes dans cette île de l’océan Indien, contre 55 000 pour tout 2016.

La dengue est une maladie transmise par le moustique Aedes aegypti. Les symptômes sont une forte fièvre, des maux de tête, des courbatures, des nausées et des vomissements, et pour les cas les plus graves, des hémorragies et un état de choc chez les enfants.

Pour rappel, outre la dengue, ce moustique tigre peut également transmettre le virus Zika et le Chikungunya.

[sources : Pourquoi Docteur et Le Parisien avec l’AFP]

En Côte d’Ivoire, la lutte contre la dengue s’organise

Le premier cas de dengue était apparu à Abidjan fin avril 2017. Depuis, ce sont près d’une centaine d’autres ont été recensés. Cette grippe tropicale est transmise à l’homme par la piqûre du moustique tigre, autrement appelé Aedes Aegipti. Tout est aujourd’hui mis en œuvre pour limiter la propagation: surveillance épidémiologique et biologique, sensibilisation des populations, démoustication.

Dengue Cote d Ivoire demoustication

Certains endroits restent cependant difficiles d’accès aux agents et parfois ils ne peuvent pas pénétrer dans les maisons quand le mari est absent. Dans la majorité des cas, cette maladie virale aiguë entraîne une forte fièvre, des maux de tête, courbatures, fatigue et douleurs articulaires. Dans sa forme sévère cependant (saignements, douleurs abdominales, vomissements), elle peut provoquer jusqu’à la mort.

Selon l’institut Pasteur, «l’incidence de la dengue progresse de manière très importante. Elle est inscrite au rang des maladies dites ré-émergentes. L’OMS estime à 50 millions le nombre de cas annuels, dont 500.000 cas de dengue hémorragique qui sont mortels dans plus de 2,5% des cas. Deux milliards et demi de personnes vivent dans des zones à risque.»

[source : France Info TV]

Des moustiques tigres génétiquement modifiés en France ?

« C’est l’animal le plus dangereux pour l’humanité », prévient Pascal Boireau, vice-président du conseil scientifique du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). Les maladies virales ou parasitaires (dengue, paludisme, fièvre jaune, zika, chikungunya, etc.) transmises par les moustiques sont en effet responsables de près d’un million de décès chaque année dans le monde.

« La France est très concernée en outre-mer mais aussi en métropole avec le développement du moustique tigre lié au réchauffement climatique », explique Christine Noiville, présidente du HCB. C’est la raison pour laquelle Ségolène Royal avait saisi cette instance en octobre 2015 afin de l’éclairer sur les avantages et inconvénients liés à l’utilisation de moustiques génétiquement modifiés pour lutter contre ces maladies.

Le Haut comité créé en 2008 suite au Grenelle de l’environnement a rendu son verdict mercredi 7 juin sous la forme d’un avis émis par son comité scientifique (CS) et d’une recommandation de son comité éthique, économique et social (CEES). Conclusions ? « Bâtir une stratégie de lutte anti-vectorielle sur les seuls moustiques génétiquement modifiés serait inapproprié. Mais s’interdire de les utiliser n’est pas souhaitable non plus », résume Christine Noiville à l’attention du gouvernement.

Le Haut Conseil des biotechnologies n’exclut donc pas le recours à des moustiques génétiquement modifiés
Le recours à des moustiques génétiquement modifiés ne doit pas être négligé pour lutter contre les moustiques vecteurs de maladies. Mais parmi d’autres solutions et après évaluation, affirme le HCB.

Nouvelles techniques basées sur des moustiques modifiés

Les vaccins sont en effet rares et les traitements peu efficaces contre les maladies transmises par les moustiques. La lutte antivectorielle, consistant à s’attaquer aux moustiques vecteurs, est donc essentielle. Plusieurs techniques de lutte sont possibles, dont des techniques classiques de type chimique, biologique, physique ou environnemental.

