128 nouvelles communes colonisées par le moustique tigre en France

Ce ne sont pas moins de 128 nouvelles communes qui ont été colonisées cette année 2017 en Occitanie.

Plutôt de jour mais également la nuit, depuis le mois de mai jusqu’au mois de novembre, le moustique tigre s’installe dans notre quotidien ! Et il sera difficile d’échapper à ses agaçantes piqûres.

Des Risques sanitaires

L’aedes albopictus, également appelé « moustique-tigre », est généralement plus petit que les moustiques traditionnels européens. Il a les « pattes rayées » de noir et blanc, mais est plus simple à « chasser ». Il est possible de le « claquer » entre ses mains pendant son vol lent, quoique imprévisible. Plus grande est aussi la satisfaction d’avoir pu écrabouiller le nuisible encore gorgé de votre sang… La lutte est cependant inégale. Sa propagation prend de l’ampleur et la nuisance du moustique tigre ne se limite pas aux seules piqûres : plus grave, l’insecte peut transmettre d’homme à homme des virus tels que la dengue, le chikungunya ou encore le zika.

Un vecteur d’épidémies surveillé de très près. Apparu en France du côté de Nice en 2004, l’intrus d’origine tropicale a trouvé sous nos latitudes et sur le pourtour méditerranéen une terre de prédilection où il n’a cessé de se multiplier.

33 régions et 128 nouvelles communes en France en 2017

Il se répand de façon exponentielle : « Il est très invasif et est désormais installé dans 33 départements français. À ce jour, 128 nouvelles communes ont été colonisées en France depuis le début de l’année, 65 pour le seul territoire de la région », confirme Jean-Louis Gely, directeur de la communication à l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID-Méd) basée à Montpellier. L’Aude et les Pyrénées-Orientales ne sont pas épargnés : depuis le début de l’année, chacun de ces départements compte une dizaine de nouveaux villages « colonisés » et au cumul, la barre des 100 va être allègrement franchie.

Une lutte au jour le jour

Une croissance que l’EID-Méd, s’emploie à limiter dans les zones infestées. Avec les moyens autorisés. Une action sur les larves efficace mais limitée surtout quand on sait que le nuisible se développe « à 80 % chez les particuliers. Un pied de parasol dans le jardin, des jouets d’enfants oubliés, un simple bouchon en plastique ou une coupelle sous un pot de fleurs… Le problème avec ce moustique, c’est qu’il peut pondre un peu partout », résume Jean-Louis Gely. « Il n’y a pas de méthode ni de traitement infaillibles au niveau mondial pour éliminer l’espèce. Des stratégies, alternatives, comme l’introduction d’insectes stériles, ont été testées, sans grand succès », confirme Grégory L’Ambert, responsable de la cellule méthode et recherche. L’EID intervient dans des lieux publics mais la prise de conscience doit être collective pour lutter contre les risques d’épidémie.

Une vaste campagne de communication a été lancée afin de sensibiliser le public : videz (tous les récipients susceptibles d’accueillir de l’eau), rangez ou jetez (les jouets abandonnés, boîtes de conserve, bouchons), couvrez (les récipients récupérateurs d’eau) et enfin curez et entretenez (piscines ou bassins). Autant d’actions de prévention à mettre en œuvre sans tarder alors que les pluies d’équinoxe, propices à la ponte, sont arrivées. Une démarche citoyenne indispensable pour dompter le tigre. À vous de jouer !

[Source : lindependant.fr]

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