Augmentation de la population de moustiques tigres en Espagne

Durant l’année 2017, il y a eu une augmentation de la population de moustiques tigres en Espagne.
Selon le rapport de surveillance entomologique pour 2017, plus de 20 nouvelles municipalités ont été colonisées en 2017, soit au total 70 en Espagne qui hébergent maintenant des moustiques vecteurs des virus de la dengue, du zika et du chikungunya.

Des virus potentiellement dangereux

Bien que les virus ne soient généralement pas mortels, ils peuvent entraîner des affections mortelles telles que des hémorragies.

Les recherches montrent que les moustiques se propagent dans des endroits où l’activité humaine est florissante, comme à Séville. Des recherches antérieures avaient par ailleurs montré que le froid extrême de l’hiver suivi d’un printemps inhabituellement chaud pourrait déclencher une infestation de moustiques tigres au Royaume-Uni.

Ces insectes trouvent des mares d’eau stagnante où ils pondent des œufs qui dorment pendant l’hiver avant l’éclosion du printemps.

Les oeufs ayant résisté au froid rigoureux, les plus robustes, attendent à proximité de l’eau jusqu’à ce que le temps se radoucisse suffisamment pour que les nouveau-nés, ou nymphes, émergent.

Les prédateurs naturels des larves en nombre réduit cette année

Cependant, les prédateurs (Les demoiselles et les libellules qui se nourrissent de leurs larves et de leurs œufs) pourraient être plus rares cette année du fait que leurs œufs sont très sensibles au froid extrême, à la neige et à la glace.

La Grande-Bretagne pourrait être confrontée à une répétition de l’épidémie de moustiques de 2007 qui a vu des maisons et des jardins envahis par les ravageurs.
Howard Carter, spécialiste de la prévention des piqûres d’insectes

il ajoute par ailleurs que « Les œufs de moustique tigre asiatique se portent beaucoup mieux dans les conditions glaciales ».
« La glace et la neige maintiennent les oeufs vivants et peuvent en fait rendre le moustique adulte plus résistant que ses prédateurs. »
« Cela inclut les libellules et les demoiselles qui ne le sont pas. L’hiver très froid que nous avons eu pourrait affecter leur nombre cet été.
«Nous pensons que nous pourrions observer des conditions similaires à celles de l’épidémie de moustiques de 2007, alors qu’un hiver très froid a été suivi d’un printemps chaud.
« Ce n’est qu’une question de temps avant que le moustique tigre, originaire d’Asie ne colonise totalement ce pays, ce ne sera peut-être pas cette année, mais ce ne sera pas long. »

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