« La destruction des larves et des adultes s’appuie notamment sur des substances chimiques insecticides », affirmait Ségolène Royal dans sa lettre de saisine. Or, les molécules insecticides de synthèse sont sous le coup d’importantes restrictions d’utilisation, comme le malathion dont l’usage a cessé en Guyane suite à son classement comme cancérogène probable par le Centre international de recherche sur le cancer en mars 2015. Les moustiques développent par ailleurs une résistance aux insecticides. Ce qui pousse les autorités à se tourner vers d’autres stratégies de lutte.

Or, de nouvelles techniques basées sur des lâchers de moustiques modifiés ont émergé depuis quelques années. Les moustiques peuvent être modifiés génétiquement, comme ceux développés par la société britannique Oxitec qui a procédé à des essais au Brésil, au Panama, aux îles Caïman et en Malaisie. Mais des techniques ne faisant pas appel à une modification génétique existent aussi, telles qu’une irradiation rendant les moustiques stériles ou une transinfection par la bactérie Wolbachia qui présente des propriétés exploitables en lutte anti-vectorielle.

En complément d’autres techniques classiques

« Le recours à des moustiques modifiés apparaît être une stratégie à ne pas négliger », conclut le HCB. Les 3 techniques qui y font appel « pourraient être testées, de manière précautionneuse et étape par étape (…), selon les vecteurs considérés, en combinaison avec les techniques classiques actuellement utilisées dans le cadre d’une gestion intégrée », conclut le comité scientifique. Ce dernier met en avant l’avantage lié à une baisse de l’utilisation des insecticides qui seraient alors réservée aux cas d’urgence sanitaire.

L’efficacité de ces techniques n’est en revanche pas encore prouvée. « Une réduction de la population de moustiques est constatée, mais l’impact sur les épidémies reste à vérifier », prévient Christine Noiville. Dans son courrier de saisine, Ségolène Royal rappelait que le gouvernement de Malaisie avait abandonné l’idée de recourir aux moustiques génétiquement modifiés, jugée « peu efficace et trop coûteuse ».

« Ces solutions sont promues par les acteurs de la recherche, les start-up, les fondations, qui ne sont pas prêtes à s’insérer dans les dispositifs de lutte anti-vectorielle classiques », analyse également Claude Gilbert, président du comité économique, éthique et social, qui rappelle que les techniques classiques ont produit des résultats remarquables, notamment contre la paludisme.

Une évaluation extrêmement approfondie est nécessaire

Dans tous les cas, « l’utilisation de moustiques modifiés nécessitera une évaluation extrêmement approfondie et une information du public », ajoute Christine Noiville. Sur le premier point, le HCB affirme que les impacts environnementaux et sanitaires devraient être évalués préalablement aux lâchers, notamment en termes de modification de niches écologiques ou de remplacement de vecteurs. « Le recours à ces êtres vivants modifiés est (…) loin d’être anodin », juge en effet le comité économique, éthique et social.

« La perception des populations, les bouleversements des manières de vivre et de penser la relation au milieu vivant, etc., nécessitent d’associer la société civile aux processus de décision et de suivi, en tenant compte des perceptions culturelles propres à chaque territoire », avertit le HCB concernant l’information du public.

D’autres questions restent encore sans réponse. C’est le cas de la partie réglementaire. Jugé globalement adapté, des questions persistent toujours sur les techniques de forçage génétique, encore au stade de la recherche, ou la modification par Wolbachia dont la qualification OGM reste incertaine. « Sur ce dernier point, la Commission européenne n’a pas su répondre », révèle Christine Noiville.

[source : actu-environnement.com]

Pas de moustique tigre dans les ouvrages de gestion alternative de l’eau de pluie

Le moustique tigre n’est pas retrouvé dans les ouvrages de gestion alternative de l’eau de pluie

Une campagne de suivi des moustiques tigre a été initiée par Observatoire de terrain en hydrologie urbaine, dans des ouvrages de gestion alternative de l’eau de pluie comme les bassins de rétention et/ou d’infiltration. Précisions de Laëtitia Bacot, secrétaire générale de l’Observatoire.

La conclusion de Laëtitia Bacot, Secrétaire générale de l’Othu et chargée d’animation régionale pour le Graie est a priori rassurante : “ Le moustique tigre n’est pas retrouvé dans les ouvrages de gestion alternative de l’eau de pluie ”

Pourquoi avoir initié cette surveillance spécifique ?

Laëtitia Bacot : Plusieurs collectivités ainsi que le service exploitation du Grand Lyon, nous ont signalé qu’ils recevaient beaucoup de plaintes de particuliers habitant près d’ouvrages de ce type. Ils craignaient que ces lieux soient propices au développement spécifique du moustique. A Grenoble, en outre, certains aménagements avec ces techniques alternatives ont été ralentis par crainte de ce risque. Nous avons aussi été sollicités par le CGEDD sur cette problématique.

Un de nos objectifs au sein de l’Othu est d’acquérir de nouvelles connaissances en matière de gestion des eaux pluviales notamment pour l’aide à la décision des collectivités. Nous avons donc initié ce suivi de concert avec le Grand Lyon et constitué un groupe de travail élargi avec l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne Rhône-Alpes, l’Entente interdépartementale de démoustication (EID) Rhône-Alpes et le Centre national d’expertise sur les vecteurs (CNEV).

Quels sont les ouvrages que vous avez sélectionnés et quelle approche avez-vous suivi ?

Une analyse de la bibliographie a été menée avant de lancer les premières campagnes. Il a été constaté que des suivis sur une période longue, sur plusieurs ouvrages n’existaient pas dans la littérature même à l’international. Le CNEV et EID nous ont donc orientés pour notre sélection vers les ouvrages les plus exposés. une quinzaine de bassins de rétention et/ou d’infiltration et deux toitures végétalisées ont été échantillonnés une fois par mois de mai à novembre 2016. Notre échantillon comprend treize bassins à l’air libre et deux enterrés. Nous avons choisi des sites que nous suivions depuis longtemps au sein de l’Othu. Notre panel présente également des ouvrages en zone urbaine et péri-urbaine plus ou moins dense. Nous avons également essayé d’échantillonner des noues et des tranchées … Mais nous n’avons pas pu échantillonner de larves sur ces ouvrages du fait de la non présence d’eau libre dans ces ouvrages.

Quels sont les résultats que vous avez obtenus ?

Les résultats sont rassurants : le moustique tigre – Aedes albopictus – n’a pas été retrouvé sur ces sites. Nous avons pu démontrer qu’il se développait dans des zones où il y avait une présence d’eau stagnante supérieure à un centimètre pendant cinq jours. Hormis les moustiques tigre, nous avons collecté quatre espèces de moustiques fréquemment rencontrées en zone urbaine : le moustique commun (Culex pipiens), Anopheles maculipennis et deux espèces qui ne piquent pas les mammifères (Culex hortensis hortensis et Culiseta longiareolata).

Comment expliquer cette différence de présence entre les moustiques tigre et les quatre autres espèces ?

Le moustique tigre est celui qui a le développement le plus rapide parmi les espèces retrouvées. Ces dernières montrent également une grande variabilité interspécifique pour le choix des habitats de ponte et de développement larvaire. Certaines espèces ont ainsi des préférences marquées pour certains habitats. Par exemple, les larves de Cx. hortensis hortensis sont majoritairement trouvées dans les habitats à berges et fonds bétonnés, tels que les bacs de décantation. Le moustique tigre préfère largement les très petites réserves d’eaux stagnantes – comme les soucoupes sous les plantes -. Les zones de plus grande ampleur comme les bacs de décantation sont donc peu propices.

Des moustiques tigre auraient été retrouvés dans des avaloirs d’eau de pluie dans votre étude ?

Nous devons encore confirmer ces données. Dès que les données sont fiabilisées, nous les porterons à connaissance et publierons ces résultats. Une rétention d’eau stagnante supérieure à cinq jours peut constituer un potentiel foyer de développement pour les moustiques. Ainsi, certains avaloirs avec lame d’eau permanente pourraient peut-être être des lieux de développement de moustiques.

Le CNEV a par ailleurs mené une étude sur le bâti et la présence de moustiques. Il a constaté que l’une des zones importantes de développement est les coffrets électriques enterrés, étanches et jamais ouverts.

Quelle sera la suite de ce projet ?

Cet été, nous allons rédiger une synthèse à l’attention des opérationnels. Dans un second temps, nous souhaitons acquérir des chroniques sur le long terme et relancer de nouvelles campagnes. Nous pourrions échantillonner davantage de toitures végétalisées – même si nous n’avons pas retrouvé de moustique tigre dans ces ouvrages.

Nous allons par ailleurs nous synchroniser avec le groupe de travail pluvial du Graie sur les préconisations constructives pour limiter le développement des moustiques en général. Par exemple, réduire ou construire différemment les bacs de décantation des bassins.

[source : actu-Environnement.com

Le moustique tigre plus discret cette année sur la Côte d’Azur

Probablement du fait du manque de pluie en ce début de saison estivale, le moustique tigre semble moins présent sur la Côte d’Azur cette année que les années précédentes.

operation demoustication gites larvaires cannes

Des opération préventives maintenues

Malgré tout, les service de démoustication s’activent, notamment à Cannes : ils s’attaquent aux vallons ombragés et aux bouches d’évacuation des eaux pluviales, pistolets en main. Depuis quelques jours à Cannes, des agents aux allures de ghostbusters traquent les moustiques tigres. Ou plutôt leurs larves.
« Nous pulvérisons un produit biologique pour empêcher leur développement », explique Michaël Balviso, directeur de Provalp 3D, la société mandatée par la cité des festivals. Comme d’autres villes, Cannes va mener ses campagnes de démoustication jusqu’à l’automne pour faire reculer le nuisible. Ce satané Aedes albopictus qui serait pourtant moins présent cette année.

« Nous constatons peu de nuisances. Les moustiques sont en retard, confirme Bernard Cadiou, le responsable de l’agence de l’Entente interdépartementale de démoustication [EID] pour les Alpes-Maritimes et le Var. Il n’a pas beaucoup plu depuis le début de l’année et le stock d’œufs [qui ont besoin d’eaux stagnantes] est moins important. »
« Nous devrions quand même être moins gênés que l’an dernier »

Montée en puissance à venir

Le spécialiste prévoit tout de même une montée en puissance des piqûres à partir de la semaine prochaine, avec l’arrivée des grosses chaleurs. « Mais, nous devrions quand même être moins gênés que l’an dernier », pronostique-t-il.

Sur le plan de la santé, « il n’y a pas d’inquiétude notable sur la santé car il n’y a pas d’épidémies importantes en ce moment dans le monde », note aussi Bernard Cadiou. Le « tigre » peut être vecteur de la dengue, du chikungunya et du virus Zika.

D’autres témoignages semblent concordants, notamment à Valbonne. Un sophipolitain témoigne : « C’est la première fois depuis 2010 que nous pouvons dîner tranquille le soir. Habituellement c’est la chasse permanente, mais cette année j’en juste tue un de temps en temps, et le reste du temps je suis tranquille ».

Tant qu’il ne pleuvra pas, la population devrait néanmoins rester stable. Profitez donc !

[source : 20 minutes et compléments moustique-tigre.info

Zika – Les 10 étapes de l’épidémie mondiale !

Transmis par le moustique Aedes aegypti ou Aedes Albopictus (également appelé moustique tigre), le virus Zika a été identifié pour la première fois en Ouganda en 1947, chez des singes, puis en 1952 chez l’homme. Des années 1960 aux années 1980, les infections humaines en Afrique et en Asie s’accompagnent en général de symptômes bénins. La première flambée de Zika est constatée en 2007 dans les États fédérés de Micronésie, puis en 2013 et en 2014 en Polynésie française où est signalé le lien entre le virus Zika et les syndromes de Guillain-Barré.
L’année 2015, le Brésil rapporte une augmentation anormale du nombre d’enfants nés avec microcéphalie, consécutifs à la première épidémie de Zika sur le continent latino-américain.

zika carte epidemie mondiale

Ces deux moustiques sont responsables de la transmission de plusieurs virus comme la dengue, la fièvre jaune, le Chikunguya ou le Zika. Aedes Aegypti a quitté l’Afrique de l’ouest avec les bateaux transportant les esclaves noirs vers le continent américain. Son cousin des zones tempérées, Aedes albopictus, encore appelé le moustique tigre, a quitté le Japon il y a une cinquantaine d’années dans les bateaux commercialisant les pneus. Il se reproduire particulièrement dans les eaux propres des pluies gardées par les caoutchoucs concaves. Il s’est depuis implanté dans les zones tempérées, à partir des zones portuaires où il a été débarqué avec les pneus. « Zika est un phénomène de la mondialisation de ces moustiques présents aux quatre coins du globe. Il suffit maintenant de leur amener le virus », résume Arnaud Fontanet. Aedes aegypti ne se nourrit plus que sur l’homme, et s’est de fait installé dans les zones urbaines, densément peuplées, comme les bidonvilles des mégalopoles latino-américaines : Brésil, Venezuela, Colombie, Paraguay sont les plus touchés. Le virus Zika remonte jusqu’à Miami en 2015, où le moustique Aedes aegypti est implanté, et touche l’Europe, de façon plus marginale, dans des cas de retour de voyage.

[source : France Culture]

Le virus Zika colonise l’Inde

L’Organisation Mondiale de la Santé vient de confirmer que plusieurs personnes, dont une femme enceinte, ont été infectées par le virus Zika en Inde. Cette transmission serait cependant de faible intensité.

L’Inde rejoint donc la liste des pays colonisés par le virus Zika. L’organisation mondiale de la santé (OMS) vient de rapporter vendredi 26 mai 2017 que les autorités indiennes avaient confirmé des premiers cas d’infection par le virus dans le pays.

Une femme enceinte fait partie des cas confirmés lors d’examens de routine menés dans un laboratoire de l’Etat du Gujarat (dans l’ouest du pays) sur plus d’un an. Ces cas « suggèrent une transmission de faible intensité du virus Zika » précise l’OMS (en anglais), tout en appelant néanmoins les autorités à renforcer leur surveillance.

Transmission par le moustique tigre et par voie sexuelle

Déjà 70 pays et territoires ont confirmé la présence du virus Zika depuis 2015. Celui-ci est transmis par la piqûre d’un moustique de type Aedes (mieux connu sous le nom de moustique tigre) infecté mais on a aussi observé des cas de transmission du zika par voie sexuelle.

Cette infection virale est tenue pour responsable de microcéphalies (cerveau anormalement petit) chez des bébés nés de mères infectées ainsi que de disproportions crânio-faciales, de spasticité (désordres musculaires), de convulsions, d’irritabilité et de dysfonctionnements de certaines parties du cerveau se manifestant par des troubles de l’alimentation et des anomalies oculaires.

Zika avait par ailleurs occasionné une épidémie qui avait touché près d’un million et demi de personnes au Brésil. Une étude publiée l’an dernier dans la revue médicale britannique The Lancet Infectious Diseases, estimait qu’un tiers de l’humanité vit dans des pays où le virus pourrait encore se propager. Il s’agit potentiellement de l’Inde, la Chine, plusieurs pays d’Asie du sud-est et d’Afrique.

Il n’existe pour l’heure ni vaccin ni traitement contre ce virus. Même si celui-ci est bénin dans la plupart des cas, l’OMS met en garde sur son site ceux qui prévoient de voyager dans un pays touché par Zika : « Les femmes enceintes ou planifiant une grossesse doivent faire particulièrement attention à se protéger contre les piqûres des moustiques ».

Il leur est par ailleurs conseillé de « ne pas se rendre dans les pays ou zones classées dans les catégories 1 ou 2 » et dont la liste est accessible ici.

[source : lci]